Die Neuapostolische Kirche Schweiz

1 La révélation de Dieu

1 Qui est à l’origine de la foi en Dieu ?

C’est Dieu lui-même qui est à l’origine de la foi en lui. Il se fait connaître aux hommes, il se « révèle » à eux.

Dieu lui-même a offert aux hommes la connaissance de son existence. Dieu ne se cache pas, mais se fait connaître aux hommes, si bien qu’ils peuvent parler de lui et croire en lui.

« Car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil nu, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages » (Romains 1 : 19-20).

2 Comment Dieu se révèle-t-il ?

Dieu se révèle de diverses manières, dans la nature et dans l’Histoire.

3 Comment Dieu se montre-t-il dans la nature ?

Dans la nature, Dieu se révèle Créateur : de l’univers, de l’homme, des animaux et des plantes.

« De sa haute demeure, il arrose les montagnes ; la terre est rassasiée du fruit de tes œuvres. Il fait germer l’herbe pour le bétail, et les plantes pour les besoins de l’homme, afin que la terre produise de la nourriture… » (Psaume 104 : 13-14).

4 Comment Dieu se montre-t-il dans l’Histoire ?

Dieu se révèle dans l’histoire de l’humanité. Il a notamment délivré le peuple d’Israël de sa captivité en Égypte et lui a donné les Dix commandements. La plus grande révélation de Dieu dans l’Histoire a été son incarnation en Jésus-Christ, pour œuvrer sur la terre. Il a vécu, il y a de cela deux mille ans. En Jésus-Christ, Dieu s’est révélé comme étant le Rédempteur.

Rédempteur : Se reporter aux questions 66, 108-109

« Mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils » (Galates 4 : 4).

5 Sous quelle identité Dieu se fait-il connaître ?

Dieu est un être spirituel. Il se fait connaître comme Dieu,

  • le Père, le Créateur et Conservateur de la Création (cf. Genèse 1 ; Genèse 8 : 21-22),
  • le Fils, le Rédempteur, l’auteur du salut (cf. I Jean 5 : 20),
  • le Saint-Esprit, le Consolateur qui conduit dans toute la vérité (cf. Jean 16 : 13).

6 Où des révélations de Dieu sont-elles consignées ?

Des révélations de Dieu sont consignées dans l’Écriture sainte.

Par l’expression « révélations de Dieu », nous entendons plusieurs choses :

  • Dieu permet à l’homme de le découvrir. Il dévoile sa nature (l’ « autorévélation » de Dieu)
  • Dieu communique sa volonté à l’homme.
  • Dans son amour, Dieu va à la rencontre de l’homme, essentiellement dans l’efficacité de sa parole et des sacrements.

7 Dieu fait-il aussi des révélations au sujet de l’avenir ?

Oui, Dieu fait des révélations au sujet de l’avenir : Il a promis que Jésus-Christ reviendrait (cf. Jean 14 : 3). À ceux qui seront transformés et enlevés lors de son retour (cf. I Thessaloniciens 4 : 13-18), Dieu se révélera de manière parfaite : ils le verront tel qu’il est (cf. I Jean 3 : 1-2).

« Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu. Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsqu’il paraîtra, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est » (I Jean 3 : 1-2).

8 Existe-t-il d’autres connaissances sur l’agir divin ?

Oui, à travers l’activité du Saint-Esprit dans l’apostolat, des connaissances et des révélations au sujet de l’agir de Dieu en vue du salut des hommes sont offertes. La Bible y fait allusion, et le Saint-Esprit continue de les dévoiler.

9 Quelle attitude l’homme doit-il adopter à l’égard des révélations divines ?

L’homme doit croire en Dieu et en ses révélations. Il ne peut appréhender les révélations divines qu’au moyen de la foi. S’il parvient à la foi, les choses divines prendront du prix à ses yeux et seront déterminantes pour sa vie.

Ainsi par exemple, l’univers n’est-il pas, aux yeux de celui qui ne croit pas en Dieu le Créateur, un ouvrage de celui-ci, à travers lequel le Créateur se ferait connaître, mais le résultat, dû au hasard, de divers processus inhérents à la nature.

10 Qu’entendons-nous par : « La foi, réponse aux révélations de Dieu » ?

Pour s’approcher de Dieu, il est indispensable de croire en lui. Croire n’est cependant pas un acte que l’homme accomplit de lui-même. La foi est une marque de grâce de la part de Dieu, un cadeau. L’homme doit aspirer à ce cadeau et l’accepter. La foi permet à l’homme de connaître Dieu, de lui faire confiance et de conformer sa vie à la volonté de Dieu.

La foi : Se reporter aux questions 239 sqq.

« Or, la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas » (Hébreux 11 : 1).

« Or, sans la foi, il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent » (Hébreux 11 : 6).

11 Comment l’homme parvient-il à la foi ?

Le Saint-Esprit fait don de la foi et l’affermit. Il le fait notamment sous l’action de la prédication de l’Évangile sur la base de l’Écriture sainte.

« Ainsi la foi vient de la prédication et la prédication, c’est l’annonce de la parole du Christ » (Romains 10 : 17. TOB).

12 Qu’est-ce que l’Écriture sainte ?

L’Écriture sainte, la Bible, est le recueil des écrits relatant les actes, les promesses et les commandements de Dieu. Elle se compose de l’Ancien et du Nouveau Testament. Sans faire le récit intégral et exhaustif de tous les hauts faits de Dieu, l’Écriture sainte rend témoignage de ses révélations. Dieu a veillé à ce que soit préservé ce qui est important pour le salut des hommes.

Le terme de « Bible » est dérivé du latin « biblia » et signifie « les livres ».

13 Qui est à l’origine de l’Écriture sainte ?

Dieu est à l’origine de l’Écriture sainte. Sous l’inspiration du Saint-Esprit, des hommes ont écrit ce que Dieu leur révélait. Pour ce qui est de leur forme et de leur expression, les livres bibliques portent la marque de leurs auteurs respectifs, de leur imagination ainsi que des expériences propres à leurs époques.

L’ « inspiration » divine réside dans le fait que le Saint-Esprit pousse l’homme à faire une démarche ou lui communique un message.

14 Les textes des livres bibliques sont-ils parvenus jusqu’à nous dans une version fiable ?

Oui, Dieu a veillé à ce que les textes des livres bibliques soient conservés dans leur authenticité à travers les âges.

15 Comment la collection des livres bibliques a-t-elle été constituée ?

Les écrits bibliques ont été recueillis au fil des siècles. La constitution de leur collection est due, non seulement à des réflexions humaines, mais avant tout à la volonté de Dieu.

Le canon chrétien de l’Ancien Testament est fondé sur le canon du judaïsme, dont les écrits ont probablement été rédigés en l’espace d’un millénaire.

Le canon du Nouveau Testament se compose des Évangiles, du livre des Actes des Apôtres, d’épîtres et d’un livre prophétique : l’Apocalypse de Jean. Dans l’Église primitive, les écrits de l’apôtre Paul ont été les premiers à jouir d’une grande considération. Par la suite, les Évangiles (dont celui selon Marc est le plus ancien) et les autres écrits y ont été ajoutés. Les écrits du Nouveau Testament ont été constitués en l’espace d’environ 70 ans.

Dans le but de conserver et de transmettre ces témoignages originels de la foi chrétienne, ils ont été rassemblés en une collection finalement confirmée comme « canonique » au cours de différents synodes.

On appelle « canon » la collection des écrits qui font autorité pour la doctrine d’une religion. Pour la foi chrétienne, il s’agit des écrits de l’Ancien et du Nouveau Testament.

Le terme de « synode » est dérivé du grec « synodos » et signifie « réunion ». Par synode, on entend la réunion d’un groupe d’ecclésiastiques disposant du pouvoir de prendre des résolutions qui font autorité.

16 Quel est le sommaire et quelle est l’économie de l’Écriture sainte ?

L’Écriture sainte est divisée en deux parties principales : l’Ancien Testament, consacré à la période de l’Histoire qui a précédé la naissance de Jésus-Christ, et le Nouveau Testament, qui s’ouvre sur la naissance de Jésus-Christ.

17 Que trouve-t-on dans l’Ancien Testament ?

L’Ancien Testament comporte des récits imagés de la Création et des premiers hommes ainsi que des textes relatant l’origine et l’histoire du peuple d’Israël. On y trouve aussi des louanges de Dieu, des mises en garde et des promesses adressées aux hommes.

18 Que trouve-t-on dans le Nouveau Testament ?

Dans les quatre Évangiles et le livre des Actes des Apôtres, le Nouveau Testament rapporte des faits relatifs à Jésus-Christ, à ses apôtres et aux premières communautés chrétiennes. Il contient aussi des épîtres adressées par les apôtres à des communautés et des individus. Livre prophétique du Nouveau Testament, l’Apocalypse de Jean traite du retour de Jésus-Christ et d’autres événements futurs.

19 Quels sont la distribution, le nombre et l’ordre des livres vétérotestamentaires ?

Dans la Bible Segond (NEG 1979), bible protestante en usage dans l’espace francophone au sein de notre Église, l’Ancien Testament est divisé en quatre groupes de livres : le Pentateuque, les livres historiques, les livres poétiques et les Prophètes.

Le Pentateuque comprend les livres suivants :

  • Genèse
  • Exode
  • Lévitique
  • Nombres
  • Deutéronome

Les 12 livres historiques sont :

  • Josué
  • Juges
  • Ruth
  • Samuel I et II
  • Rois I et II
  • Chroniques I et II
  • Esdras
  • Néhémie
  • Esther

Les 5 livres poétiques sont :

  • Job
  • Psaumes
  • Proverbes
  • Ecclésiaste
  • Cantique des cantiques

Les 17 livres prophétiques (les Prophètes) sont :

  • Ésaïe
  • Jérémie
  • Lamentations de Jérémie
  • Ézéchiel
  • Daniel
  • Osée
  • Joël
  • Amos
  • Abdias
  • Jonas
  • Michée
  • Nahum
  • Habakuk
  • Sophonie
  • Aggée
  • Zacharie
  • Malachie

20 Quels livres bibliques sont-ils comptés au nombre des Apocryphes ?

Absents de la plupart des Bibles protestantes, ces livres sont souvent intégrés dans les Bibles catholiques sous l’appellation « livres deutérocanoniques », c’est-à-dire « canonisés dans un second temps ». Ces livres sont notamment ceux-ci :

  • Judith
  • Sagesse
  • Tobit
  • Siracide ou Ecclésiastique
  • Baruch
  • Macchabées I et II
  • Esther grec (Additions à Esther)
  • Daniel grec (Prière d’Azarias, Cantique des Trois Jeunes gens, Suzanne, Bel et le Dragon (Grand Serpent), Prière de Manassé)

Le terme « Apocryphes » est dérivé du grec « apokryphos » qui signifie « caché, sombre ». Les Apocryphes (« Écrits cachés ») sont des livres bibliques parfois absents de certaines éditions bibliques. Ils constituent un maillon important reliant l’Ancien et le Nouveau Testament, et contiennent des déclarations relatives à la foi, qui sont importantes pour la compréhension du Nouveau Testament.

21 Quelle valeur l’Église néo-apostolique attribue-t-elle aux Apocryphes ?

L’Église néo-apostolique attribue aux Apocryphes la même valeur qu’aux autres écrits vétérotestamentaires.

22 Quels sont la distribution, le nombre et l’ordre des livres néotestamentaires ?

Le Nouveau Testament se compose de cinq livres historiques, de 21 livres didactiques et d’un livre prophétique.

Les cinq livres historiques sont :

  • L’Évangile selon Matthieu
  • L’Évangile selon Marc
  • L’Évangile selon Luc
  • L’Évangile selon Jean
  • Les Actes des Apôtres

Les 21 livres didactiques sont :

  • L’épître de Paul aux Romains
  • Les épîtres de Paul aux Corinthiens I et II
  • L’épître de Paul aux Galates
  • L’épître de Paul aux Éphésiens
  • L’épître de Paul aux Philippiens
  • L’épître de Paul aux Colossiens
  • Les épîtres de Paul aux Thessaloniciens I et II
  • Les épîtres de Paul à Timothée I et II
  • L’épître de Paul à Tite
  • L’épître de Paul à Philémon
  • L’épître aux Hébreux
  • L’épître de Jacques
  • Les épîtres de Pierre I et II
  • Les épîtres de Jean I, II et III
  • L’épître de Jude
  • Le livre prophétique est :
  • L’Apocalypse (ou Révélation) de Jean

23 Quelle est l’importance que revêt l’Écriture sainte pour l’Église néo-apostolique ?

L’Écriture sainte est le fondement de la doctrine de l’Église néo-apostolique. Des versets de la Bible sont la base de la prédication au cours des services divins.

24 Qui est appelé à interpréter l’Écriture sainte ?

C’est seulement sous l’activité du Saint-Esprit que se révèle, dans toute sa profondeur, la juste compréhension de l’Écriture sainte. L’interprétation de l’Écriture sainte aux fins de la doctrine et de la pratique de la foi fait partie des tâches dévolues aux apôtres de Jésus.

« Ainsi, qu’on nous regarde comme des serviteurs de Christ, et des dispensateurs des mystères de Dieu » (I Corinthiens 4 : 1).

25 Que signifie l’expression : « Jésus-Christ, le centre de l’Écriture » ?

Au cœur de l’Écriture sainte, il y a Jésus-Christ : voilà ce que signifient les paroles : « Jésus-Christ, le centre de l’Écriture ». Pour cette raison, il convient d’interpréter l’Ancien Testament à partir de lui. L’Ancien Testament annonce et prépare l’avènement du Messie. Le Nouveau Testament rapporte l’activité de Jésus au présent et dans l’avenir.

Messie : Se reporter à la question 112

26 Quelle importance l’Écriture sainte revêt-elle pour le croyant ?

La Bible joue un rôle majeur dans la vie du croyant : elle le console et l’édifie, elle lui fournit des repères et lui adresse des mises en garde, elle favorise sa connaissance et encourage sa foi.

27 Qu’est-ce qui contribue à fortifier la foi par l’étude de la Bible ?

La crainte de Dieu et l’imploration sincère, par la prière, de la juste compréhension de l’Écriture sainte sont les bases d’une étude de la Bible propre à fortifier la foi.

28 Quels sont le fondement et la teneur de la foi chrétienne ?

Les chrétiens croient en le Dieu un, Père, Fils et Saint-Esprit. Jésus-Christ a rendu la foi en la Trinité divine accessible aux hommes.

Jésus-Christ, le Fils, a parlé de son Père céleste en qui les hommes doivent croire. À plusieurs reprises, Dieu, le Père, a attesté que Jésus-Christ est son Fils (cf. Luc 3 : 22 ; 9 : 35).

Jésus-Christ a finalement promis la venue du Saint-Esprit en qualité de Consolateur et de Paraclet (assistant, aide).

« … les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Matthieu 28 : 19).

« Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jean 14 : 26).

S’agissant des fondements de la foi chrétienne : Se reporter aussi aux questions 34 et 35

2 La confession de foi

29 Qu’est-ce qu’une confession de foi ?

La confession de foi résume les éléments essentiels d’une doctrine. La confession de foi dit ce en quoi les membres d’une même communauté religieuse croient.

C’est par sa confession de foi qu’une communauté religieuse se distingue d’une autre.

30 Existe-t-il des confessions de foi bibliques ?

Oui, l’Ancien Testament contient des textes qui expriment une conviction commune en matière de foi. Dans une de ces confessions de foi, il est dit : « … l’Eternel, notre Dieu, est le seul Eternel » (Deutéronome 6 : 4). Cette confession de foi intitulée : « Écoute, Israël ! », les Hébreux la récitaient en commun, affirmant ainsi leur foi en le Dieu unique, en un temps où les peuples environnants adoraient de nombreuses divinités.

Dans le Nouveau Testament, on trouve des textes qui disent, sous forme de formules, que Dieu offre le salut en Jésus-Christ.

Voici des exemples de confessions de foi néotestamentaires :

  • « Jésus est Seigneur » (cf. Romains 10 : 9) ;
  • « Maranatha (I Corinthiens 16 : 22) = Notre Seigneur vient »
  • « Le Seigneur est réellement ressuscité » (Luc 24 : 34)

« Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut » (Romains 10 : 9-10).

31 Quelle est l’origine des premières confessions de foi chrétiennes ?

Les premières confessions de foi chrétiennes sont connues sous le nom de « confessions (ou symboles) de foi de l’Église ancienne ». Elles sont apparues entre le IIe et le IVe siècle après Jésus-Christ. À la même époque, la doctrine de la Trinité divine et celle de la nature de Jésus-Christ ont été formulées.

Cette démarche s’était imposée à la suite de querelles au sujet de certaines vérités de foi : ainsi par exemple pensait-on que Jésus-Christ n’était pas réellement mort à la croix ni réellement ressuscité. Ces confessions de foi permettaient de se démarquer de ces hérésies.

32 Quelles déclarations ont-elles été retenues dans les confessions de foi chrétiennes ?

Leur conformité avec l’enseignement de Jésus et de ses apôtres est devenu le critère déterminant pour l’intégration, dans les confessions de foi, de déclarations sur la nature et l’agir de Dieu.

33 Quelles sont les principaux symboles de foi de l’Église ancienne ?

Les deux principaux symboles de foi de l’Église ancienne sont le Symbole des Apôtres et celui de Nicée-Constantinople.

Les éléments fondamentaux du Symbole des Apôtres ont été rassemblés au cours du IIe siècle et légèrement complétés au cours du IVe. Quant au Symbole de Nicée-Constantinople, il a été élaboré au cours des conciles de Nicée (en 325 ap. J.-C.) et de Constantinople (en 381 ap. J.-C.) : Cette confession de foi formule avant tout la foi en la Trinité divine.

Un concile est la réunion de hauts dignitaires ecclésiastiques en vue de débattre de questions importantes relatives à la foi.

34 Quels sont les termes du Symbole des Apôtres ?

« Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli, est descendu aux enfers ; le troisième jour, est ressuscité des morts, est monté au ciel, est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois au Saint-Esprit, à la sainte Église catholique [= universelle], à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen. »

Le terme « catholique » vient du grec « katholikos » qui signifie « universel ». Dans les deux symboles de foi de l’Église ancienne, il ne désigne pas une Église précise en tant qu’institution, mais l’Église de Christ dans son universalité.

35 Quels sont les termes du Symbole de Nicée-Constantinople ?

« Nous croyons en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible. Nous croyons en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, Dieu né de Dieu, lumière née de la Lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu, engendré et non créé, de même nature que le Père, et par qui tout a été fait ; qui pour nous les hommes et pour notre salut, est descendu des cieux et s'est incarné par le Saint-Esprit en la vierge Marie et s'est fait homme. Il a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il a souffert et il a été mis au tombeau ; il est ressuscité des morts le troisième jour, conformément aux Écritures ; il est monté au ciel où il siège à la droite du Père. De là, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts, et son règne n'aura pas de fin. Nous croyons en l'Esprit-Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie, qui procède du Père et du Fils, qui reçoit même adoration et même gloire, qui a parlé par les Prophètes. Nous croyons en l’Église une, sainte, catholique et apostolique. Nous confessons un seul baptême pour la rémission des péchés ; nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir. Amen. »

36 Quelle importance les symboles de foi de l’Église ancienne ont-ils pour l’Église néo-apostolique ?

La doctrine de l’Église néo-apostolique est fondée sur l’Écriture sainte. Or, les symboles de foi de l’Église ancienne reprennent des éléments essentiels attestés dans la Bible.

L’Église néo-apostolique professe la foi, formulée dans les deux symboles de l’Église ancienne, en la Trinité divine, en Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, à sa naissance de la vierge Marie, à l’envoi du Saint-Esprit, à l’Église, aux sacrements, au retour de Christ et à la résurrection des morts.

En dépit des différences qui existent entre les différentes confessions chrétiennes, ces symboles sont un élément fédérateur des chrétiens.

« Confession » est ici synonyme de « confession de foi, d’appartenance à une Église ». Aussi désigne-t-on par le terme de « confessions » les différentes communautés chrétiennes.

37 Quels sont les termes de la confession de foi néo-apostolique ?

« Je crois en Dieu, le Père, le Tout-Puissant, le créateur du ciel et de la terre. »

« Je crois en Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit et qui est né de la vierge Marie. Il a souffert sous Ponce Pilate, il a été crucifié, il est mort et a été enseveli ; il est entré dans le séjour des morts ; il est ressuscité d’entre les morts le troisième jour et monté au ciel. Il siège à la droite de Dieu, le Père tout-puissant, d’où il reviendra. »

« Je crois au Saint-Esprit, à l’Église une, sainte, universelle et apostolique, à la communion des saints, au pardon des péchés, à la résurrection des morts et à la vie éternelle. »

« Je crois que le Seigneur Jésus gouverne son Église et qu’à cette fin il a envoyé et envoie encore, jusqu’à son retour, ses apôtres avec la mission d’enseigner et, en son nom, de pardonner les péchés et de baptiser d’eau et du Saint-Esprit. »

« Je crois que ceux que Dieu a choisis pour exercer un ministère en sont investis uniquement par des apôtres, et que, de l’apostolat, procèdent le pouvoir, la bénédiction et la sanctification nécessaires à l’exercice de leur ministère. »

« Je crois que le saint baptême d’eau constitue le premier pas vers le renouvellement de l’être humain dans le Saint-Esprit, et que, par cet acte, le baptisé est admis dans la communauté de ceux qui croient en Jésus-Christ et le professent comme étant leur Seigneur. »

« Je crois que la sainte cène a été instituée par le Seigneur Jésus-Christ lui-même, en mémoire de son sacrifice unique et pleinement valable, de ses souffrances amères et de sa mort. La digne réception de la sainte cène nous garantit la communion de vie avec Jésus-Christ, notre Seigneur. La sainte cène est célébrée avec du pain sans levain et du vin qui, tous deux, doivent être consacrés et dispensés par un ministre de l’Église mandaté par l’apôtre. »

« Je crois que, pour obtenir la filiation divine et remplir la condition nécessaire pour être des prémices, les baptisés d’eau doivent recevoir le don du Saint-Esprit par l’intermédiaire d’un apôtre. »

« Je crois que le Seigneur Jésus reviendra aussi certainement qu’il est monté au ciel et qu’il prendra auprès de lui les prémices d’entre les morts et les vivants, qui auront espéré en sa venue et qui y auront été préparées ; qu’après les noces dans le ciel, il reviendra avec elles sur la terre pour instaurer son règne de paix, et qu’elles régneront avec lui comme sacerdoce royal. A la fin du règne de paix, il présidera au Jugement Dernier. Alors Dieu créera un nouveau ciel et une nouvelle terre, et il habitera avec son peuple. »

« Je crois que je dois obéissance aux autorités temporelles, dans la mesure où les lois divines ne s’y opposent pas. »

38 Comment la confession de foi néo-apostolique est-elle née ?

La confession de foi néo-apostolique procède de l’interprétation, par les apôtres, de l’Écriture sainte et des symboles de foi de l’Église ancienne.

Pour ce qui concerne son fond et sa forme linguistique actuels, elle est le fruit de l’évolution de la doctrine de la foi et de l’approfondissement de la connaissance.

Ses rédacteurs étaient conscients du fait que l’amour de Dieu, sa grâce et sa toute-puissance ne peuvent se décrire de manière exhaustive. Ces vertus divines dépasseront toujours tout ce que l’homme peut en dire. Par conséquent, cette confession de foi ne trace aucune limite qui dénierait à d’autres chrétiens la participation au salut.

↗ Salut : Se reporter aux questions 243 sqq.

39 Quelle importance revêt la confession de foi néo-apostolique ?

Dans ses dix articles, la confession de foi néo-apostolique exprime avec autorité la doctrine de la foi néo-apostolique. Elle vise aussi à imprimer sa marque à la foi des chrétiens néo-apostoliques.

De surcroît, elle est utile pour faire découvrir à autrui les éléments essentiels de la foi néo-apostolique.

40 Comment la confession de foi néo-apostolique est-elle structurée ?

Les trois premiers articles correspondent, dans une large mesure, au Symbole des Apôtres : ils traitent de la Trinité divine. Les articles 4 et 5, qui suivent, décrivent l’activité des apôtres, l’article 5 traitant de surcroît de l’activité des autres ministres. Les articles 6, 7 et 8 sont consacrés aux trois sacrements. L’article 9 s’attache à décrire l’espérance au sujet de l’avenir (l’eschatologie). Quant à l’article 10, il traite de la relation aux autorités de l’État.

La notion d’ « eschatologie » désigne la « doctrine des fins dernières ». Elle s’applique, et à l’avenir de l’individu (« eschatologie individuelle ») et à l’achèvement de histoire du salut (« eschatologie universelle »).

41 De quoi l’article 1 traite-t-il ?

L’article 1 de la confession de foi traite de Dieu, le Père, en sa qualité de Créateur.

↗ Dieu, le Père : Se reporter aux questions 37 et 67 sqq.

42 De quoi l’article 2 traite-t-il ?

L’article 2 de la confession de foi parle de Jésus-Christ, fondement et objet de la foi chrétienne.

↗ Jésus-Christ : Se reporter aux questions 37 et 93 sqq.

43 De quoi l’article 3 traite-t-il ?

L’article 3 de la confession de foi professe la foi au Saint-Esprit, troisième Personne de la Divinité, ainsi que la foi à l’Église, à la communion des saints et à d’autres aspects du salut.

↗ Saint-Esprit : Se reporter aux questions 37 et 197 sqq.

Font partie de la « communion des saints », au sens étroit de l’expression, tous les croyants qui sont régénérés d’eau et d’Esprit, qui se seront laissé préparer par les apôtres de Jésus-Christ en vue du jour du Seigneur, et qui auront été acceptés par lui en qualité d’Épouse. C’est donc lors du retour de Christ seulement que ceux qui feront partie de cette communion seront connus. Font partie de la « communion des saints », au sens large de l’expression, tous ceux qui sont membres de l’Église de Christ, c’est-à-dire tous ceux qui, dès à présent, reçoivent le salut qui procède de Jésus-Christ. C’est dans la nouvelle création que la « communion des saints » se révélera dans sa perfection.

44 De quoi l’article 4 traite-t-il ?

L’article 4 de la confession de foi dit que Jésus gouverne son Église et que l’expression de son règne réside dans l’envoi des apôtres.

↗ Apôtre : se reporter aux questions 37 et 421, 453 sqq.

45 De quoi l’article 5 traite-t-il ?

Dans l’article 5 de la confession de foi, il est question du ministère spirituel.

↗ Ministère : Se reporter aux questions 37 et 411 sqq.

46 De quoi l’article 6 traite-t-il ?

L’article 6 de la confession de foi est consacré au saint baptême d’eau.

↗ Baptême d’eau : Se reporter aux questions 37 et 481 sqq.

47 De quoi l’article 7 traite-t-il ?

L’article 7 de la confession de foi traite de la sainte cène.

↗ Sainte cène : Se reporter aux questions 37 et 494 sqq.

48 De quoi l’article 8 traite-t-il ?

L’article 8 de la confession de foi a pour thème le saint-scellé.

↗ Saint-scellé : Se reporter aux questions 37 et 515 sqq.

49 De quoi l’article 9 traite-t-il ?

L’article 9 de la confession de foi parle du retour de Christ et des événements qui s’en ensuivent.

↗ Doctrine des fins dernières, retour de Christ : Se reporter aux questions 37 et 549 sqq.

50 De quoi l’article 10 traite-t-il ?

L’article 10 de la confession traite de la relation du chrétien à l’État.

↗ L’Église néo-apostolique, partie intégrante de la société : Se reporter aux questions 37 et 745 sqq.

3 La Trinité divine

51 Qui est le Dieu Trinité ?

Dieu est un être spirituel, parfait et totalement indépendant. Il est éternel : il n’a ni commencement ni fin. Le Dieu un est Père, Fils et Saint-Esprit.

Parler du Père, du Fils et du Saint-Esprit, ce n’est pas parler de trois dieux distincts, mais des trois Personnes qui sont le Dieu unique.

↗ Trinité divine : Se reporter aux questions 61 sqq., 198

52 Quelles sont les caractéristiques de Dieu que nous connaissons ?

Les hommes sont incapables de décrire Dieu de manière exhaustive. Nous connaissons cependant certaines de ses caractéristiques : il est l’Un (l’Unique), le Saint, le Tout-Puissant, l’Éternel, l’Aimant, le Miséricordieux, le Juste, le Parfait.

53 Que signifie : « Dieu est l’Un » ?

Il n’existe qu’un seul Dieu. La foi en ce Dieu unique est une confession de foi fondamentale de l’Ancien et du Nouveau Testament ; elle est, par conséquent, tout aussi fondamentale pour la foi chrétienne.

Le monothéisme désigne la doctrine selon laquelle il n’existe qu’un seul Dieu. Le christianisme, le judaïsme et l’islam notamment sont des religions monothéistes.

« Ainsi parle l’Eternel, roi d’Israël et son rédempteur, l’Eternel des armées : Je suis le premier et je suis le dernier, et hors moi il n’y a point de Dieu » (Ésaïe 44 : 6).

« Écoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l’unique Seigneur » (Marc 12 : 29).

54 Que signifie : « Dieu est le Saint » ?

La sainteté fait partie de la nature de Dieu, de son être et de son agir. Sainteté est synonyme de majesté, d’intangibilité, d’isolement du profane. Sont saintes aussi la parole et la volonté de Dieu.

La sainteté de Dieu sanctifie le lieu où il se révèle.

« Saint, saint, saint est l’Eternel des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire ! » (Ésaïe 6 : 3).

55 Que signifie : « Dieu est le Tout-Puissant » ?

Dieu peut tout ; rien ne lui est impossible. Nul ne peut limiter sa volonté ni restreindre son agir.

La toute-puissance de Dieu se révèle dans la création. Tout a été créé par sa seule parole. Tout ce qui existe, tout ce que nous, les hommes, nous pouvons voir, et même ce que nous ne voyons pas, il l’a créé à partir du néant. Dans sa toute-puissance, il fera aussi surgir la nouvelle création.

Font aussi partie de sa toute-puissance son omniscience et son omniprésence.

↗ Nouvelle création : Se reporter à la question 581

« Jésus répondit : Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu » (Luc 18 : 27).

« C’est par la foi que nous reconnaissons que l’univers a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles » (Hébreux 11 : 3).

56 Que signifie : « Dieu est l’Éternel » ?

Dieu n’a ni commencement ni fin. Pour lui, il n’existe aucune limite temporelle. Dieu est le Créateur et le Maître du temps.

« Avant que les montagnes soient nées, et que tu aies créé la terre et le monde, d’éternité en éternité, tu es Dieu » (Psaume 90 : 2).

57 Que signifie : « Dieu est l’Aimant » ?

Dès l’Ancienne Alliance, Dieu a montré son amour en élisant le peuple d’Israël et en le délivrant de la servitude égyptienne. Il s’est révélé à l’humanité tout entière comme étant l’Aimant, en envoyant son Fils en vue du salut de tous les hommes.

L’apôtre Jean a écrit : « Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » (I Jean 4 : 16).

« Je t’aime d’un amour éternel ; c’est pourquoi je te conserve ma bonté » (Jérémie 31 : 3).

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3 : 16).

58 Que signifie : « Dieu est le Miséricordieux » ?

Dieu fait preuve de miséricorde, de grâce, de patience et de bonté envers l‘homme (cf. Psaume 103 : 8). La miséricorde et la grâce de Dieu se révèlent avant tout dans le fait qu’il se tourne vers l’homme empêtré dans le péché et lui pardonne ses péchés. À cette fin, Dieu s’est incarné en Jésus-Christ.

Nul ne peut mériter la grâce de Dieu : c’est un don qu’il offre.

59 Que signifie : « Dieu est le Juste » ?

Tout ce que Dieu fait est juste ; il ne commet pas de faute. « C’est un Dieu fidèle et sans iniquité, il est juste et droit » (Deutéronome 32 : 4). On peut compter sur la juste et la fidélité de Dieu : « Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera » (I Thessaloniciens 5 : 24).

La justice de Dieu s’exprime aussi par certaines lois comme, notamment, celle qui veut que ce l’homme sème, il le moissonnera aussi (cf. Galates 6 : 7) et que le péché entraîne la mort (cf. Romains 6 : 23).

Au-dessus de toute chose, il y a cependant la grâce de Dieu, qui fait aussi partie de sa justice. Par Jésus-Christ, le pécheur qui aurait mérité un châtiment peut obtenir grâce : dès lors, Dieu ne lui impute pas ses péchés et transgressions.

« Le fondement de ta parole est la vérité, et toutes les lois de ta justice sont éternelles » (Psaume 119 : 160).

« Oui, Seigneur Dieu Tout-Puissant, tes jugements sont véritables et justes » (Apocalypse 16 : 7).

« … et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » (Romains 3 : 24).

60 Que signifie : « Dieu est le Parfait » ?

Les œuvres de Dieu sont bonnes et ses voies sont justes. Il n’agit pas sous la nécessité ou la contrainte, mais seulement au gré de sa volonté parfaite. Dieu est totalement libre de ses choix et décisions.

La perfection de Dieu inclut la vérité. Auprès de Dieu, il n’y a ni mensonge ni tromperie ni incertitude ni divergence entre sa volonté et son agir.

L’homme peut expérimenter la perfection de Dieu en Jésus-Christ, car celui-ci a été le seul ici-bas à ne commettre aucun péché, ni en paroles ni en actes; il était donc parfait.

« Les voies de Dieu sont parfaites, la parole de l’Eternel est éprouvée ; il est un bouclier pour tous ceux qui se confient en lui » (Psaume 18 : 31).

61 Que signifie : « Dieu est trine » ?

« Dieu est trine (=Trinité) » signifie que le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont le seul et même Dieu. Il ne s’agit pas de trois dieux, mais du même Dieu en trois Personnes.

62 Pourquoi les chrétiens croient-ils que Dieu est trine ?

L’Ancien et le Nouveau Testament contiennent des indications relatives à la Trinité divine. C’est à cause de ces témoignages bibliques que les chrétiens croient en la Trinité divine.

63 Quelles indications relatives à la Trinité divine existent-elles dans l’Ancien Testament ?

Une première indication au sujet de la Trinité divine est donnée en Genèse 1 : 26 : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. » L’emploi du pluriel : « faisons » renvoie à l’agir d’un Dieu en plusieurs Personnes.

Dieu est apparu à Abraham à Mamré, en les personnes de trois hommes (cf. Genèse 18), ce qui est interprété comme étant une allusion à la Trinité.

Il en va de même pour la triple bénédiction (« bénédiction aaronitique ») qu’Aaron a prononcée à l’égard du peuple d’Israël (Nombres 6 : 24-26).

« Que l’Eternel te bénisse, et qu’il te garde ! Que l’Eternel fasse luire sa face sur toi, et qu’il t’accorde sa grâce ! Que l’Eternel tourne sa face vers toi, et qu’il te donne la paix ! » (Nombres 6 : 24-26).

64 Quelles indications relatives à la Trinité divine existent-elles dans le Nouveau Testament ?

Quand Jésus, le Fils de Dieu, a été baptisé dans le Jourdain, le ciel s’est ouvert, et le Saint-Esprit est descendu sur lui comme une colombe. Et le Père d’attester, du haut du ciel : « Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j’ai mis toute mon affection » (Marc 1 : 10-11). Le Père, le Fils et le Saint-Esprit étaient donc tous trois présents.

Les trois Personnes divines sont également citées dans l’ordre de baptiser intimé par Jésus à ses apôtres : « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Matthieu 28 : 18-19).

De même, la bénédiction formulée en II Corinthiens 13: 13 renvoie, elle aussi, à la Trinité divine : « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu, et la communion du Saint-Esprit, soient avec vous tous ! »

65 Quand la doctrine de la Trinité a-t-elle été formulée ?

La Trinité divine existe de toute éternité. La doctrine de la Trinité a, quant à elle, été formulée au cours des conciles de Nicée (325 ap. J.-C.) et Constantinople (381 ap. J.-C.).

La doctrine de la Trinité fait partie des déclarations fondamentales de la foi chrétienne.

↗ Concile : Se reporter à l’explication accompagnant la question 33

66 Quelle est la relation entre elles des trois Personnes du Père, du Fils et du Saint-Esprit ?

Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont les noms des trois Personnes divines. Bien que distinctes les unes des autres, elles sont le seul et même Dieu.

La tradition chrétienne dédie un attribut essentiel à chacune des trois Personnes divines :

Dieu, le Père, est le Créateur du ciel et de la terre.

Dieu, le Fils, est le Rédempteur qui s’est fait homme et a consenti le sacrifice de sa vie à la croix en vue de la rédemption de l’humanité.

Dieu, le Saint-Esprit, est l’auteur d’une nouvelle création : il veille à ce que le salut divin soit rendu accessible à tous les hommes, et que la nouvelle créature parvienne à la perfection.

↗ Nouvelle créature : Se reporter aux questions 528 sqq.

67 Que signifie la notion de « Père », lorsqu’elle est associée à Dieu ?

Utilisée pour désigner Dieu, la notion de « Père » s’associe aux dimensions de création, d’autorité et de sollicitude. Dieu est l’auteur et le conservateur de ce qu’il crée. Dans cette mesure, tout homme est en droit de s’adresser à Dieu, son Créateur, en l’appelant « Père ».

Enfant de Dieu : Se reporter à l’explication accompagnant la question 530

68 Que savons-nous au sujet de Dieu, le Créateur ?

« Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1 : 1), les choses visibles (la création matérielle) et les invisibles. C’est de l’activité créatrice de Dieu que procède tout ce qui existe.

Dieu a créé à partir du néant, sans modèle : « [Dieu] appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient » (Romains 4 : 17). Il a aussi formé des choses et des êtres à partir de la matière qu’il a créée (cf. Genèse 2 : 7-8.19), les faisant obéir à des lois intrinsèques. Toute création lui est soumise.

« L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint une âme vivante. Puis l’Eternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé. […]L’Eternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant porte le nom que lui donnerait l’homme » (Genèse 2 : 7-8.19).

69 Que révèle la Création au sujet de Dieu ?

La Création et l’ordre qui y règne témoignent de la sagesse de Dieu, dont l’homme est incapable de concevoir l’étendue. Admiratif, le psalmiste s’exclame : « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue manifeste l’œuvre de ses mains » (Psaume 19 : 2).

70 En combien de temps Dieu a-t-il créé le monde ?

Dieu a créé le monde en l’espace de six « jours de création ». Ces « jours de création » désignent des périodes d’une durée indéterminée. Un « jour de création » n’équivaut nullement à une de nos journées actuelles de vingt-quatre heures.

En Genèse 2: 2, il est dit : « Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu’il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite. »

« … devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour » (II Pierre 3 : 8).

« Car mille ans sont, à tes yeux, comme le jour d’hier, quand il n’est plus » (Psaume 90 : 4)

71 Que rapporte la Bible au sujet de la Création de Dieu ?

La Bible rapporte que c’est au moyen de sa Parole que Dieu a fait naître le ciel et la terre, la lumière, la forme de la terre, le soleil, la lune et les étoiles, les plantes et les animaux ainsi que l’être humain. Tout était très bon (cf. Genèse 1 : 31).

72 La Création de Dieu, est-ce seulement ce que l’homme peut percevoir au moyen de ses sens ?

Non, il existe aussi une Création invisible, dont les mystères échappent, comme Dieu lui-même, aux investigations de l’homme. La Bible contient cependant des indications relatives à des domaines, des processus, des états et des êtres qui se situent en dehors de la Création matérielle.

73 Qu’est-ce qui fait partie de la Création invisible ?

Font partie de la Création invisible le royaume où Dieu trône, les anges, l’âme immortelle de l’être humain ainsi que le séjour des morts.

↗ Séjour des morts : Se reporter aux questions 537 sqq.

74 La diable fait-il partie de la Création invisible ?

À l’origine, le diable était un ange et faisait ainsi partie de la Création invisible. Cet ange s’est cependant rebellé contre Dieu et, à cause de sa désobéissance, de son envie et de son mensonge, il a été précipité, avec ses acolytes, hors du ciel et de la communion de Dieu.

↗ Le mal : Se reporter aux questions 217 sqq.

« Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché, mais […] les a précipités dans les abîmes de ténèbres » (II Pierre 2 : 4).

« … qu’il a réservé pour le jugement du grand jour, enchaînés éternellement par les ténèbres, les anges qui n’ont pas gardé leur dignité, mais qui ont abandonné leur propre demeure » (Jude 6).

75 Que sont les anges ?

Les anges sont des êtres spirituels créés par Dieu. Ils font partie de la Création invisible. Dans certains cas, ils peuvent se rendre visibles pour les hommes, au gré de la volonté de Dieu.

76 Quelle est la tâche dévolue aux anges ?

Les anges ont pour tâche d’adorer Dieu, d’exécuter ses ordres pour le servir de cette sorte.

L’amour que Dieu voue aux hommes se traduit notamment par le fait qu’il demande aux anges de les servir. La protection des anges vaut plus particulièrement pour les enfants : cela peut se déduire du passage en Matthieu 18 : 10.

« Je suis Raphaël, l’un des sept anges qui se tiennent devant la gloire du Seigneur […] Quand j’étais avec vous, ce n’était pas par un effet de ma bienveillance […], mais par la volonté de Dieu. C’est lui que vous devez bénir tout au long des jours, c’est lui que vous devez chanter » (Tobit 12 : 15.18.TOB).

« Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits ; car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 18 : 10).

77 Faut-il adorer les anges ?

Non, car les anges agissent toujours sur l’ordre de Dieu ; ce n’est donc pas à eux, mais à Dieu seul qu’il faut rendre grâces et gloire.

Les anges sont « tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère [= servir (cf. Darby)] en faveur de ceux qui doivent hériter du salut » (Hébreux 1 : 14).

78 Pourquoi faut-il se préoccuper des choses invisibles ?

L’homme est une entité composée de l’esprit, de l’âme et du corps (cf. I Thessaloniciens 5: 23). Son corps est mortel et fait ainsi partie de la Création visible de Dieu. Son esprit et son âme sont immortels et font donc partie de la Création invisible de Dieu. C’est parce que l’esprit et l’âme survivent à la mort physique qu’il est important de se préoccuper des choses invisibles.

L’attitude que l’homme adopte ici-bas à l’égard de Dieu aura des répercussions sur son existence dans l’au-delà. Cette connaissance peut contribuer à l’aider à résister aux tentations du diable et à mener une vie agréable à Dieu.

L’apôtre Paul met en évidence l’importance que revêtent, dans notre vie, les choses invisibles : « Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles » (II Corinthiens 4 : 17-18). Se préoccuper des choses invisibles permet à l’homme de mieux juger de ce qui lui advient.

79 Comment faut-il se préoccuper des choses invisibles ?

Il faut se préoccuper des choses invisibles en se tournant vers Dieu et en l’adorant.

Toutefois, le fait de se préoccuper des choses invisibles en évoquant les esprits ou en interrogeant les morts (spiritisme) est contraire à la volonté de Dieu (cf. Deutéronome 18 : 10 sqq. ; I Samuel 28).

On qualifie de « spiritisme » (du latin « spiritus » = esprit) des pratiques consistant à évoquer (= invoquer, interroger) des esprits, plus particulièrement des esprits de personnes défuntes.

« Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts » (Deutéronome 18 : 10-12).

80 Quelle est la place occupée par l’homme dans la Création ?

L’homme fait partie à la fois de la Création visible et de la Création invisible, puisqu’il est de nature matérielle (par son corps) et de nature immatérielle (par son esprit et son âme).

Dieu lui a ainsi attribué une place éminente parmi toutes ses créatures et l’a installé dans une relation étroite avec lui-même : « Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme » (Genèse 1 : 26-27).

L’adjectif « matériel » est dérivé du latin « materia », qui signifie « matière ». Est dit « matériel » ce qui est visible et physiquement saisissable.

Ce qui est « immatériel » au contraire est invisible et intouchable pour l’homme, spirituel.

81 Que signifie : « être à l’image de Dieu » ?

Dieu a créé toutes choses au moyen de sa parole et a appelé l’homme par son nom. L’homme est celui à qui Dieu s’adresse (« Tu pourras manger… ») et qu’il aime. Il est en mesure d’entendre ce que Dieu lui dit et de lui rendre son amour.

C’est parce que Dieu s’adresse à l’homme, prend soin de lui et lui fait avoir part à des attributs divins tels que l’amour, la raison et l’immortalité, que l’homme est à l’image de Dieu.

Dieu est indépendant, c’est-à-dire totalement libre. À l’homme, qui est à son image, il a aussi offert la possibilité de choisir librement. Cette liberté implique en même temps, pour l’homme, la responsabilité de ses actes (cf. Genèse 2 : 16-17).

« L’Eternel Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement. » (Genèse 2 : 16.17).

82 L’homme et la femme sont-ils tous deux et également à l’image de Dieu ?

Oui, l’homme et la femme sont tous deux, d’égale façon, à l’image de Dieu. Dans cette mesure, ils sont tous deux de même nature.

83 « À l’image de » signifie-t-il que Dieu et l’homme sont de même nature et ont le même aspect ?

Non, le fait que l’homme soit créé à l’image de Dieu ne signifie pas qu’à partir de la personne humaine l’on puisse tirer des conclusions quant à la nature ou à l’aspect de Dieu.

84 Quelle est la relation de l’homme à son Créateur ?

Pour ce qui est de son existence, l’homme est dépendant de Dieu.

Il est donné à l’homme de connaître Dieu, son Créateur, de l’aimer et de le célébrer. L’homme est ainsi focalisé sur Dieu, indépendamment du fait qu’il croie ou non en lui.

85 Quelle est la tâche dévolue à l’homme dans la Création visible ?

Dieu a attribué son espace vital à l’homme et lui a donné pour tâche de « dominer » sur la terre, c’est-à-dire de la travailler et de la conserver (cf. Genèse 1 : 26.28 ; Psaume 8 : 7).

« Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et assujettissez-la ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre » (Genèse 1 : 28).

86 Comment l’homme, créé à l’image de Dieu, doit-il se comporter dans la Création ?

L’homme est responsable envers Dieu, le Créateur, de l’usage qu’il fait de la Création. Il peut en user librement, mais non pas arbitrairement. Créé à l’image de Dieu, il doit traiter toute vie ainsi que l’espace vital d’une manière compatible avec la nature divine : avec sagesse, bonté et amour.

87 Les premiers hommes pouvaient-ils faire tout ce qu’ils voulaient, sans aucune limite ?

Non, en sa qualité de Créateur, de Seigneur et de Législateur, Dieu a donné à Adam et Ève, dans le jardin d’Éden, le commandement de ne pas manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Ce faisant, il a vérifié l’usage que faisaient les hommes du libre arbitre qui leur était accordé, puisqu’ils avaient été créés à l’image de Dieu. En même temps, il les a mis en garde contre les conséquences de la transgression de ce commandement.

↗ Image de Dieu : Se reporter à la question 81

88 Comment en sont-ils venus à tomber dans le péché ?

Sous l’influence du malin, qui est venu vers eux sous la forme d’un serpent, ils se sont laissé tenter. Ils ont transgressé le commandement donné par Dieu et sont ainsi devenus pécheurs.

89 Quelles sont les conséquences de la chute dans le péché ?

La chute dans le péché entraîne la séparation d’avec Dieu, la mort spirituelle. Désormais, l’homme est voué à mener une vie pénible sur la terre, qui s’achève par la mort physique (cf. Genèse 3 : 16-19).

Depuis sa chute dans le péché, l’homme est en état de péché, c’est-à-dire pris dans les liens du péché et, par là-même, incapable de vivre sans commettre de péché.

La mort spirituelle : Se reporter aussi à la question 532.

« Le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie […], car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière » (Genèse 3 : 17.19).

90 L’homme est-il définitivement voué à la mort spirituelle ?

De lui-même, l’homme n’est pas en mesure de mettre fin à sa séparation de Dieu. Cependant, malgré sa condition pécheresse, l’homme n’est pas privé de la consolation et de l’assistance de Dieu. Dieu ne l’abandonne pas à la mort spirituelle : Au moyen de son incarnation en Jésus-Christ ainsi que de la mort sacrificatoire et de la résurrection de celui-ci, Dieu a créé, pour tous les hommes, la possibilité d’échapper à la mort spirituelle.

Une première indication au sujet du sacrifice de Christ est donnée à l’homme, lorsque Dieu dit au serpent : « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon » (Genèse 3 : 15).

91 Qu’implique le fait que Dieu ait créé l’homme comme une entité composée de l’esprit, de l’âme et du corps ?

L’esprit, l’âme et le corps se réfèrent l’un(e) aux autres, s’interpénètrent et s’influencent mutuellement.

Le corps procède de la conception; il participe ainsi de la nature et de l’apparence des parents. L’âme est créée par Dieu, sans intermédiaire. De cette manière, Dieu agit aussi au présent, en étant le Créateur de tout individu.

Par son âme et son esprit, que la Bible ne distingue pas clairement l’une de l’autre, l’homme est capable de participer du monde spirituel, de connaître Dieu et d’être en communion avec lui.

« Âme » et « esprit » : Il ne faut pas confondre l’âme immortelle avec la « psychè » de l’être humain, désignée communément par le terme d’ « âme ». De la même manière, il convient de distinguer l’intellect de l’ « esprit ».

92 Que se passe-t-il après la mort physique de l’être humain ?

Le corps de l’homme est mortel ; son âme et son esprit sont immortels. Après la mort du corps, l’homme continue de vivre comme une entité composée de l’âme et de l’esprit. La mort ne met pas fin à la personnalité de l’homme, qui s’exprime désormais par l’âme et l’esprit.

Lors de la résurrection des morts, l’esprit et l’âme revêtiront un corps de résurrection.

↗ La vie après la mort physique : Se reporter aux questions 531 sqq.

93 Qui est Dieu, le Fils ?

Dieu, le Fils, est la deuxième Personne de la Trinité divine. Entre Dieu, le Père, et Dieu, le Fils, il n’y a pas de rapport hiérarchique, même si les notions de « Père » et de « Fils » semblent le suggérer. Le Père et le Fils sont, également, vrai Dieu ; ils sont de même nature.

94 Qui est Jésus-Christ ?

En Jésus-Christ, Dieu, le Fils, s’est fait homme tout en restant Dieu. Il est né à Bethléhem, de la vierge Marie.

↗ Jésus-Christ, Dieu et homme : Se reporter aux questions 103 sqq.

« En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre. Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie. Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléhem, parce qu’il était de la maison et de la famille de David, afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Pendant qu’ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né. Elle l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie. Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux. Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande frayeur. Mais l’ange leur dit : Ne craignez point ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie : c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche. Et soudain il se joignit à l’ange une multitude de l’armée céleste, louant Dieu et disant : Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée ! » (Luc 2 : 1-14).

95 Quelles indications figurent-elles dans l’Ancien Testament au sujet de la naissance de Jésus ?

Dans l’Ancien testament, il y a notamment cette prophétie d’Ésaïe : « Voici, la vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d’Emmanuel » (Ésaïe 7 : 14).

Le prophète Michée a annoncé le lieu de naissance de Jésus : « Et toi, Bethléhem Ephrata, petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi Celui qui dominera sur Israël, et dont les activités remontent aux temps anciens, aux jours de l’éternité » (Michée 5 : 1).

Ésaïe a décrit Jésus à l’aide d’attributs qui soulignent son caractère unique : « Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, Et la domination reposera sur son épaule ; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix » (Ésaïe 9 : 5).

↗ Emmanuel (« Dieu avec nous ») : Se reporter à la question 115

« Mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi » (Galates 4 : 4) ; se reporter aussi à la question 4

96 Qui était le précurseur de Jésus ?

C’est Jean-Baptiste qui a préparé la voie à Jésus. Ce précurseur promis par Dieu (cf. Malachie 3 : 1) prêchait la repentance et annonçait Jésus-Christ, le Rédempteur : « Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu » (Matthieu 3 : 11).

Jean-Baptiste a été le premier, dont la Bible rapporte qu’il a expressément désigné Jésus comme étant le Fils de Dieu et l’a aussi annoncé à la foule.

« Il y eut un homme envoyé de Dieu : son nom était Jean. Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui. Il n’était pas la lumière, mais il parut pour rendre témoignage à la lumière » (Jean 1 : 6-8).

« Et j’ai vu, et j’ai rendu témoignage qu’il est le Fils de Dieu » (Jean 1 : 34).

97 Qu’a dit Jean-Baptiste au sujet de Jésus-Christ ?

Lorsque Jésus est venu trouver Jean, celui-ci a dit : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » Le lendemain, tandis que Jean était en compagnie de deux de ses disciples, il a répété, en voyant passer Jésus : « Voilà l’Agneau de Dieu. » Alors les deux hommes ont suivi Jésus et sont devenus ses disciples (cf. Jean 1 : 29.36-37).

98 Que signifie ici l’expression : l’ « Agneau de Dieu » ?

Appliqué à Jésus-Christ, le terme d’ « Agneau » présente celui-ci comme étant le Rédempteur et renvoie au passage en Ésaïe 53 : 7 : « Il a été maltraité et opprimé, Et il n’a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie… » Dans l’Ancien Testament et dès les temps les plus anciens, les agneaux faisaient partie des animaux de prédilection pour les holocaustes. L’image de l’agneau mené à la boucherie est une indication relative à la mort sacrificatoire de Jésus-Christ.

99 Quelle importance la mort sacrificatoire de Jésus revêt-elle pour nous ?

Au moyen de sa mort sacrificatoire, le Fils de Dieu a tracé le chemin qui permet aux pécheurs d’échapper à la mort spirituelle et d’obtenir la vie éternelle : « L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés » (I Jean 4 : 9-10).

↗ Mort spirituelle : Se reporter aux questions 89 et 532

100 Que signifie l’expression : Jésus-Christ est le « Fils unique » de Dieu ?

« Fils unique de Dieu » signifie que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est unique et éternel.

Le Fils de Dieu n’est pas une créature semblable à l’homme ; il n’est pas non plus comparable aux anges qui, eux, ont un commencement. Il est sans commencement et sans fin, il est Dieu et, par là, de même nature que le Père et le Saint-Esprit. Il est donc de toute éternité (antérieur à toute création), en communion avec le Père et le Saint-Esprit (préexistence).

La notion de « préexistence » vient du latin « prae » et « existentia », et signifie antérieur à l’existence. Appliquée à Jésus-Christ, cette notion de préexistence signifie qu’il existe de toute éternité, c’est-à-dire depuis toujours, dès avant la Création et avant son incarnation.

101 Comment faut-il comprendre que le Fils de Dieu soit désigné comme étant la « Parole », le « Verbe » (le « Logos ») ?

Dieu a créé et ordonné toute chose au moyen de sa parole (« Dieu dit », Genèse 1 : 3). Sa parole est ainsi à l’origine de toute chose.

Le terme de « Parole » ou « Verbe » (en grec : « logos ») est également utilisé au 1er chapitre de l’Évangile selon Jean pour désigner le Fils de Dieu. Il renvoie au fait que Dieu, le Fils, est Créateur au même titre que Dieu, le Père, et Dieu, le Saint-Esprit.

« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. […] Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père » (Jean 1 : 1-3.14).

102 Que signifie : « Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous » ?

En Jean 1 : 14, il est dit que le Fils de Dieu (la « Parole ») a été faite « chair », c’est-à-dire vrai homme. Il est né à Bethléhem, il a grandi à Nazareth où il a appris le métier de charpentier. Il est mort à Jérusalem, crucifié à Golgotha.

103 Jésus-Christ homme était-il semblable au reste des hommes ?

Oui, de par sa nature humaine, Jésus-Christ était semblable aux autres hommes. Dans son humanité, il était revêtu d’un corps physique ayant ses besoins propres : il avait faim, lorsqu’il était au désert ; il avait soif, quand il est arrivé au puits de Jacob ; il a partagé la joie des convives aux noces de Cana, il a partagé la douleur et la tristesse des proches à la mort de son ami Lazare ; il a aussi pleuré sur Jérusalem, en voyant que ses habitants ne reconnaissaient pas en lui le Fils de Dieu, et il a éprouvé des douleurs, quand les soldats l’ont frappé.

Il se différenciait du reste des hommes par le fait qu’il était né sans péché et qu’il n’a jamais péché. Il a obéi à Dieu, le Père, allant jusqu’à mourir à la croix.

104 Jésus était-il exclusivement homme ici-bas ?

Non, sur la terre, il était à la fois homme et Fils de Dieu, c’est-à-dire vrai Dieu.

Jésus-Christ est vrai homme et vrai Dieu. Il a deux natures, une nature humaine et une nature divine.

105 Quels passages de la Bible attestent-ils que Jésus-Christ est toujours également vrai Dieu ?

C’est seulement parce qu’il était vrai Dieu que Jésus-Christ a pu dire : « Moi et le Père nous sommes un » (Jean 10 : 30), exprimant ainsi son identité de nature avec le Père.

Lors du baptême de Jésus dans le Jourdain, une voix s’est fait entendre du ciel disant : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection » (Matthieu 3 : 17). De même, lors de la Transfiguration de Jésus, Dieu, le Père, a mis sa filiation divine en évidence : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! » (Matthieu 17 : 5). Quant à ces paroles de Jésus : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14 : 9), elles attestent aussi qu’il est Dieu.

106 Quelles œuvres démontrent-elles que Jésus-Christ est vrai Dieu ?

Les miracles qu’il a opérés montrent que Jésus-Christ est vrai Dieu. La nature lui était soumise, puisqu’il a apaisé une tempête et marché sur les eaux du lac de Génésareth. Il a démontré qu’il était maître de la vie et de la mort en guérissant des malades et en ramenant des morts à la vie. En multipliant du pain et des poissons pour en nourrir des milliers de gens et en transformant de l’eau en du vin, il a surpassé tout ce que les hommes sont capables de faire. Il dominait aussi sur le péché : à plusieurs reprises, il a pardonné les péchés à des hommes.

↗ Les miracles de Jésus : Se reporter aux questions 140 sqq.

« Dieu a été manifesté en chair » (I Timothée 3 : 16).

« C’est lui [Jésus-Christ] qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle » (I Jean 5 : 20).

107 Que signifie le nom « Jésus » ?

« Jésus » signifie : « L’Éternel est salut. »

En annonçant la naissance de Jésus, l’ange Gabriel a aussi indiqué le nom de l’enfant, en disant à Marie : « Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus » (Luc 1 : 31). Le nom de l’enfant avait aussi été révélé à Joseph : « … tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Matthieu 1 : 21).

Son seul nom indique à l’évidence que Jésus est le Sauveur, le Rédempteur promis.

108 À quoi reconnaissons-nous que Jésus-Christ est le Rédempteur ?

Dans ses œuvres, Jésus-Christ s’est révélé comme étant le Rédempteur (= Sauveur) envoyé par Dieu : « Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres » (Matthieu 11 : 5). C’est avant tout le fait qu’il ait prêché la volonté de Dieu et donné sa vie pour la rédemption des hommes, c’est-à-dire leur délivrance du péché et de la culpabilité, qui montre que Jésus-Christ est le Rédempteur.

109 N’y a-t-il de rédemption que par Jésus-Christ seul ?

Oui, il n’y a de rédemption que par Jésus-Christ ; c’est en lui seul que le salut est accessible aux hommes.

« Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes des Apôtres 4 : 12).

110 Que sont les « titres de souveraineté » attribués à Jésus ?

Ces « titres de souveraineté » attribués au Fils de Dieu sont des noms et des attributs, par lesquels la Bible décrit différentes caractéristiques qui le rendent unique.

Par « souveraineté », on entend la qualité de souverain ou le pouvoir suprême du souverain, c’est-à-dire d’une personne généralement issue de la noblesse occupant une position éminente, par exemple un roi ou un empereur (cf. « altesse, altesse royale, sérénissime… »).

111 Que signifie le titre de « Christ » ?

« Christ » est dérivé du grec « Christos » et signifie « oint ».

Aux temps vétérotestamentaires, les rois étaient oints d‘huile (cf. Psaume 20 : 7) en signe de consécration à leur saint service. Jésus est appelé « Oint » parce qu’il règne sur toute chose, qu’il réconcilie les hommes avec Dieu et annonce la volonté de Dieu.

Le titre de « Christ » est si étroitement lié à Jésus qu’il a été accolé à son nom : « Jésus-Christ ».

112 Que signifie le titre de « Messie » ?

« Messie » est dérivé de l’hébreu et signifie également « oint ». Le Nouveau Testament professe expressément que Jésus de Nazareth est le Christ, le Messie attendu par Israël.

113 Que signifie le titre de « Seigneur » ?

Dans l’Ancien Testament, le titre de « Seigneur » désigne le plus souvent Dieu, l’Éternel. Dans le Nouveau Testament, il s’applique aussi à Jésus-Christ. Le titre de « Seigneur » caractérise également l’autorité divine de Jésus-Christ et est, de ce fait, bien davantage qu’une marque de respect. S’adresser à Jésus en utilisant le titre de « Seigneur », c’est exprimer que Jésus est Dieu.

114 Que signifie le titre de « Fils de l’homme » ?

« Fils de l’homme », employé en guise de titre, ne désigne pas le descendant masculin d’un homme, mais un être céleste qui règne sur les hommes et les juge.

Au temps de Jésus, certains cercles de Juifs pieux attendaient le « Fils de l’homme », à qui Dieu allait remettre la domination sur le monde. Selon Jean 3 : 13, Jésus dit être ce Fils de l’homme descendu du ciel. En cette qualité, il a le pouvoir de pardonner les péchés et de sauver (cf. Matthieu 9 : 6).

« Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19 : 10).

115 Existe-t-il d’autres titres de souveraineté encore, attribués à Jésus ?

Oui, la Bible cite encore les titres d’ « Emmanuel », de « Serviteur de Dieu » et de « Fils de David ».

Le nom hébreu d’ « Emmanuel » signifie : « Dieu avec nous. » Il est attribué à Jésus-Christ, parce qu’en lui Dieu est parmi les hommes et leur offre son assistance.

La dénomination de « serviteur de Dieu » s’applique, dans l’Écriture sainte, à des personnages éminents qui se tiennent au service de Dieu. Si Jésus-Christ est qualifié de « serviteur de Dieu », c’est pour montrer qu’il est au service des hommes et souffre pour eux.

Dans le Nouveau Testament, la dénomination « Fils de David » est fréquente pour désigner Jésus-Christ. Dès le début de l’Évangile selon Matthieu, il est dit : « Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham » (Matthieu 1 : 1). Cela signifie que les promesses faites à David se réalisent en Jésus-Christ (cf. II Samuel 7 ; Actes des Apôtres 13 : 32-37).

116 De quelle manière Jésus-Christ a-t-il accompli sa mission divine ?

Jésus-Christ a agi en qualité de roi, de sacrificateur et de prophète.

Le titre de « roi » véhicule l’idée de domination et de règne. Aux temps vétérotestamentaires, le sacrificateur œuvre en qualité de médiateur à la réconciliation de l’homme avec Dieu. Quant au prophète, il annonce la volonté divine et révèle les événements à venir, toutes choses que Jésus-Christ a accomplies à la perfection.

117 Que signifie : « Jésus-Christ, le roi » ?

Lors de son entrée à Jérusalem, Jésus s’est fait connaître comme étant roi de paix et de justice. Devant Ponce Pilate, le représentant de l’Empire romain, il s’est déclaré roi et témoin de la vérité.

La royauté de Jésus ne s’applique pas à un règne terrestre et ne se manifeste pas non plus par l’exercice apparent d’un pouvoir. Sa royauté se révèle dans l’autorité de ses actes et la puissance de ses signes et miracles.

La dignité royale de Jésus-Christ est aussi mise en évidence dans l’Apocalypse de Jean : Jésus-Christ est le « prince des rois de la terre » (Apocalypse 1 : 5).

« Pilate lui dit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix » (Jean 18 : 37).

Les grands rois qui ont marqué l’histoire du peuple d‘Israël :

  • Saül
  • David
  • Salomon
  • Ézéchias

118 Que signifie : « Jésus-Christ, le sacrificateur » ?

Aux temps vétérotestamentaires, la tâche la plus importante dévolue aux sacrificateurs consistait à offrir des sacrifices à Dieu pour l’inciter à user de grâce. Jésus-Christ est un sacrificateur supérieur à tous les autres : il est le véritable souverain sacrificateur. Il a sacrifié sa vie innocente, afin que les hommes puissent être sauvés de la mort spirituelle et obtenir la vie éternelle.

Dans l’Ancien Testament, les souverains sacrificateurs avaient pour tâche de présenter les péchés des hommes à Dieu. À cette fin, ils pénétraient une fois l’an, le jour des Expiations, dans l’espace le plus sacré du temple, le « lieu très saint », en intercédant pour eux. Contrairement aux souverains sacrificateurs de l’Ancienne Alliance, Jésus-Christ n’avait pas besoin d’être réconcilié avec Dieu, car lui-même est le Réconciliateur qui pardonne les péchés.

↗ Mort sacrificatoire (expiatoire) de Jésus : Se reporter aux questions 98 sqq., 177 sqq.

Les grands sacrificateurs de l’Ancien Testament :

  • Melchisédek
  • Aaron
  • Eli
  • Tsadok

119 Que signifie : « Jésus-Christ, le prophète » ?

Dieu avait promis à Moïse : « Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai » (Deutéronome 18 : 18). Ce prophète, c’est Jésus-Christ.

Prophète, Jésus-Christ prêche la volonté de Dieu. Il montre le chemin de la vie et révèle les choses à venir. Dans ses discours d’adieux, il annonce la venue du Saint-Esprit. Dans le livre de l’Apocalypse, il révèle la marche de l’histoire de la rédemption jusqu’à la nouvelle création.

Ses déclarations sont éternellement valables : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point » (Marc 13 : 31).

« Car alors, la détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais. Et, si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé ; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés » (Matthieu 24 : 21-22).

« Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, il y aura de l’angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots, les hommes rendant l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre ; car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venant sur une nuée avec puissance et une grande gloire. Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance approche » (Luc 21 : 25-28).

Les grands prophètes qui ont marqué l’histoire du peuple d‘Israël :

  • Moïse
  • Samuel
  • Élie
  • Élisée
  • Jérémie
  • Ésaïe
  • Jean-Baptiste

120 Où trouve-t-on des témoignages sur la personne et l’œuvre de Jésus-Christ ?

Les quatre Évangiles du Nouveau Testament témoignent de la vie et de l’œuvre de Jésus-Christ. Matthieu, Marc, Luc et Jean, les quatre évangélistes et auteurs de ces Évangiles, n’avaient cependant pas l’intention de rédiger une biographie de Jésus, mais bien plutôt de témoigner de la foi que Jésus de Nazareth est le Messie.

↗ Le Messie : Se reporter à la question 112

121 Comment le Fils de Dieu est-il entré dans la dimension humaine ?

Le Fils de Dieu est né, homme, de la vierge Marie. Sa naissance est décrite dans les Évangiles selon Matthieu et Luc. Jésus est né au temps où le roi Hérode régnait sur la Judée et où Auguste était empereur à Rome.

Jésus a réellement vécu ; il est un personnage historique, et non pas un mythe ou une légende.

122 Quels événements ont-ils précédé la naissance de Jésus ?

L’ange Gabriel a transmis à la vierge Marie le message suivant : « Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin » (Luc 1 : 31-33).

L’ange a aussi expliqué à Marie qu’elle deviendrait enceinte par la vertu du Saint-Esprit : « Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu » (Luc 1 : 35).

123 Qui étaient les parents de Jésus ?

Marie était la mère physique de Jésus ; Joseph a adopté Jésus comme son fils, et c’est pourquoi il est évoqué dans l’arbre généalogique de Jésus.

« Jésus […] étant, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d’Héli » (Luc 3 : 23).

124 Que savons-nous au sujet de la naissance de Jésus ?

L’empereur Auguste avait ordonné un recensement de la population. À cette fin, chacun devait se rendre dans « sa » ville, c’est-à-dire le lieu d’origine de sa famille. C’est la raison pour laquelle Joseph, qui descendait de David, est allé dans la « ville de David », savoir Bethléhem, avec Marie. Ils n’y ont pas trouvé de lieu d’hébergement. Marie a sans doute donné naissance à son fils dans une étable, car elle l’a déposé dans une mangeoire : « …et elle enfanta son fils premier-né. Elle l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie » (Luc 2 : 7).

Cette description montre que Dieu s’est fait homme dans des conditions misérables.

125 Quels événements ont-ils été concomitants à la naissance de Jésus ?

Des anges sont apparus aux bergers qui gardaient leurs troupeaux dans les champs, près de Bethléhem, pour leur annoncer la bonne nouvelle : « C’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur » (Luc 2 : 11 ; cf. Michée 5 : 1).

L’Évangile selon Matthieu rapporte que la naissance de Jésus avait aussi été annoncée par une étoile. Des « mages d’Orient », qui avaient suivi cette étoile, étaient venus à Jérusalem pour adorer le roi « qui vient de naître » : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer » (Mathieu 2 : 2). Le roi Hérode les a envoyés à Bethléhem. « Et voici, l’étoile qu’ils avaient vue en Orient allait devant eux jusqu’au moment où, arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s’arrêta » (Matthieu 2 : 9).

Ces événements mettent en évidence le caractère unique de la naissance du Fils de Dieu.

Le terme de « mages » désignait des érudits d’Orient se livrant à l’astrologie et à l’interprétation des rêves.

126 Que s’est-il passé après la naissance de Jésus ?

Le roi Hérode croyait qu’un roi venait de naître à Bethléhem, qui, un jour, le chasserait de son trône. Il a donc cherché à faire périr l’enfant. Il a ordonné que fussent tués tous les enfants de Bethléhem âgés de moins de deux ans (cf. Matthieu 2 : 16-18).

127 Comment Dieu a-t-il préservé l’enfant Jésus ?

Au moyen d’un songe, Dieu a incité Joseph, l’époux de Marie, à fuir en Égypte avec sa femme et leur enfant (cf. Matthieu 2 : 13-14). Après la mort d’Hérode, ils sont retournés à Nazareth, en Galilée.

128 Que savons-nous au sujet de l’enfance de Jésus ?

En Luc 2 : 52, il est dit que Jésus progressait en sagesse, en taille et en grâce aux yeux de Dieu et des hommes. Le passage en Luc 2 : 41-49 rapporte qu’à l’âge de douze ans, Jésus discutait dans le temple avec les docteurs, qui « étaient frappés de son intelligence et de ses réponses. »

« Et Jésus croissait en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes » (Luc 2 : 52).

129 Quels événements ont-ils précédé le magistère de Jésus ?

Jésus s’est fait baptiser dans le Jourdain, par Jean-Baptiste. Immédiatement après son baptême, le Saint-Esprit est descendu sur Jésus de manière visible. D’une voix se faisant entendre du ciel, Dieu, le Père, a attesté : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai mis toute mon affection » (Luc 3 : 22). Cet événement a révélé que Jésus est le Fils de Dieu.

130 Pourquoi Jésus s’est-il fait baptiser par Jean-Baptiste ?

Jésus était exempt de péchés. Malgré cela, il s’est fait baptiser dans le Jourdain par Jean-Baptiste qui baptisait en vue de la repentance. Cet acte baptismal, expression de repentance, montre que Jésus s’est humilié pour suivre la démarche obligatoire pour tout pécheur.

« Jésus lui [= Jean-Baptiste] répondit : Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste » (Matthieu 3 :15).

131 Que s’est-il produit après le baptême de Jésus ?

Jésus a été conduit par l’Esprit-Saint dans le désert « pour être tenté par le diable » (Matthieu 4 : 1). Jésus y est resté pendant quarante jours ; le diable a cherché à plusieurs reprises à l’induire en tentation. Jésus a résisté aux tentations et repoussé le diable. Ensuite, des anges sont venus auprès de Jésus pour le servir (cf. Matthieu 4 : 11).

132 Quelle est la signification de ces tentations de Jésus ?

En résistant à ces tentations, Jésus s’est révélé, dès avant son ministère public, comme étant le vainqueur du diable.

Le premier homme, Adam, avait succombé à la tentation du diable. Il était ainsi devenu pécheur et, avec lui, tous les hommes le sont devenus. Contrairement à lui, Jésus est resté exempt de péchés, créant ainsi la condition nécessaire au retour de tous les pécheurs à Dieu.

↗ Le péché originel : Se reporter à la question 482

133 À quel âge Jésus a-t-il commencé son ministère ?

Jésus a commencé à enseigner en Galilée, vers l’âge de trente ans (cf. Luc 3 : 23).

134 Quel est le cœur de l’enseignement de Jésus ?

Au cœur de l’enseignement de Jésus, il y a la prédication du royaume de Dieu : « Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle » (Marc 1 : 15).

135 Qu’est-ce que le « royaume de Dieu » ?

Le « royaume de Dieu » n’est ni un territoire national ni une souveraineté politique. L’expression : le « royaume de Dieu » signifie bien plutôt que Dieu est présent parmi les hommes et qu’il règne.

C’est en la personne de Jésus-Christ, le Fils de Dieu, que le « royaume de Dieu » est venu parmi les hommes (cf. Luc 17 : 21). Jésus-Christ est souverain, il instaure la justice, il offre la grâce, il se tourne vers les pauvres et ceux qui ont besoin d’aide, il apporte le salut.

Le « royaume de Dieu » a aussi une dimension future : il débutera par les « noces de l’Agneau » et durera éternellement dans la nouvelle création (cf. Apocalypse 21 : 1-3).

↗ Les noces de l’Agneau : Se reporter aux questions 566 sqq.

↗ Le royaume (règne) de paix : Se reporter aux questions 575 sqq.

↗ La nouvelle création : Se reporter à la question 581

↗ « Que ton règne vienne ! » : Se reporter à la question 635

L’Évangile de Matthieu recourt à la notion de « royaume des cieux », équivalente à celle de « royaume de Dieu ».

L’expression : le « royaume de Dieu » désigne la présence et le règne de Dieu parmi les hommes. Ils étaient expérimentables au temps de Jésus. De nos jours aussi, le « royaume de Dieu » est présent ; il est perceptible dans l’Église de Christ, où Jésus-Christ agit au travers de la parole et des sacrements.

Le « royaume de Dieu » à venir fait l’objet d’une attente. Il sera présent lors des « noces de l’Agneau », dans le règne de paix et dans la nouvelle création.

136 Qu’est-ce que se repentir ?

« Se repentir », c’est se détourner du mal pour se tourner vers Dieu. Quiconque se repent est disposé à changer sa disposition pour accomplir la volonté de Dieu.

137 Que signifie le terme d’ « Évangile » ?

L’ « Évangile », c’est la « Bonne Nouvelle ». C’est le message de la grâce, de l’amour et de la réconciliation que Dieu nous offre en Jésus-Christ.

138 Quelle est la position de Jésus envers la loi de Moïse ?

Aux yeux du peuple d‘Israël, la loi mosaïque jouissait de l’autorité suprême : l’observer, c’était remplir la condition préalable à la véritable relation de l’homme à Dieu. Jésus a montré que son autorité était supérieure à celle de Moïse et qu’il était maître de la loi. Il a résumé la loi en ce seul commandement d’aimer Dieu et d’aimer son prochain comme soi-même (cf. Matthieu 22 : 37-40).

« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir » (Matthieu 5 : 17).

« Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée (Deutéronome 6 : 5). C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même (Lévitique 19 : 18). De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes » (Matthieu 22 : 37-40).

139 Quelle a été l’une des premières choses que Jésus a faites au début de son ministère ?

Jésus a appelé des disciples (cf. Marc 1 : 16 sqq.). Parmi eux, il en a établi douze, « [auxquels il donna le nom d’apôtres (NdT : cf. BFC, NBS, S21)] pour les avoir avec lui, et pour les envoyer prêcher » (cf. Marc 3 : 14-15).

Sont disciples de Jésus ceux qui suivent l’Évangile en paroles et en actes.

140 Quels miracles Jésus a-t-il opérés ?

Les miracles accomplis par le Fils de Dieu sont variés : guérisons, exorcismes, résurrections, miracles de la domination sur la nature, de la multiplication de la nourriture, de l’abondance de dons.

141 Pourquoi Jésus a-t-il fait des miracles ?

Jésus a fait des miracles pour montrer qu’en lui le Tout-Puissant, qui est aussi l’Aimant, se tourne avec miséricorde vers l’homme souffrant. Les miracles révèlent la gloire du Fils de Dieu et son autorité divine.

142 Quelles guérisons sont-elles rapportées dans les Évangiles ?

Les Évangiles rapportent que Jésus a guéri des aveugles, des paralytiques, des sourds et des lépreux. Ces guérisons renvoient à la nature divine de Jésus-Christ qui agissait de la manière dont Dieu parlait de lui-même à Israël : « Je suis l’Éternel qui te guérit » (Exode 15 : 26). Il y a toujours un rapport étroit entre ces guérisons miraculeuses et la foi (cf. notamment Luc 18 : 35-43).

143 Qu’est-il rapporté au sujet des exorcismes pratiqués par Jésus ?

Les Évangiles racontent que Jésus chassait les démons qui, à cette époque-là, étaient aussi considérés comme provoquant des maladies, en vue de guérir les gens. Même les démons reconnaissaient en Jésus-Christ le Seigneur (cf. Marc 3 : 11).

Le Nouveau Testament appelle « démons » de mauvais esprits, opposés à Dieu, qui, selon la conception antique, cherchaient à dominer les hommes et étaient aussi à l’origine de certaines maladies.

144 De quelles résurrections les Évangiles rendent-ils compte ?

Les Évangiles rapportent trois cas, où le Seigneur a ramené trois personnes mortes à la vie : la fille de Jaïrus (cf. Matthieu 9 : 18-26), le jeune homme de Naïn (cf. Luc 7 : 13-15) et Lazare, le frère de Marie et de Marthe (cf. Jean 11 : 1-44).

Ces résurrections montrent que Jésus-Christ domine aussi sur la mort. Elles renvoient en même temps à l’espérance qu’un jour les morts ressusciteront pour la vie éternelle.

145 Quels miracles de domination sur la nature les Évangiles rapportent-ils?

Jésus avait le pouvoir de commander le vent et la mer qui lui « obéissaient » (cf. Matthieu 8 : 27) : La tempête sévissait, et, lorsqu’il l’a commandé, le vent est tombé, et les eaux se sont apaisées. Jésus a montré ainsi son pouvoir sur les éléments.

Cette domination de Jésus sur les forces de la nature souligne le fait que le Fils de Dieu, comme Dieu, le Père, est Créateur (cf. Jean 1 : 1-3).

146 Quels miracles de la multiplication de la nourriture sont-ils évoqués dans les Évangiles ?

Tous les Évangiles rapportent que Jésus a nourri cinq mille hommes à l’aide de cinq pains et de deux poissons (cf. par exemple : Marc 6 : 30-44). Les Évangiles selon Matthieu et Marc évoquent de surcroît une foule de quatre mille hommes nourrie par Jésus (cf. Matthieu 15 : 32-39 et Marc 8 : 1-9).

Ces miracles rappellent que, lors de la pérégrination du peuple d‘Israël à travers le désert, Dieu lui avait procuré de la nourriture (la manne). Ces événements renvoient aussi à la sainte cène.

147 Quels miracles de l’abondance de dons les Évangiles rapportent-ils ?

Jésus a aussi fait des miracles, grâce auxquels des hommes ont été comblés de dons terrestres. La pêche miraculeuse de Pierre en est un exemple. Avec d’autres pêcheurs, Pierre avait pêché toute la nuit sans rien prendre. Sur la parole de Jésus, les pêcheurs ont jeté une nouvelle fois les filets et, cette fois-ci, ils ont pris une énorme quantité de poissons, au point que les filets menaçaient de rompre et leurs barques de chavirer (cf. Luc 5 : 1-11).

Lors des noces de Cana, Jésus avait changé l’eau en vin (cf. Jean 2 : 1-11). Il s’agit, là encore, d’un miracle de l’abondance de dons et, par conséquent, d’un signe de la divinité de Jésus-Christ.

148 Comment Jésus familiarisait-il les foules avec son enseignement ?

Jésus prêchait. Son sermon le plus célèbre est le « Sermon sur le montagne », qui commence par les béatitudes.

Les béatitudes

„Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !

Heureux les affligés, car ils seront consolés !

Heureux les humbles de cœur, car ils hériteront la terre !

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !

Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !

Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !

Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux !

Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi » (Matthieu 5 : 3-11).

149 Qu’entendons-nous par ces « béatitudes » de Jésus ?

C’est dans l’Évangile selon Matthieu que se trouvent les « béatitudes » extraites du Sermon sur la montagne. Par elles, Jésus montre comment on peut avoir part à ce « royaume des cieux » qui est devenu présent en lui. Il dit « heureux » les hommes qui appliquent ce qui y est recommandé.

↗ Le royaume des cieux : Se reporter à la question 135

150 Comment Jésus a-t-il rendu l’Évangile compréhensible ?

Dans ses discours, Jésus parlait souvent en paraboles, c’est-à-dire sous forme de récits imagés. Ces histoires étaient empruntées à l’univers quotidien de ses auditeurs, donc facilement compréhensibles par eux. Grâce à ces paraboles, Jésus a illustré des éléments essentiels de l’Évangile.

Les trois premiers Évangiles contiennent plus d’une quarantaine de paraboles.

« Jésus dit à la foule toutes ces choses en paraboles, et il ne lui parlait point sans parabole, afin que s’accomplisse ce qui avait été annoncé par le prophète : J’ouvrirai ma bouche en paraboles, Je publierai des choses cachées depuis la création du monde » (Matthieu 13 : 34-35).

151 Quelles déclarations essentielles de l’Évangile sont-elles illustrées au moyen de paraboles ?

Au moyen de ses paraboles, Jésus illustrait des déclarations essentielles sur le royaume de Dieu, sur le commandement de l’amour du prochain, sur la mentalité de l’homme et sur l’avènement du Fils de l’homme.

↗ Le royaume de Dieu : Se reporter à l’explication de la question 135

↗ Le Fils de l’homme : Se reporter à la question 114

152 Comment Jésus a-t-il expliqué le début et l’essor du royaume de Dieu ?

Jésus l’a expliqué au moyen de la parabole du grain de sénevé, montrant ainsi les débuts modestes du royaume de Dieu et sa croissance.

« Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences ; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches. Il leur dit cette autre parabole : Le royaume des cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et mis dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte soit levée » (Matthieu 13 : 31-33).

153 Comment Jésus a-t-il expliqué qu’à travers le royaume de Dieu était proposé quelque chose de très précieux ?

La parabole de la perle de grand prix montre l’homme qui reconnaît la richesse cachée en Jésus-Christ, la reçoit et l’échange contre tout le reste. Jésus souligne cette démarche en un autre endroit, en disant : « Cherchez premièrement le royaume […] de Dieu… » (Matthieu 6 : 33).

« Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache ; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ. Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles. Il a trouvé une perle de grand prix ; et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée » (Matthieu 13 : 44-46).

« Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus » (Matthieu 6 : 33).

154 Comment Jésus a-t-il expliqué l’amour qui règne dans le royaume de Dieu ?

À l’aide de la parabole de la brebis perdue, Jésus a montré que Dieu se soucie de tous les hommes, y compris de ceux qui semblent perdus. La parabole du fils perdu met en évidence l’amour que Dieu porte au pécheur.

« Mais il leur dit cette parabole : Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis, et qu’il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller à la recherche de celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la trouve ? Lorsqu’il l’a trouvée, il la met avec joie sur ses épaules, et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé ma brebis qui était perdue. De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance » (Luc 15 : 3-7).

155 Quelle parabole constitue un appel à aimer son prochain ?

Les plus grands commandements sont ceux de l’amour de Dieu et du prochain. À l’aide de l’histoire du bon Samaritain, Jésus a montré qui est le prochain et ce qu’implique l’amour du prochain, savoir ne pas fermer les yeux à la vue de la détresse d’autrui, mais porter secours.

↗ Le double commandement de l’amour : Se reporter aux questions 282 sqq.

« Jésus reprit la parole, et dit : Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s’en allèrent, le laissant à demi mort. Un sacrificateur, qui fortuitement descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre. Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l’ayant vu, passa outre. Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit. Il s’approcha, et banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin ; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l’hôte, et dit : Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour » (Luc 10 : 30-35).

156 Quelles paraboles traitent-elles de la mentalité de l’homme ?

La parabole du pharisien et du publicain montre ceci : Seul est justifié celui qui s’approche humblement de Dieu pour quémander sa grâce, et non pas celui qui se vante de ce qu’il sait faire, de ce qu’il possède et de ce qu’il est.

La parabole du méchant serviteur appelle ceux qui ont bénéficié de la grâce de Dieu à se montrer miséricordieux à leur tour à l’égard d’autrui. Celui qui discerne la grandeur de l’amour de Dieu aspire à se réconcilier avec son prochain.

« Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres : Deux hommes montèrent au temple pour prier ; l’un était pharisien, et l’autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain ; je jeûne deux fois par semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé » (Luc 18 : 9-14).

« Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. C’est pourquoi, le royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs. Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents. Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’il soit vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu’il avait, et que la dette soit acquittée. Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit : Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout. Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette. Après qu’il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l’étranglait, en disant : Paie ce que tu me dois. Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant : Aie patience envers moi, et je te paierai. Mais l’autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu’à ce qu’il ait payé ce qu’il devait. Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit : Méchant serviteur, je t’avais remis en entier ta dette, parce que tu m’en avais supplié ; ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi ? Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il ait payé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur » (Matthieu 18 : 21-35).

157 Qu’a révélé Jésus dans ses paraboles de l’avènement du Fils de l’homme ?

C’est de son retour que parlait Jésus-Christ dans les paraboles de l’avènement du Fils de l’homme.

Le passage en Matthieu 24: 37-39 fait une comparaison entre l’époque qui précède le retour de Jésus et celle de Noé. L’idée maîtresse en est que le retour de Christ sera soudain et surprendra tout le monde.

Le même message est véhiculé par la parabole des dix vierges (cf. Matthieu 25 : 1-13). Nous en tirons la leçon suivante : Il faut veiller afin d’être prêt en vue du retour du Seigneur.

« Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vienne et les emporte tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme » (Matthieu 24 : 37-39).

Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d’huile avec elles ; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans des vases. Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent. Au milieu de la nuit, on cria : Voici l’époux, allez à sa rencontre ! Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent. Les sages répondirent : Non ; il n’y en aurait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous. Mais il répondit, Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas. Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure » (Matthieu 25 : 1-13).

158 À l’aide de quelles paroles imagées Jésus s’est-il décrit, et quel en est le sens ?

Dans l’Évangile selon Jean, il y a des déclarations de Jésus que l’on peut qualifier de « paroles imagées ». À travers elles, Jésus révèle sa nature. Sept déclarations remarquables de Jésus commencent par les paroles : « Je suis ». En images, il se présente ainsi comme étant le « pain de vie » (Jean 6 : 35), la « lumière du monde » (Jean 8 : 12), la « porte » du salut (Jean 10 : 9), le « bon Berger » (Jean 10 : 11) et le « cep » (Jean 15 : 5). De surcroît, Jésus dit encore de lui qu’il est la « résurrection » (Jean 11 : 25), le « chemin, la vérité et la vie » (Jean 14 : 6).

Tout cela signifie que seul Jésus donne accès à Dieu, le Père, et qu’il est l’auteur du salut.

159 Quels disciples étaient-ils particulièrement proches de Jésus ?

Les douze apôtres étaient particulièrement proches de Jésus ; avec eux, il entretenait une relation toute de confiance :

  • Lorsque d’autres disciples, ne comprenant pas Jésus, ont cessé de le suivre, les apôtres sont restés auprès de lui, professant qu’il était le Christ (cf. Jean 6 : 66-69).
  • Seuls les apôtres étaient auprès de lui, lorsqu’il a institué la sainte cène (cf. Luc 22 : 14 sqq.).
  • En leur lavant les pieds, Jésus a donné un exemple à des apôtres : celui du service dans l’humilité (cf. Jean 13 : 4 sqq.).
  • C’est aux apôtres qu’avant de mourir il a adressé ses discours d’adieux consignés dans l’Évangile selon Jean, des chapitres 13 à 16, leur promettant la venue du Saint-Esprit.
  • C’est aux apôtres qu’il a fait la promesse de revenir (cf. Jean 14 : 3).
  • C’est aux apôtres qu’il s’est montré à plusieurs reprises après sa résurrection (cf. Actes 1 : 2-3).
  • C’est aux apôtres qu’avant son ascension il a donné cet ordre : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Matthieu 28 : 19-20).

« Après qu’il eut souffert, il leur apparut vivant, et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu » (Actes 1 : 3).

« [Jésus] se leva de table, ôta ses vêtements, et prit un linge, dont il se ceignit. Ensuite il versa de l’eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. […] Car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait » (Jean 13 : 4-5.15).

160 Par quel événement le temps de la Passion de Jésus-Christ a-t-il commencé ?

C’est par son entrée à Jérusalem qu’a commencé, pour Jésus, le temps de la Passion : « Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem, […] Jésus envoya deux de ses disciples, en leur disant : Allez au village qui est devant vous ; dès que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme ne s’est encore assis ; détachez, et amenez-le. Si quelqu’un vous dit : Pourquoi faites-vous cela ? Répondez : Le Seigneur en a besoin. […] Ils amenèrent à Jésus l’ânon, sur lequel ils jetèrent leurs vêtements, et Jésus s’assit dessus. Beaucoup de gens étendirent leurs vêtements sur le chemin, et d’autres des branches qu’ils coupèrent dans les champs. Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Marc 11 : 1-9). Malgré ces cris de joie et d’allégresse, Jésus savait que l’humeur de la foule ne tarderait pas à changer du tout au tout, et qu’il allait devoir gravir son calvaire.

Pour décrire les souffrances de Jésus-Christ, on parle souvent du temps de sa « Passion », du latin « passio », qui signifie « souffrir ».

« Sois transportée d’allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; il est juste et victorieux, il est humble et monté sur un âne, sur un âne, le petit d’une ânesse » (Zacharie 9 : 9).

161 Quels événements ont-ils eu lieu après l’entrée de Jésus à Jérusalem ?

Jésus a purifié le temple, en en chassant les marchands et les changeurs. En agissant ainsi, il a montré que le temple, la maison de Dieu, est un lieu saint, et non pas un lieu de commerce (cf. Marc 11 : 15-17).

À Béthanie, Jésus a été oint d’un parfum de nard pur, ce qu’il a considéré comme un embaumement par avance de son corps, en vue de sa mort prochaine (cf. Marc 14 : 8), car, en ce temps-là, on oignait les morts d’huile précieuse.

Parmi les pharisiens et les sadducéens, dont faisaient partie les principaux sacrificateurs, Jésus avait beaucoup d’ennemis qui projetaient de le tuer. Il était de plus en plus menacé.

Le nard : Le nard est une plante aromatique qui pousse sur les hauteurs de l’Himalaya (notamment en Inde, au Bhoutan et au Népal), dont on tirait un onguent odorant que l’on ajoutait à l’huile destinée à l’onction. Dès l’Antiquité, on faisait commerce du nard dans l’espace méditerranéen ; c’est sa provenance lointaine qui explique son prix élevé.

Les pharisiens et les sadducéens faisaient partie des groupes religieux les plus connus au sein du judaïsme contemporain du ministère public de Jésus.

Les pharisiens s’efforçaient de suivre scrupuleusement les prescriptions de la loi mosaïque pour gagner les faveurs de Dieu au moyen de leurs œuvres. Dans les Évangiles, cette forme de piété est fréquemment critiquée, parce qu’elle peut déboucher sur l’infatuation de soi et l’hypocrisie. Les pharisiens sont à l’origine du judaïsme actuel.

Les sadducéens refusaient de croire aux anges et à la résurrection des morts. De leur groupe faisaient partie avant tout les couches aisées de la société et les sacrificateurs du temple de Jérusalem. Après la destruction du temple, le mouvement sadducéen s’est dissous au sein du judaïsme.

Outre les pharisiens et les sadducéens, le troisième groupe important au sein du judaïsme antique était celui des Esséniens.

162 Qui a trahi Jésus-Christ ?

Avant la Pâque, l’un des douze apôtres, Judas Iscariot, est allé trouver les ennemis de Jésus : « Alors l’un des douze, appelé Judas Iscariot, alla vers les principaux sacrificateurs, et dit : Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai ? » (Matthieu 26 : 14-15). Ils lui ont proposé trente pièces d’argent, soit la valeur généralement attribuée à un esclave. Ainsi s’accomplissait une parole du prophète Zacharie (cf. Zacharie 11 : 12-13), selon laquelle le Seigneur était ravalé au rang d’un esclave (cf. Exode 21 : 32).

« Je leur dis : Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire ; sinon, ne le donnez pas. Et ils pesèrent pour mon salaire trente sicles d’argent. L’Eternel me dit : Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m’ont estimé ! Et je pris les trente sicles d’argent, et je les jetai dans la maison de l’Eternel, pour le potier » (Zacharie 11 : 12-13).

163 Comment Jésus a-t-il institué la sainte cène ?

À l’occasion de la Pâque, Jésus était à table avec ses douze apôtres, pour le repas. Judas Iscariot, qui, auparavant, avait rencontré les ennemis de Jésus pour le trahir, était aussi présent.

Tandis qu’ils étaient ainsi attablés, le Seigneur a institué la sainte cène : « Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous ; car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour beaucoup, pour le pardon des péchés » (Matthieu 26 : 26-28).

Pendant ce repas, Jésus a désigné le traître, Judas Iscariot, qui s’est alors hâté de partir. « Il faisait nuit » (Jean 13 : 30).

↗ La sainte cène : Se reporter aux questions 494 sqq.

164 Que s’est-il passé dans le jardin de Gethsémané ?

Après l’institution de la Cène, Jésus s’est rendu dans le jardin de Gethsémané avec les onze apôtres qui étaient restés auprès de lui. La nature humaine du Fils de Dieu se montre à la peur qu’il éprouve dans la perspective de sa mort à la croix. Humblement, il s’est mis à genoux pour la combattre au moyen de la prière : « Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne » (Luc 22 : 42). Jésus s’est donc entièrement soumis à la volonté de son Père : il était disposé à consentir le sacrifice de sa vie. Un ange est alors apparu, pour le fortifier (cf. Luc 22 : 43). Les apôtres, quant à eux, s’étaient endormis. Peu de temps après, Jésus a été arrêté.

165 Comment s’est déroulée l’arrestation de Jésus ?

Tandis que Jésus demandait aux apôtres de veiller avec lui, une foule de gens armés, envoyée par les principaux sacrificateurs, est arrivée. Judas Iscariot les a menés auprès de Jésus qu’il a trahi au moyen d’un baiser : « Celui à qui je donnerai un baiser, c’est lui ; saisissez-le » (Matthieu 26 : 48).

« Et il vint vers les disciples, qu’il trouva endormis, et il dit à Pierre : Vous n’avez donc pu veiller une heure avec moi ! Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible » (Matthieu 26 : 40-41).

166 Quelle a été l’attitude des apôtres ?

Simon Pierre a tiré l’épée pour protéger Jésus et a coupé l’oreille d’un serviteur du souverain sacrificateur (cf. Jean 18 : 10). Jésus l’a alors retenu et a guéri le serviteur.

Jésus n’a pas fait usage de son pouvoir divin; il s’est laissé arrêter. Les apôtres l’ont alors abandonné et pris la fuite.

Lorsqu’au cours de cette nuit Simon Pierre a été accusé d’être un disciple de Jésus, il l’a démenti, reniant le Seigneur à trois reprises.

« Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là : Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme. Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26 : 69-75).

167 Jésus a-t-il reproché leur conduite à ses apôtres par la suite ?

Non, Jésus connaissait les faiblesses humaines de ses apôtres, et il ne leur en a pas fait reproche. Après sa résurrection, il s’est présenté en leur milieu, en leur adressant son salut de paix.

168 Que s’est-il passé après l’arrestation de Jésus ?

Le sanhédrin, les principaux sacrificateurs et les scribes ont condamné Jésus à mort pour blasphème. À leurs yeux, son blasphème consistait en le fait de s’être proclamé Fils de Dieu.

169 Qu’a fait Judas Iscariot après que Jésus avait été condamné ?

Après que Jésus avait été condamné à mort, Judas Iscariot a été pris de remords : il a rapporté les trente pièces d’argent aux principaux sacrificateurs, mais ceux-ci n’ont plus voulu avoir à faire avec lui. Alors il a jeté l’argent dans le temple et est allé se pendre (cf. Matthieu 27 : 1-5).

170 Comment Pilate et Hérode ont-ils traité Jésus ?

Après que Jésus avait été condamné par le sanhédrin, la plus haute autorité en Judée, il a été interrogé par Ponce Pilate, le gouverneur romain, détenteur de l’autorité judiciaire, les Juifs vivant alors sous la domination des Romains.

Pilate, tenant Jésus pour innocent, l’a fait remettre à Hérode (Antipas), le roi des Juifs. Cependant, les Romains ayant interdit aux Juifs d’appliquer la peine de mort, Hérode a renvoyé Jésus devant Ponce Pilate. Celui-ci l’a alors fait flageller. La foule a exigé que Jésus fût crucifié, lui reprochant de s’être proclamé « roi des Juifs » et ainsi élevé contre l’empereur romain, ce qui était puni de mort (cf. Jean 19 : 12).

Pilate pensait connaître un moyen de rendre la liberté à Jésus : À l’occasion de la Pâque, il était de coutume de gracier un condamné, aussi Pilate a-t-il proposé à la foule de choisir entre Jésus et Barabbas, un brigand. Excitée par les principaux sacrificateurs et les anciens, la foule a choisi Barabbas. Dans le but d’exprimer qu’il ne se sentait plus responsable de la suite des événements, Ponce Pilate s’est lavé les mains en présence de la foule, en disant : « Je suis innocent du sang de ce juste » (Matthieu 27 : 24). Puis il a fait une fois encore battre Jésus de verges et l’a livré aux soldats en vue de sa crucifixion.

Jésus est né sous le règne d’Hérode Ier. Sa comparution devant Ponce Pilate a eu lieu, quand Hérode Antipas, fils d’Hérode Ier, régnait en Galilée.

La flagellation était un châtiment corporel, une torture antique, lors de laquelle les condamnés étaient frappés à l’aide de fouets, de lanières, de tiges souples ou de verges. Les Évangiles évoquent la flagellation de Jésus ; le livre des Actes des Apôtres rapporte d’autres flagellations subies par les apôtres.

171 Quelle a été l’attitude de Jésus au long des souffrances qu’il a endurées ?

Jésus a subi sans mot dire tous ces mauvais traitements, humiliations et médisances. Lorsque, pour se moquer de lui, on l’a coiffé d’une couronne d’épines, il a supporté l’outrage en faisant preuve de dignité.

172 Où s’est arrêté le calvaire de Jésus ?

C’est à Golgotha que Jésus a été cloué à la croix. Deux malfaiteurs ont été crucifiés avec lui. La croix de Jésus se dressait entre les deux autres, faisant s’accomplir ainsi la prophétie en Ésaïe 53 : 12 : Le Seigneur a été mis au nombre des malfaiteurs et traité comme tel. Les grandes souffrances de Jésus se sont terminées par une cruelle agonie, longue de plusieurs heures. 

La crucifixion était un mode d’exécution habituel dans l’Antiquité, synonyme, pour le condamné, d’une mort lente et atroce. On le liait ou le clouait à un poteau vertical muni ou non d’une poutre transversale.

173 Qui est responsable de la mort de Jésus ?

Du fait de l’intervention du gouverneur romain, la condamnation et l’exécution de Jésus ne sont pas imputables seulement au peuple juif : des païens y ont aussi participé.

Tous les hommes de toutes les époques sont pécheurs, donc coupables. Jésus est mort pour les péchés de tous les hommes, et c’est pourquoi, en fin de compte, tous les hommes sont responsables de la mort de Jésus.

174 Quelles ont été les dernières paroles de Jésus à la croix ?

Diversement rapportées dans les Évangiles, les dernières paroles de Jésus sont traditionnellement classées dans l’ordre suivant :

« Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23 : 34).

Jésus a intercédé en faveur de tous ceux qui l’avaient fait crucifier, sans avoir conscience de la portée de leurs actes. Ce faisant, Jésus a accompli, d’une manière sans pareille, le commandement de l’amour des ennemis (cf. Matthieu 5 : 44-45.48).

« Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23 : 43).

Jésus s’adressait ici au malfaiteur repentant qui avait imploré sa grâce et l’avait professé comme étant le Seigneur. Ce « paradis » est le séjour des pieux et des justes dans l’au-delà.

« Femme, voilà ton fils. » – « Voilà ta mère » (Jean 19 : 26.27).

Jésus a confié sa mère, Marie, à l’apôtre Jean. Ici se révèlent la sollicitude et l’amour de Christ qui, malgré sa propre détresse, s’engage encore pour son prochain.

La tradition chrétienne voit en Marie le symbole de l’Église. Celle-ci est confiée à la garde et à la protection de l’apostolat représenté par Jean.

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Marc 15 : 34).

Par ces paroles extraites du Psaume 22, les Juifs pieux s’adressent à Dieu, à l’approche de leur mort. Ils déplorent ainsi d’une part le sentiment qu’ils ont de son éloignement, mais témoignent cependant d’autre part leur foi en sa toute-puissance et en sa grâce. Jésus s’est approprié lui aussi cette déclaration habituelle des hommes au moment de leur agonie.

« J’ai soif » (Jean 19 : 28).

Dans son agonie, Jésus avait soif et demandait à boire.

Il y a un lien entre cette parole et le passage en Psaumes 69: 22 : « Ils mettent du fiel dans ma nourriture, et, pour apaiser ma soif, ils m’abreuvent de vinaigre. » Elle est aussi interprétée dans le sens où Jésus a bu le calice amer jusqu’à la lie, c’est-à-dire qu’il a souffert jusqu’au bout.

« Tout est accompli » (Jean 19 : 30).

C’était environ à la neuvième heure, en début d’après-midi, que ces paroles ont été prononcées. Jésus a consenti le sacrifice de sa vie pour la rédemption des hommes.

« Père, je remets mon esprit entre tes mains » (Luc 23 : 46).

À l’évidence, même face à la mort, Jésus-Christ faisait entièrement confiance à son Père.

175 Quels événements ont-ils été concomitants à la mort du Seigneur à la croix ?

Quand Jésus est mort à la croix, la terre a tremblé, et des rochers se sont fendus. Le voile qui, dans le temple, séparait le lieu saint du lieu très saint, s’est déchiré. La mort de Jésus-Christ a rendu caduc le culte sacrificiel de l’Ancienne Alliance ; par son sacrifice, l’accès à Dieu a été ouvert.

Sentant la terre trembler, le centenier romain et ses soldats qui gardaient Jésus, se sont écriés : « Assurément, cet homme était Fils de Dieu » (Matthieu 27 : 54). De cette manière, même des païens ont attesté que Jésus est Fils de Dieu.

Ancienne Alliance – Nouvelle Alliance : Sur le mont Sinaï, Dieu avait conclu une alliance avec le peuple d’Israël, les descendants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Le signe de cette Ancienne Alliance était la circoncision. Fait aussi partie de l’Ancienne Alliance la loi mosaïque, par laquelle s’exprime la volonté de Dieu. La mort sacrificatoire de Jésus fonde la Nouvelle Alliance. Cette Nouvelle Alliance n’inclut plus seulement les Juifs, mais tous les hommes. C’est par le baptême d’eau qu’on intègre la Nouvelle Alliance.

176 Qu’est-il advenu du corps de Jésus ?

Joseph d’Arimathée, un membre du sanhédrin, a demandé à Pilate la permission de prendre le corps de Jésus, pour le mettre dans un tombeau. Avec Nicodème, qui était un jour allé trouver le Seigneur et avait été enseigné par lui (cf. Jean 3 : 1-2), il a ensuite déposé le corps dans un sépulcre neuf. Une pierre a été roulée devant l’entrée du tombeau que les principaux sacrificateurs ont fait garder par des soldats, de peur que les disciples ne subtilisent le corps de Jésus.

« Le lendemain, qui était le jour après la préparation, les principaux sacrificateurs et les pharisiens allèrent ensemble auprès de Pilate, et dirent : Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait encore : Après trois jours je ressusciterai. Ordonne donc que le sépulcre soit gardé jusqu’au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas dérober le corps, et dire au peuple : Il est ressuscité des morts. Cette dernière imposture serait pire que la première. Pilate leur dit : Vous avez une garde ; allez, gardez-le comme vous l’entendez. Ils s’en allèrent, et s’assurèrent du sépulcre au moyen de la garde, après avoir scellé la pierre » (Matthieu 27 : 62-66).

177 Pourquoi Jésus a-t-il dû souffrir et mourir ?

Dieu, le Fils, s’est incarné en Jésus ; il est venu en ce monde pour porter les péchés des hommes. C’est de son plein gré et animé d’amour divin qu’il a consenti le sacrifice de sa vie, pour délivrer les hommes de la mort. Si le pouvoir du péché est grand, celui de l’amour divin est plus grand encore et se manifeste dans le fait que Jésus-Christ a offert sa vie en sacrifice.

↗ Délivrance de la mort spirituelle / Rédemption : Se reporter aux questions 89-90, 108-109, 215-216

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15 : 13).

178 Quelle importance les souffrances et la mort de Jésus ont-elles, par conséquent, pour les hommes ?

La mort sacrificatoire de Jésus constitue le fondement de la nouvelle relation de l’homme à Dieu. L’homme pécheur peut revenir auprès de Dieu.

179 L’Ancien Testament contient-il des indications au sujet de la mort sacrificatoire de Jésus ?

Oui, en Ésaïe 53 : 3-5 il est question d’un serviteur de Dieu humilié et souffrant : « Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage […]. Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé […] Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » Ce sont là autant d’indications au sujet du calvaire et de la mort sacrificatoire de Jésus-Christ.

180 Jésus lui-même a-t-il fait allusion à ses souffrances et à sa mort ?

Oui, à plusieurs reprises, Jésus a fait allusion à ses souffrances et à sa mort, et même à sa résurrection.

Après que Pierre lui avait dit: « [Tu es] le Christ de Dieu », Jésus a évoqué ses souffrances et sa mort prochaines : « … il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes, qu’il soit mis à mort, et qu’il ressuscite le troisième jour » (cf. Luc 9 : 20-22).

Jésus avait fait une déclaration semblable après les événements de la montagne de la Transfiguration : « Le Fils de l’homme sera livré entre les mains des hommes ; ils le feront mourir, et, trois jours après qu’il aura été mis à mort, il ressuscitera » (Marc 9 : 31).

Avant d’entrer dans Jérusalem, il avait dit à ses apôtres : « Le Fils de l’homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux païens, pour qu’ils se moquent de lui, le battent de verges, et le crucifient ; et le troisième jour il ressuscitera » (Matthieu 20 : 18-19).

Face aux pharisiens et aux scribes, Jésus a dit qu’il ressusciterait au bout de trois jours, leur rappelant l’histoire du prophète Jonas : « Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre » (Matthäus 12,40).

181 Que disent les épîtres des apôtres au sujet de la mort sacrificatoire de Jésus ?

En II Corinthiens 5 : 19, l’importance de la mort sacrificatoire de Jésus à la croix est décrite en ces termes : « Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même. » En I Jean 3 : 16, il est dit : « Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous. »

S’opposant aux hérésies qui niaient l’humanité de Jésus-Christ et sa résurrection, l‘apôtre Paul met en évidence le fait « que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures » (I Corinthiens 15 : 3-4).

182 Que signifie la croix ?

La croix de Christ est le signe de la réconciliation de Dieu avec les hommes pécheurs. Dans l’Antiquité, la mort à la croix symbolisait l’échec : elle était la fin ignominieuse d’un être méprisé et exclus de la société humaine. Dans le cas de Jésus cependant, cette défaite apparente est en réalité une victoire : En mourant à la croix, il a réalisé une œuvre incomparable de rédemption.

« Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés elle est une puissance de Dieu » (I Corinthiens 1 : 18).

183 Que s’est-il passé après que Jésus était mort ?

Après sa mort, Jésus-Christ est entré dans le séjour des morts. En I Pierre 3 : 18-20, il est dit qu’après sa mort à la croix le Fils de Dieu est allé prêcher à ceux qui avaient été désobéissants aux jours de Noé, en vue de leur proposer le salut : « Car l’Évangile fut aussi annoncé aux morts, afin qu’après avoir été jugés comme les hommes dans la chair, ils vivent selon Dieu par l’esprit » (I Pierre 4 : 6).

Comme il s’était tourné vers les pécheurs ici-bas, le Fils de Dieu s’est aussi tourné vers les morts. Depuis qu’il a consenti le sacrifice de sa vie, la rédemption est aussi possible pour les morts.

« Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu ; il a été mis à mort quant à la chair, et rendu vivant quant à l’Esprit, dans lequel aussi il est allé prêcher aux esprits en prison, qui autrefois avaient été incrédules, lorsque la patience de Dieu se prolongeait, aux jours de Noé, pendant la construction de l’arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, c’est-à-dire huit, furent sauvées à travers l’eau » (I Pierre 3 : 18-20).

184 Par quel pouvoir Jésus-Christ est-il ressuscité ?

La résurrection de Jésus-Christ est l’œuvre de la Trinité divine :

  • Se révèle, d’une part, le pouvoir de Dieu, le Père, qui a « réveillé » Jésus d’entre les morts : « Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous avez tué, en le pendant au bois » (Actes 5 : 30).
  • Se sont accomplies, d’autres part, ces paroles de Dieu, le Fils : « J’ai le pouvoir de la [= ma vie] donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre » (Jean 10 : 18).
  • Finalement, l’épître de Paul aux Romains atteste l’intervention de Dieu, le Saint-Esprit : « Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous » (Romains 8 : 11).

La résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts est la démonstration du pouvoir de Dieu sur la mort.

185 Y a-t-il des témoins de la résurrection de Jésus-Christ ?

Il n’y a pas eu de témoin oculaire de la résurrection de Jésus-Christ. L’Écriture sainte en témoigne cependant à de multiples reprises. Le sépulcre vide est l’un de ces témoignages ; les autres consistent en les différentes apparitions du Ressuscité pendant les quarante jours qui se sont écoulés entre sa résurrection et son ascension : il s’agit de personnes concrètes, à qui il s’est montré et qui l’ont reconnu.

La résurrection de Jésus n’est pas un rêve de ses adeptes, mais un fait réel ; elle a réellement eu lieu.

« Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures ; et qu’il est apparu à Céphas, puis aux douze. Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont morts. Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres » (I Corinthiens 15 : 3-7).

186 Quelle importance la résurrection de Jésus-Christ revêt-elle pour les hommes ?

Jésus-Christ est ressuscité. De ce fait, le croyant est en droit d’espérer en sa propre résurrection et en la vie éternelle : « Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ » (I Corinthiens 15 : 20-22).

La foi en la résurrection de Jésus-Christ est indispensable, parce que celle-ci démontre que Jésus-Christ est le Sauveur du monde (cf. I Corinthiens 15 : 14).

↗ Le Sauveur : Se reporter aux questions 108 ainsi que 110 sqq.

187 Quelles apparitions du Ressuscité sont-elles rapportées dans le Nouveau Testament ?

Jésus, le Ressuscité, est souvent apparu à ses disciples (hommes et femmes), comme le montrent les exemples suivants :

Marie de Magdala et d’autres femmes ont été les premiers témoins à voir le Ressuscité : « Et voici, Jésus vint à leur rencontre, et dit : Je vous salue. Elles s’approchèrent pour saisir ses pieds, et elles l’adorèrent » (Matthieu 28 : 9).

Le Ressuscité a accompagné, sans qu’ils le reconnaissant en un premier temps, des disciples qui se rendaient au village d’Emmaüs. Il leur a expliqué l’Écriture et a finalement rompu le pain avec eux, leur permettant ainsi de le reconnaître (cf. Luc 24 : 13-35).

Au soir du jour de sa résurrection, Jésus s’est présenté au milieu de ses disciples. Ressuscité et vainqueur de la mort et du péché, il a confié à ses apôtres le pouvoir de rendre le pardon des péchés accessible aux hommes : « Recevez le Saint-Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (cf. Jean 20 : 19-23).

Le Seigneur est aussi apparu à quelques-uns de ses disciples sur les bords du lac de Tibériade et il a confié à l‘apôtre Pierre la mission de « paître les agneaux et les brebis de Christ », c’est-à-dire de prendre soin de tous les membres de l’Église (le ministère ou service pétrinien ; cf. Jean 21 : 15-17).

Le Seigneur ressuscité s’est montré à ses apôtres : « Il leur apparut vivant, et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu » (Actes 1 : 3).

En I Corinthiens 15: 6, l’apôtre Paul écrit que Jésus, le Ressuscité, est apparu à plus de cinq cents frères à la fois.

↗ Pardon des péchés, exemples d’actes accomplis en vertu d’un mandat, d’un pouvoir : Se reporter à l’explication de la question 415 et aux questions 645 sqq.

↗ Le ministère (service) pétrinien : Se reporter à la question 457 et à son explication

« Cependant Marie se tenait dehors près du sépulcre, et pleurait. Comme elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre ; et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds. Ils lui dirent : Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur répondit : Parce qu’ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l’ont mis. En disant cela, elle se retourna, et elle vit Jésus debout ; mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit : Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et je le prendrai. Jésus lui dit : Marie ! Elle se retourna, et lui dit en hébreu : Rabbouni ! c’est-à-dire, Maître ! » (Jean 20 : 11-16).

188 Quel a été le comportement des principaux sacrificateurs après la résurrection de Jésus-Christ ?

Lorsqu’ils ont eu connaissance de sa résurrection, ils ont soudoyé les soldats en leur disant : « Dites : Ses disciples sont venus de nuit le dérober, pendant que nous dormions » (Matthieu 28 : 13).

189 Qu’est-ce que le corps de résurrection de Jésus-Christ ?

Le corps de résurrection échappe à la finitude et à la mortalité, et n’est lié ni à l’espace ni au temps. Le corps de résurrection de Jésus-Christ est un corps que ni la maladie ni le vieillissement ni la mort ne peuvent atteindre : c’est un corps glorieux.

Revêtu de ce corps glorieux, Jésus-Christ s’est présenté parmi ses disciples ; il a traversé des portes fermées, rompu le pain avec ses disciples, leur a montré les marques des plaies de la crucifixion et a mangé avec eux. Il leur a fait comprendre ainsi qu’ils n’avaient pas affaire à un « esprit », mais bel et bien à Jésus-Christ, dans sa présence corporelle.

« Résurrection » n’est pas synonyme de retour à l’existence terrestre.

↗ Résurrection : Se reporter aux questions 535, 559

Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, […] Jésus vint, se présenta au milieu d’eux » (Jean 20 : 19).

« Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi ; touchez-moi et voyez, un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’ai. Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds » (Luc 24 : 39-40).

190 Que s’est-il passé lors de l’ascension de Jésus-Christ ?

Quarante jours après sa résurrection, Jésus-Christ est monté au ciel. Des témoins l’ont vu : Après avoir parlé avec ses apôtres et les avoir bénis, il a été élevé, et une nuée l’a dérobé à leurs yeux. Tandis qu’ils tentaient de le suivre du regard, deux anges sont venus à leurs côtés et leur ont dit : « Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel » (Actes 1 : 11).

« Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant je quitte le monde, et je vais au Père » (Jean 16 : 28).

191 Où est allé Jésus-Christ en montant au ciel ?

Jésus-Christ est retourné auprès de son Père : « Il s’assit à la droite de Dieu » (Marc 16 : 19).

192 Que signifie : « Jésus-Christ est assis à la droite de Dieu » ?

Dans l’Antiquité, celui qui se tenait, debout ou assis, à la droite d’un souverain avait part au pouvoir et à l’autorité de celui-ci. L’image montrant Jésus assis à la droite de Dieu renvoie par conséquent au fait qu’il a part à la plénitude du pouvoir et de la gloire de Dieu, le Père.

Or, à l’avenir, Jésus-Christ veut partager cette gloire avec les siens. Dans la prière sacerdotale, il a dit : « Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire » (Jean 17 : 24). Cette demande s’accomplira quand Jésus-Christ enlèvera les siens, d’entre les morts et les vivants, pour les prendre auprès de lui, et qu’ils seront alors pour toujours avec lui.

↗ Enlèvement : Se reporter aux questions 559 sqq.

« Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur : nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont décédés. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (I Thessaloniciens 4 : 15-17).

193 Jésus-Christ est-il présent sur la terre même après son ascension ?

Oui, à travers le Saint-Esprit, la troisième Personne de la Trinité divine, qui œuvre actuellement dans l’Église, Jésus-Christ est présent sur cette terre même après son ascension. Il accomplit ainsi sa promesse : « Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28 : 20).

↗ Saint-Esprit : Se reporter aux questions 197 sqq.

194 Que voulait dire Jésus par les paroles : « Je reviendrai » ?

Jésus a dit à ses disciples : « Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi » (Jean 14 : 3). Jésus-Christ reviendra, en qualité d’Époux cette fois.

Lors de son retour en qualité d’Époux, il prendra auprès de lui, d’entre les morts et les vivants, ceux qui auront reçu le don du Saint-Esprit et qui se seront laissés préparer en vue de cet événement au sein de l’Église-Épouse. Le retour de Jésus-Christ est proche.

↗ Espérance en l’avenir : Se reporter aux questions 549 sqq.

195 Quelles autres dénominations sont-elles encore données au retour de Jésus-Christ ?

Cet événement qu’est le retour de Jésus-Christ est appelé « jour du Seigneur », « jour de Christ », « avènement de notre Seigneur », « manifestation de la gloire de Christ », « apparition de notre Seigneur », « retour du Seigneur », « retour de Christ ».

Cet événement n’est pas le Jugement Dernier, mais l’enlèvement de l’Épouse de Christ pour les noces de l’Agneau.

« Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues, son épouse s’est préparée » (Apocalypse 19 : 7).

196 Quelles indications au sujet du retour de Christ trouvons-nous dans le Nouveau Testament ?

Dans le Nouveau Testament, ce sont surtout les épîtres des apôtres qui attestent la promesse du retour de Christ. Sa première épître à l’Église de Corinthe, l’apôtre Paul la conclut par ce salut : « Maranatha ! », c’est-à-dire : « Notre Seigneur vient » (cf. I Corinthiens 16 : 22).

L’apôtre Jacques appelait à la patience jusqu’à l’avènement du Seigneur, « car l’avènement du Seigneur est proche » (Jacques 5 : 8). L’épître aux Hébreux exhorte, elle aussi, à la patience : « Encore un peu, un peu de temps, celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas » (Hébreux 10 : 37).

La seconde épître de Pierre (cf. II Pierre 3 : 9) prend le contre-pied de tous ceux qui nient le retour de Christ ; elle exclut également tout retard dans l’accomplissement de la promesse de son retour.

197 Qui est le Saint-Esprit ?

Le Saint-Esprit est vrai Dieu. Il est la troisième Personne de la Trinité divine et, avec le Père et le Fils, il est adoré comme étant Seigneur et Dieu. Le Saint-Esprit procède de Dieu, le Père et le Fils. Le Saint-Esprit vit en éternelle communion avec eux et, comme eux, il agit à l’échelle universelle.

« À l’échelle universelle » : Les Personnes de la Trinité divine n’agissent pas seulement dans un endroit donné ou limité, mais toujours et partout, où elles le veulent, ici-bas et dans l’au-delà.

198 Comment le Saint-Esprit se révèle-t-il comme étant une Personne divine ?

Le Saint-Esprit se révèle comme étant une Personne de la Trinité divine, en envoyant, tout comme Dieu, le Fils, des hommes avec la mission de diffuser l’Évangile. En Actes 13 : 4, il est dit : « Barnabas et Saul, envoyés par le Saint-Esprit, descendirent à Séleucie, et de là ils s’embarquèrent pour l’île de Chypre. »

Il assiste, dans leurs détresses, ceux qui professent leur foi en le Seigneur : « Ne vous inquiétez pas de la manière dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz ; car le Saint-Esprit vous enseignera à l’heure même ce qu’il faudra dire » (Luc 12 : 11-12).

Le Saint-Esprit enseigne les envoyés de Dieu : « Dieu nous les a révélées par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu » (I Corinthiens 2 : 10).

↗ La Trinité : Se reporter aux questions 51, 61 sqq.

199 Quels sont les autres noms donnés au Saint-Esprit ?

Le Saint-Esprit est aussi appelé « Esprit de Dieu », « Esprit de l’Éternel », « Esprit de vérité », « Esprit de [Jésus-] Christ », « Esprit de gloire ». Jésus a parlé du Saint-Esprit comme étant le Consolateur et le compagnon divin (le Paraclet).

200 Que signifie : « Le Saint-Esprit est le Consolateur et le compagnon » ?

Jésus-Christ est le consolateur, le compagnon et l’avocat des siens. Dans ses discours d’adieu, qu’il a prononcés avant son arrestation et sa crucifixion, il a promis la venue du Saint-Esprit comme nouveau consolateur et compagnon : « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous » (Jean 14 : 16). Le Saint-Esprit accompagne les croyants et les assiste en toute situation.

201 Que signifie : « Le Saint-Esprit est l’Esprit de vérité » ?

Le Saint-Esprit met en évidence ce qui est agréable à Dieu et ce qui est contraire à sa volonté. Esprit de vérité, il révèle la vérité et le mensonge. Le Saint-Esprit veille à ce que le message de la mort sacrificatoire, de la résurrection et du retour de Christ se perpétue et se propage à travers les âges.

« Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi » (Jean 15 : 26).

202 Que signifie : « Le Saint-Esprit est une puissance d’en haut » ?

La dénomination : « puissance d’en haut » indique que l’activité du Saint-Esprit implique une intervention puissante de la part de Dieu. « Puissance d’en haut » (Luc 24 : 49), le Saint-Esprit anime et emplit l’homme, et le conforte dans ses efforts en vue de mener une vie agréable à Dieu et de se préparer pour le retour de Christ.

203 À quoi reconnaissons-nous que le Saint-Esprit est à l’œuvre ?

L’activité du Saint-Esprit est manifeste dans le fait que Dieu s’est fait homme en Jésus-Christ : le Saint-Esprit est venu sur Marie (cf. Luc 1 : 35), et elle est devenue enceinte.

Nous reconnaissons de surcroît que le Saint-Esprit est à l’œuvre dans le fait qu’il révèle des pans de la vérité divine à des hommes (révélations et connaissances). À ce sujet, Jésus a dit : « Mais […] l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jean 14 : 26). Nous vérifions actuellement l’activité du Saint-Esprit dans la prédication et, surtout, dans le fait de garder vivante la promesse du retour de Jésus-Christ.

Les apôtres remplissent leurs tâches, parce qu’ils sont emplis du Saint-Esprit : « Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit » (Jean 20 : 22).

204 Qu’est-ce que le don du Saint-Esprit ?

Ilo convient de faire la distinction entre le Saint-Esprit, Personne de la Trinité divine, et le Saint-Esprit, don de Dieu.

Le Saint-Esprit, don de Dieu, est un cadeau de Dieu et une puissance qui procède de la Trinité. Le croyant qui reçoit ce don est empli en même temps de l’amour de Dieu.

Les baptisés qui reçoivent le don du Saint-Esprit acquièrent par là-même la filiation divine.

↗ Saint-Esprit : Se reporter aux questions 198 sqq.

↗ Enfant de Dieu : Se reporter à l’explication donnée à la question 530.

↗ Saint-scellé : Se reporter aux questions 515 sqq.

205 Comment recevoir le don du Saint-Esprit ?

Dieu offre le don du Saint-Esprit par l’imposition des mains et la prière d’un apôtre, comme le montrent, de manière exemplaire, les événements de Samarie :

« Les apôtres, qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, y envoyèrent Pierre et Jean. Ceux-ci, arrivés chez les Samaritains, prièrent pour eux, afin qu’ils reçoivent le Saint-Esprit. Car il n’était encore descendu sur aucun d’eux ; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent le Saint-Esprit » (Actes 8 : 14-17).

206 Est-il fait mention du Saint-Esprit dans l’Ancien Testament ?

Oui, lorsqu’il est question, dans l’Ancien Testament, de l’ « Esprit de Dieu », il s’agit du Saint-Esprit. Celui-ci n’y est cependant pas encore présenté comme étant une Personne de la Trinité divine.

207 Le Saint-Esprit a-t-il œuvré aux temps vétérotestamentaires ?

Oui, la Bible atteste l’activité du Saint-Esprit à de multiples reprises aux temps vétérotestamentaires. Le Saint-Esprit a stimulé des hommes pour faire d’eux des instruments selon la volonté divine. Il a notamment œuvré à travers les prophètes de l’Ancien Testament et parlé par eux. Le Saint-Esprit a suscité des promesses concernant la venue du Messie.

208 Le Saint-Esprit était-il aussi offert sous forme de don aux temps vétérotestamentaires ?

Non, aux temps vétérotestamentaires le Saint-Esprit animait des hommes de manière épisodique seulement. Ce n’est qu’après la mort sacrificatoire de Jésus-Christ que le Saint-Esprit pouvait être reçu comme un don sacramentel.

↗ Le Saint-Esprit, don sacramentel : Se reporter aux questions 428, 440, 523 sqq.

209Quand les promesses relatives à l’effusion du Saint-Esprit se sont-elles réalisées ?

Le 50e jour après Pâques, à la Pentecôte, le Saint-Esprit a été répandu sur les disciples rassemblés à Jérusalem.

210 Comment l’effusion du Saint-Esprit s’est-elle déroulée ?

La Bible rapporte ceci : « Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit » (Actes 2 : 1-4).

Sous la forme d’un don, d’une puissance d’en haut (cf. Luc 24 : 29), le Saint-Esprit a empli de manière pérenne les apôtres et tous ceux qui étaient avec eux.

211 Le Saint-Esprit a-t-il œuvré au-delà de l’époque des premiers apôtres ?

Oui, le Saint-Esprit œuvre encore à l’époque actuelle, nous permettant de vivre la présence de Dieu.

Le Seigneur lui-même a évoqué l’activité future du Saint-Esprit : « Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; […] il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir » (Jean 16 : 13).

212 Où le Saint-Esprit œuvre-t-il de nos jours ?

Le Saint-Esprit œuvre là où l’on croit en Jésus-Christ, où on le professe comme étant le Seigneur et où l’on mène sa vie au gré de sa volonté.

213 Le Saint-Esprit est-il agissant dans les sacrements ?

Oui, les trois Personnes de la Trinité divine agissent dans les sacrements. Dès lors donc que le Dieu Trinité agit, le Saint-Esprit, Personne de la Trinité, participe de cette action.

Les sacrements sont dispensés au nom et dans la puissance du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Par là, les sacrements ont une vertu salvifique.

↗ Sacrements : Se reporter aux questions 472 sqq.

214 Quel rapport y a-t-il entre le Saint-Esprit et le ministère apostolique ?

Les apôtres sont envoyés par Jésus-Christ. Par eux, il propose la rédemption aux hommes. Ils exercent leur ministère dans la puissance du Saint-Esprit, ce qui se répercute dans la dispensation des sacrements, dans l’annonce du pardon des péchés et dans la diffusion de l’Évangile ainsi que dans la vivification de la promesse du retour de Christ. Ainsi l’Épouse de Christ est-elle préparée en vue du retour de Jésus-Christ.

↗ Épouse de Christ (Église-Épouse) : Se reporter aux questions 387, 555, 561 sqq.

4 La nécessaire rédemption de l’être humain

215 Pourquoi les hommes ont-ils besoin d’être sauvés ?

Depuis la chute dans le péché, tout homme est pécheur. Le malin l’a incité à pécher. Aucun homme ne peut vivre sans commettre de péchés ; tous sont pris dans les filets du péché. C’est de cet état que Dieu veut les délivrer, c’est-à-dire les rédimer, les sauver.

↗ La chute dans le péché et ses conséquences : Se reporter aux questions 88 sqq.

216 Qu’est-ce que la « rédemption » ?

La rédemption est d’abord libération, délivrance de liens et d’entraves. Dans le contexte du sacrifice de Christ, la rédemption est synonyme de délivrance des liens et entraves du mal.

217 D’où vient le mal ?

L’origine du mal ne peut ni s’appréhender ni s’expliquer au moyen de la raison.

218 Qu’est-ce que le mal ?

Le mal est une force destructrice opposée à Dieu.

219 Comment le mal se manifeste-t-il ?

Le mal se manifeste de diverses manières, notamment par la destruction, le mensonge, l’envie, la cupidité, et débouche finalement sur la mort.

220 Le mal existe-t-il aussi sous une forme personnifiée ?

Oui, le mal est aussi personnifié pour s’appeler, par exemple, « diable » ou « Satan » (cf. Matthieu 4 : 1 ; Marc 1 : 13). Ennemi de Christ, il est aussi désigné comme l’ « Antéchrist ».

221 Comment le mal a-t-il touché les hommes ?

Dieu a donné aux hommes la possibilité de choisir de lui obéir ou non. C’est lorsque l’homme s’est détourné de Dieu, en choisissant de lui désobéir, que le mal est apparu. Le mal n’a donc pas été créé par Dieu, mais sans doute permis par lui, puisqu’il n’a pas empêché l’homme de faire son choix.

222 Le mal existera-t-il toujours ?

Non, le mal n’existera pas toujours. Jésus-Christ a déjà brisé le pouvoir du mal. En I Jean 3 : 8, il est dit : « Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable. »

Après le règne de paix, une dernière possibilité de s’opposer à Dieu sera donnée au mal, puis il sera réduit à l’impuissance. Dans la nouvelle création, il n’y aura pas de place pour le mal.

↗ Le règne (royaume) de paix : Se reporter aux questions 575 sqq.

223 Que rapporte la Bible au sujet de la chute dans le péché ?

Dieu avait donné l’ordre à Adam et Ève de ne pas manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, planté au milieu du jardin d’Éden. Il les a aussi rendus attentifs aux conséquences de la transgression de son commandement : « Le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement » (Genèse 2 : 17). Le diable les a influencés en les faisant douter de la parole de Dieu : « Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal » (Genèse 3 : 4-5). Adam et Ève ont cédé à la tentation et ont péché : ils se sont rebellés contre Dieu, ont transgressé son commandement et mangé du fruit de l’arbre. Cette désobéissance envers Dieu est appelée la « chute dans le péché ».

224 Quelles ont été les conséquences, pour l’homme, de sa chute dans le péché?

La chute dans le péché a entraîné des changements dans la vie de l’homme, auxquels celui-ci n’a pas pu remédier. L’homme a eu peur de Dieu et s’est caché loin de sa face. La relation des hommes entre eux et celle de l’homme à la création en ont aussi été changées.

Depuis lors, la vie de l’homme est pénible et limitée : « … car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière » (Genèse 3 : 19).

Une autre conséquence de la chute dans le péché a été la séparation de l’homme d’avec Dieu : Dieu l’a chassé hors du jardin d‘Éden (cf. Genèse 3 : 23-24).

« Et l’Eternel Dieu le chassa du jardin d’Éden, pour qu’il cultive la terre, d’où il avait été pris. C’est ainsi qu’il chassa Adam ; et il mit à l’orient du jardin d’Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie » (Genèse 3 : 23.24).

225 Quelle est l’attitude de Dieu envers l’homme tombé dans le péché ?

Dieu continue d’aimer l’homme, même après sa chute dans le péché. Malgré sa désobéissance, il prend soin de lui : dans sa sollicitude, il confectionne des habits de peaux pour Adam et Ève (cf. Genèse 3 : 21).

L’amour que Dieu voue à l’homme tombé dans le péché se révèle à la perfection dans l’envoi de Jésus-Christ qui vainc le péché. « Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes. Car, comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes » (Romains 5 : 18-19).

226 Quelle a été l’évolution de l’humanité après la chute dans le péché ?

Après la chute dans le péché, les péchés des hommes ont augmenté de manière effrayante : Malgré la mise en garde de Dieu, Caïn a commencé par tuer son frère Abel (cf. Genèse 4 : 6-8).

Dans la suite des temps, les hommes ont péché de plus en plus, si bien que Dieu a décidé de les juger, en faisant survenir le déluge. Seul Noé a trouvé grâce à ses yeux. Sur l’ordre de Dieu, il a construit une arche, dans laquelle il a été sauvé avec sa famille (cf. Genèse 6 : 5-7.17-18).

Cependant, même après ce châtiment, les hommes ont continué de désobéir à Dieu. Ainsi la Bible rapporte-t-elle notamment l’histoire de la tour de Babel : Dieu a fait échouer ce projet à cause de l’orgueil et de la soif de célébrité manifestés par ses bâtisseurs ; il a fait en sorte qu’ils ne se comprennent plus (cf. Genèse 11 : 1-8).

« Cependant, Caïn adressa la parole à son frère Abel ; mais, comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua » (Genèse 4 : 8).

227 La chute dans le péché a-t-elle des conséquences pour tous les hommes ?

Oui, depuis la chute dans le péché, tous les hommes subissent le pouvoir du péché. Le péché entraîne la séparation d’avec Dieu, c’est-à-dire la mort spirituelle : « C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché » (Romains 5 : 12). Chez l’homme, la propension au péché (la concupiscence) demeure ; de lui-même, il ne peut retourner à son état d’impeccabilité (absence de péché).

↗ Mort spirituelle : Se reporter aux questions 89 sqq.

La propension au péché (la concupiscence) : La chute dans le péché a fait naître en l’homme la tendance à pécher ; c’est cette tendance, cette propension qui est appelée « concupiscence ». Elle suscite les pensées et les actes pécheurs. Bien que les péchés puissent être pardonnés, cette propension au péché subsiste.

228 La chute dans le péché a-t-elle, de surcroît, des conséquences pour la Création ?

Oui, la chute des hommes dans le péché a des répercussions d’une grande portée sur la Création : Le sol est maudit : « Puisque […] tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : « Tu n’en mangeras point ! », le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs » (cf. Genèse 3 : 17-18). Parfaite à l’origine, la Création est désormais altérée et doit, elle aussi, être délivrée de la malédiction qui repose sur elle.

« Car la création a été soumise à la vanité, […] avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, […]. Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement » (Romains 8 : 20-22).

229 Qu’est-ce que le péché ?

Est péché tout ce qui s’oppose à la volonté de Dieu et est contraire à sa nature, soit toute parole, tout acte et toute pensée contraires à la volonté et à la nature de Dieu. Est péché aussi le fait d’omettre sciemment de faire le bien (cf. Jacques 4 : 17). En commettant un péché, l’homme se rend coupable envers Dieu.

230 Comment le péché et la culpabilité se différencient-ils l’un de l’autre ?

Le péché est absolu et ne peut se relativiser. Il sépare de Dieu.

Nous pouvons cependant supposer que, dans sa justice et sa miséricorde, Dieu juge de manière nuancée le degré de culpabilité du pécheur.

Explication au sujet du degré de culpabilité : Il y a une différence entre le fait de voler par nécessité ou par goût ; dans les deux cas, il y a péché, à savoir transgression du 7e commandement, mais le degré de culpabilité qui en résulte n’est sans doute pas le même. Dans son omniscience, Dieu évalue toujours avec justice le degré de culpabilité lié au péché qui a été commis. Entreront en ligne de compte des influences et des situations précises comme, par exemples, des structures sociales, des situations de détresse ou encore des prédispositions maladives.

231 Comment mettre fin à la séparation d’avec Dieu ?

Pour parvenir dans la proximité de Dieu, il est nécessaire d’obtenir le pardon des péchés.

↗ Pardon des péchés : Se reporter à la question 652

232 Qui détermine ce qui est ou non péché ?

C’est Dieu qui détermine ce qui est péché ; l’homme n’y est en aucun cas habilité.

233 Comment reconnaître ce qui est péché ?

La Bible nous dit ce qui est péché, c’est-à-dire ce qui s’oppose à la volonté de Dieu :

  • la transgression des Dix commandements (Exode 20 : 20),
  • le non-accomplissement des vœux faits à Dieu (cf. Deutéronome 23 : 22),
  • le refus de croire en Christ (cf. Jean 16 : 9),
  • l’avarice, l’envie et toutes choses semblables.

Le Saint-Esprit le met en évidence lors de la prédication.

234 Avec quels dons Dieu aide-t-il l’homme pécheur ?

Dieu a fait don à l’homme de la conscience, de la raison et de la foi. Pour l’homme, faire usage de ces dons, c’est répondre de la bonne manière à la sollicitude divine.

235 Comment mettre en œuvre la conscience, la raison et la foi ?

La conscience, la raison et la foi doivent être focalisées sur Jésus-Christ.

236 À quoi sert la conscience ?

La conscience peut aider à prendre des décisions conformes à la volonté de Dieu. La conscience permet de juger de ce qui est bien et mal. De surcroît, et pour peu qu’elle soit déterminée par la raison et la foi, la conscience permet à l’homme de savoir si, par son comportement, il s’est rendu coupable envers Dieu ou envers son prochain.

237 À quoi sert la raison ?

La raison peut, d’une part, inciter l’homme à se comporter d’une manière agréable à Dieu. La raison permet à l’homme de se conduire de manière responsable devant Dieu et devant son prochain. Elle est utile, d’autre part, à la compréhension de l’Évangile et à la profession de la foi.

238 La raison humaine a-t-elle des limites ?

Oui, dans sa finitude, la raison humaine est impuissante à saisir Dieu dans son infinité. La nature et l’agir de Dieu surpassent toute raison humaine (cf. Philippiens 4 : 7). Par conséquent, la raison ne saurait être l’aune de toute chose.

« Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » (Philippiens 4 : 7).

239 Qu’est-ce que la foi ?

La foi en Dieu implique la confiance, l’obéissance et la fidélité. L’homme est ainsi à même d’espérer en la miséricorde et en l’aide de Dieu. En Hébreux 11 : 1, la foi est définie comme suit : « Or, la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. »

240 Comment l’homme parvient-il à la foi ?

À l’origine de la foi, il y a toujours Dieu qui se révèle au moyen de sa parole et de ses œuvres. La foi est un cadeau de Dieu. La véritable foi repose sur la grâce de Dieu qui réside dans l’élection.

En même temps, la foi est aussi devoir pour l’homme, car son accession à la foi et la grandeur de celle-ci dépendent aussi de sa propre contribution : l’homme doit vouloir croire. Aussi faut-il implorer la foi dans la prière.

« Je crois ! viens au secours de mon incrédulité ! » (Marc 9 : 24).

241 En quoi consiste le devoir du croyant ?

L’homme est exhorté à recevoir la parole de Dieu, à s’y fier et à la mettre en pratique. Jésus-Christ exige ceci : « Croyez en Dieu, et croyez en moi » (Jean 14 : 1). Il promet que « quiconque croit en lui ne [périra] point, mais [aura] la vie éternelle » (cf. Jean 3 : 16). Il met aussi en évidence la conséquence de l’incrédulité : « Si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés » (Jean 8 : 24).

« Ainsi la foi vient de la prédication et la prédication, c’est l’annonce de la parole du Christ » (Romains 10: 17. TOB).

242 Quelle est la finalité de la foi ?

La foi en Jésus-Christ est la condition préalable au salut qui réside dans le fait que

  • Dieu se réconcilie avec le pécheur,
  • l’homme peut devenir un enfant de Dieu (cf. Jean 1 : 12),
  • l’homme peut parvenir dans la communion éternelle avec Dieu.

« Or, sans la foi, il est impossible de lui [= Dieu] être agréable » (Hébreux 11 : 6).

243 Que faut-il entendre par « histoire de la rédemption » (ou « histoire du salut ») ?

Dans l’Écriture sainte, la notion de « salut » est utilisée au sens de « sauvetage », « protection » et « rédemption ». Par « histoire du salut » (ou de la rédemption), on entend l’agir de Dieu visant à procurer le salut aux hommes.

244 Que faut-il entendre par « plan de salut » ?

L’ensemble des événements, depuis la chute dans le péché jusqu’à la nouvelle création, est appelé « plan de salut » divin. Même si nous ne connaissons pas le plan de salut divin dans toute son étendue, nous discernons, dans le déroulement de l’histoire de la rédemption, le dessein salvateur de Dieu.

245 Comment s’accomplit l’histoire de la rédemption ?

Au cours des différentes périodes de l’histoire de la rédemption, Dieu module la nature et l’ampleur du salut qu’il accorde. Par-dessus toute chose, il y a la volonté salvatrice de Dieu qui s’étend à tous les hommes de toutes les époques.

Se reporter à l’Appendice : Les phases de l’histoire du salut

246 Quel était l’objet de l’espérance du salut aux temps vétérotestamentaires ?

Aux temps vétérotestamentaires, l’espérance du salut portait d’abord sur la délivrance de la détresse terrestre et la libération de la captivité. Progressivement cependant, Israël a concentré son espérance du salut de manière de plus en plus évidente sur la venue du Messie.

247 Quel est le fondement du salut ?

Jésus-Christ est l’auteur du salut éternel : « Après avoir été élevé à la perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel » (Hébreux 5 : 9). Il est le seul médiateur entre Dieu et les hommes (cf. I Timothée 2 : 5). En Actes 4 : 12, il est dit : « Il n’y a de salut en aucun autre [que Jésus-Christ] ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. »

Jésus-Christ est le Sauveur envoyé par Dieu, le Rédempteur qui a vaincu le péché. En lui, l’homme est sauvé du préjudice causé par le péché. Le sacrifice que Jésus a consenti à la croix rend possible la délivrance de l’homme de l’emprise du péché et l’abolition de sa séparation d’avec Dieu.

« Médiateur » : Jésus-Christ assure la médiation entre Dieu et les hommes : il représente les hommes devant Dieu, et Dieu devant les hommes. Il est l’avocat des hommes auprès de Dieu et fait connaître la volonté divine aux hommes. Par ailleurs, il est, en sa qualité de « médiateur », le chemin du salut : il ramène l’homme dans la communion avec Dieu.

« Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous » (I Timothée 2 : 5-6).

248 Qui peut obtenir le salut ?

Jésus-Christ propose le salut à tous les hommes, tant aux vivants qu’aux morts.

249 Dans quelle phase du plan de salut divin vivons-nous ?

Nous vivons actuellement dans la phase du plan de salut divin, au cours de laquelle l’Église-Épouse est rassemblée et préparée en vue du retour de Christ. À cette fin, les apôtres communiquent le salut au travers de la proclamation de la parole de Dieu et de la dispensation des sacrements.

↗ Église-Épouse : Se reporter aux questions 455, 557, 561 sqq.

250 Comment peut-on obtenir le salut de nos jours ?

Nul ne peut parvenir au salut par ses propres ressources. L’homme parvient au salut en croyant en Jésus-Christ et en recevant ce que Jésus-Christ a donné en vue du salut des hommes, savoir les sacrements et la parole de Dieu.

↗ Sacrements : Se reporter aux questions 472 sqq.

251 . Quel salut échoira-t-il à l’Église-Épouse lors du retour de Christ ?

Dès le retour de Christ, l’Église-Épouse parviendra, lors des noces dans le ciel, dans la communion éternelle avec Dieu.

252 Quand le plan de salut divin sera-t-il accompli ?

Selon la Bible, le plan de salut divin s’achèvera par la nouvelle création.

253 Quel est le fondement de l’élection par Dieu ?

L’élection est toujours fondée sur la volonté de Dieu. Nul ne peut influer sur le choix de Dieu.

254 Pourquoi Dieu procède-t-il à une élection ?

Dieu choisit des individus ou des groupes d´hommes pour les appeler à une destinée précise, déterminée par lui, et leur en confier la responsabilité.

255 Existe-t-il des exemples d’élection dans l’Ancien Testament ?

Oui, l’élection divine s’esquisse dès la Création : Dieu a choisi l’être humain parmi toutes ses créatures pour lui confier la tâche de s’assujettir la terre.

On trouve encore d’autres exemples d’élection dans l’Ancien Testament :

  • Noé a été élu pour construire l’arche.
  • Abraham, Isaac et Jacob ont été élus afin que, par eux, toutes les familles de la terre soient bénies.
  • Moïse a été choisi pour conduire le peuple d’Israël hors de la servitude égyptienne ; quant à Josué, il a été élu pour le conduire dans le pays promis.
  • Le peuple d’Israël a aussi été élu : « Car tu es un peuple saint pour l’Eternel, ton Dieu ; l’Eternel, ton Dieu, t’a choisi, pour que tu sois un peuple qui lui appartienne entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre. Ce n’est point parce que vous surpassez en nombre tous les peuples, que l’Eternel s’est attaché à vous et qu’il vous a choisis, car vous êtes le moindre de tous les peuples. Mais, parce que l’Eternel vous aime » (cf. Deutéronome 7 : 6-8).

256 Existe-t-il des exemples d’élection dans le Nouveau Testament ?

Parmi l’ensemble de ses disciples, Jésus a choisi les apôtres et les a envoyés dans le monde, avec la mission d’enseigner et de baptiser. De ce fait, l’élection du peuple de Dieu n’est plus limitée à Israël, mais inclut tous ceux, Juifs et païens, qui croient en Jésus-Christ. Le peuple de la Nouvelle Alliance est ainsi élu par Dieu (cf. I Pierre 2 : 9).

Pierre a été choisi pour remplir un service particulier au sein de l’Église : le service ou ministère pétrinien.

↗ Ministère (service) pétrinien : Se reporter à l’explication donnée à la question 457

Étaient appelés « païens », aux temps vétérotestamentaires, tous les peuples non-israélites, c’est-à-dire ceux qui ne servaient pas le Dieu d’Abraham, mais d’autres dieux. Aux temps néotestamentaires aussi, les non-Juifs étaient appelés païens (ou Gentils), qu’ils fussent baptisés ou non.

257 . Peut-on prétendre à l’élection divine ?

Non, nul ne peut prétendre à l’élection divine, car elle trouve son fondement dans le libre arbitre de Dieu. L’élection ne peut s’appréhender au moyen de la réflexion humaine.

258 Qu’est l’élection à la lumière de l’Évangile ?

À la lumière de l’Évangile, l’élection est un cadeau que Dieu fait par amour. L’homme est libre d’accepter ou de refuser cette élection.

L’élection divine n’implique pas que l’agir de l’homme soit prédéterminé.

259 Quels sont les effets de l’adhésion à l’élection divine ?

Dieu élit des hommes en vue de leur propre salut ainsi que du salut d’autrui. L’élection par Dieu implique donc une tâche et une responsabilité. Adhérer à l’élection dans un acte de foi signifie suivre résolument Jésus-Christ, l’auteur du salut, c’est-à-dire conformer sa vie aux exigences de l’Évangile. Une telle démarche appelle la bénédiction divine.

L’élection se répercute aussi sur l’avenir : Quand Jésus érigera son royaume de paix, le sacerdoce royal proclamera la Bonne Nouvelle du salut en Christ à tous les hommes. Sont élus à cet effet ceux qui auront pris part à la première résurrection.

↗ Salut : Se reporter aux questions 243 sqq.

↗ Sacerdoce royal : Se reporter à la question 577

↗ Première résurrection : Se reporter aux questions 574, 575

260 Qu’est-ce que la bénédiction?

La bénédiction est sollicitude divine que nul ne peut mériter. Être béni, c’est recevoir de bonnes choses de la part de Dieu. La bénédiction recèle en elle de la force divine ; elle est promesse d’assistance et d’accompagnement par Dieu. Le contraire de la bénédiction, c’est la malédiction.

261 Comment la bénédiction s’obtient-elle et comment s’épanouit-elle ?

Dieu communique souvent sa bénédiction par l’intermédiaire d’êtres humains qu’il a mandatés à cet effet. Nul ne peut se bénir soi-même.

La bénédiction s’épanouit, si elle est reçue dans un cœur croyant. Sa pérennité dépend de la disposition de cœur et de la conduite de celui qui est béni.

La bénédiction est un présent de Dieu qui peut se renouveler sans cesse. Par-delà celui qui est immédiatement béni, la bénédiction peut aussi s‘étendre à des générations futures.

262 Comment la bénédiction de Dieu se manifeste-t-elle dans la Création ?

Dieu a béni ses créatures et a déposé dans toute vie la loi de la multiplication. Il a confié la Création à l’homme et a béni celui-ci en vue de l’accomplissement de la tâche qui y est associée.

Cette bénédiction a certes été restreinte dans ses effets par la malédiction du péché, mais non pas supprimée. Dieu l’a renouvelée après le déluge. Sa promesse précise clairement en quoi consiste cette bénédiction : « Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l’été et l’hiver, le jour et la nuit ne cesseront point » (Genèse 8 : 22).

Le Nouveau Testament témoigne de cette bénédiction de la Création : « Lorsqu’une terre abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, produit une herbe utile à ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu » (Hébreux 6 : 7). Et cette bénédiction s’étend à tous les hommes.

« Car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes » (Matthieu 5 : 45b).

263 Comment la bénédiction est-elle expérimentée sous l’Ancienne Alliance ?

La promesse de bénédiction fait partie de l’alliance que Dieu a conclue avec Israël. Sous l’Ancienne Alliance, la bénédiction divine se manifestait avant tout dans la prospérité terrestre, notamment dans la victoire sur les ennemis, la longévité de la vie, la richesse, le grand nombre de descendants, la fertilité du sol.

Abraham était béni de Dieu : « Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi »

(Genèse 12: 2-3). Cette bénédiction était bien davantage qu’une promesse de prospérité personnelle; elle a permis à Abraham de devenir une source de bénédiction pour autrui.

↗ Ancienne Alliance : Se reporter à l’explication donnée à la question 175

264 Quelles étaient les conséquences, pour les Hébreux, de l’acceptation ou du refus de la bénédiction divine ?

Pour les Israélites, la bénédiction divine dépendait du fait qu’ils servaient ou non Dieu seul et observaient ou non ses commandements. Si le peuple désobéissait à Dieu, sa conduite entraînait la malédiction. La décision appartenait au peuple : « Vois, je mets aujourd’hui devant vous la bénédiction et la malédiction : la bénédiction, si vous obéissez aux commandements de l’Eternel, votre Dieu, que je vous prescris en ce jour ; la malédiction, si vous n’obéissez pas aux commandements de l’Eternel, votre Dieu » (Deutéronome 11 : 26-28).

265 De qui la bénédiction procède-t-elle sous la Nouvelle Alliance ?

Sous la Nouvelle Alliance, la bénédiction divine procède de Jésus-Christ.

↗ Nouvelle Alliance : Se reporter à l’explication donnée à la question 175

266 Comment Jésus bénissait-il ?

Jésus bénissait au travers de sa parole, de ses miracles, de sa conduite. Pour les bénir, il imposait les mains aux enfants ; quant aux pécheurs, il leur pardonnait ; sa plus grande bénédiction réside dans le sacrifice de sa vie innocente en vue de la réconciliation de tous les hommes avec Dieu.

↗ Mort sacrificatoire (= expiatoire) de Jésus : Se reporter aux questions 90, 99, 177 sqq.

267 Où se situe l’axe essentiel de la bénédiction de Jésus-Christ ?

L’axe essentiel de la bénédiction de Dieu, rendue accessible par Jésus-Christ, se situe sur le plan spirituel. À ce sujet, il est dit, en Éphésiens 1 : 3 : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ! »

268 Qu’englobe cette bénédiction spirituelle ?

Cette bénédiction englobe notamment :

  • l’élection avant la fondation du monde (cf. Éphésiens 1 : 4),
  • la rédemption et le pardon des péchés (cf. Éphésiens 1 : 7),
  • la connaissance de la volonté de Dieu (cf. Éphésiens 1 : 9),
  • la prédestination à l’héritage de la gloire future (cf. Éphésiens 1 : 11),
  • la connaissance de la vérité divine de l’Évangile (cf. Éphésiens 1 : 13),
  • l’apposition du sceau par le don du Saint-Esprit (cf. Éphésiens 1 : 13).

269 Comment obtenir la bénédiction et quel usage en faire ?

Beaucoup de bénédictions divines sont rendues accessibles au croyant lors du service divin. Par ailleurs, les sacrifices appellent la bénédiction : c’est là une expérience fondamentale faite par le chrétien.

L’homme est appelé à prier en vue d’obtenir la bénédiction divine et à se conduire d’une manière digne de cette bénédiction.

C’est en menant une vie marquée de l’empreinte de la crainte de Dieu et de l’obéissance de la foi que le croyant fait preuve de sa reconnaissance pour la bénédiction dont il a fait l’objet.

↗ Sacrifices et bénédiction : Se reporter à la question 738

270 En quoi réside la plénitude de la bénédiction ?

La plénitude de la bénédiction réside dans le fait d’avoir éternellement part à la gloire de Dieu.

271 Sous l’Ancienne Alliance, Dieu a-t-il donné une loi à son peuple?

Oui, par l’intermédiaire de Moïse, Dieu a donné une loi au peuple d‘Israël. Elle se trouve dans le Pentateuque et est appelée « loi mosaïque ». Ses éléments principaux sont résumés dans les Dix commandements. Les commandements appelant à aimer Dieu et son prochain font également partie de la loi mosaïque.

272 Quelle est la finalité de la loi mosaïque ?

La loi mosaïque incite à agir d’une manière agréable à Dieu. Elle est donnée par Dieu comme une aide à la vie, elle incite au bien et aide l’homme à fuir le mal.

« On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; et ce que l’Eternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu » (Michée 6 : 8).

273 De quelle considération la loi mosaïque jouissait-elle aux temps vétérotestamentaire ?

Aux temps vétérotestamentaires, le peuple d’Israël considérait que la loi mosaïque était la loi suprême et qu’elle faisait autorité. Il la concevait comme étant le chemin qui mène au salut. On pensait alors qu’en observant cette loi, l’homme était agréable à Dieu et serait accepté par lui.

274 Quelle importance revêt la loi mosaïque à la lumière de l’Évangile ?

À la lumière de l’Évangile, la loi mosaïque n’est pas le chemin qui mène au salut ; elle montre cependant le chemin qui y mène, savoir Jésus-Christ.

Nul n’est en mesure de respecter toute la loi, aussi n’est-il pas possible de parvenir au salut par ses propres moyens. Il faut que l’homme parvienne à cette prise de conscience : « Je suis pécheur et j’ai besoin du pardon des péchés. » Toutefois, le pardon des péchés présuppose la foi en Jésus-Christ.

↗ Salut, parvenir au salut : Se reporter aux questions 243, 248 sqq.

275 Quelle est la teneur de l’Évangile ?

L’Évangile traite de l’agir de Dieu en Jésus-Christ, en vue du salut des hommes. L’Évangile englobe tout ce que Jésus enseignait et qui concerne sa personne, depuis sa naissance jusqu’à sa mort à la croix, en passant par sa résurrection et son retour. L’Évangile montre à l’évidence que Jésus-Christ est le seul chemin qui mène au salut.

276 Comment l’Évangile est-il encore appelé ?

L’Évangile est encore appelé « prédication de la croix » (I Corinthiens 1 : 18) et « parole de la réconciliation » (II Corinthiens 5 : 19).

277 Quel rapport y a-t-il entre la loi et l’Évangile ?

La loi et l’Évangile démontrent tous deux la volonté de Dieu de sauver le pécheur.

La loi se compose avant tout de commandements et d’interdits visant à inciter l’homme à agir d’une manière agréable à Dieu. Le seul homme à avoir été en mesure d’observer cette loi de manière parfaite, sans la transgresser en rien, c’est Jésus-Christ : « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir » (Matthieu 5 : 17).

Dans le commandement de l’amour de Dieu et du prochain, Jésus-Christ a résumé les principes éternels et incontournables de la loi mosaïque : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. […] Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Matthieu 22 : 37.39).

Après sa résurrection, il a expliqué aux disciples qu’il fallait que s’accomplisse, à l’égard de sa personne, tout ce qui est écrit de lui dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les Psaumes (cf. Luc 24 : 44).

Par conséquent, Christ est à la fois l’accomplissement et la finalité de la loi. La conception ancienne, selon laquelle la loi était le chemin qui mène au salut, a été abolie par Jésus-Christ. Jésus a tracé un nouveau chemin, le chemin de la grâce.

« Car Christ est la fin de la loi pour la justification de tous ceux qui croient » (Romains 10 : 4).

278 Quelles sont les conditions fondamentales à remplir pour obtenir la grâce proposée dans l’Évangile ?

L’homme doit d’abord se reconnaître pécheur ; ensuite il doit parvenir à la foi que la réconciliation du pécheur avec Dieu est devenue possible par Jésus-Christ, et que, par la foi en Christ, le pécheur peut être justifié devant Dieu : « Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes » (Romains 5 : 18).

Justice valable devant Dieu / justification : Être juste aux yeux de Dieu, c’est-à-dire avoir été justifié, signifie : Dieu agrée le croyant. Dieu accepte le pécheur et lui offre grâce et pardon.

279 Quel rapport y a-t-il entre les bonnes œuvres de l’homme et sa rédemption ?

La rédemption ne s’acquiert pas au prix de bonnes œuvres ; elle procède exclusivement de la grâce de Christ. Pour l’obtenir, il faut croire en Christ.

Les bonnes œuvres sont l’expression d’une foi vivante. Aussi l’homme s’efforcera-t-il d’adopter une conduite sanctifiée, dictée par sa foi, qui se traduira aussi par ses œuvres.

« Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ. Il s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres »

5 Les commandements de Dieu

280 Quelle est la finalité des commandements ?

Dieu a donné des commandements aux hommes, par lesquels il leur fait connaître sa volonté en vue de leur bien. Les commandements montrent à l’homme comment il doit gérer sa relation à Dieu. De surcroît, les commandements constituent le fondement d’une bonne cohabitation entre les hommes.

281 Dans quelle disposition l’homme doit-il appliquer les commandements de Dieu ?

Celui qui, dans un acte foi, reconnaît en Dieu le Tout-Puissant, l’Omniscient et l’Aimant, s’enquiert de sa volonté et s’efforce de conformer ses pensées et ses actes à la volonté de Dieu et, par conséquent, à ses commandements.

Sachant que Dieu a donné les commandements par amour pour l’homme, il les observera, non pas par crainte d’un châtiment, mais par amour pour Dieu.

282 Quel est le plus grand commandement ?

À la question de savoir quel est « le plus grand commandement de la loi », Jésus a répondu en citant deux passages de la loi mosaïque : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes » (cf. Matthieu 22 : 36-40). Le commandement d’aimer Dieu et son prochain est encore appelé le « double commandement de l’amour ».

↗ Se reporter aussi à la question 155

283 Quel est le fondement de l’amour que l’homme voue à Dieu ?

L’amour que l’homme voue à Dieu se fonde sur l’amour de Dieu pour l’homme. L’homme cherche à faire écho à cet amour : « Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier » (I Jean 4 : 19).

284 À quoi le commandement de l’amour pour Dieu appelle-t-il et qu’exige-t-il ?

L’amour pour Dieu doit marquer la nature de l’homme de son empreinte et déterminer sa conduite.

Aimer Dieu est un commandement qui implique l’homme tout entier et exige son total engagement : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force » (Marc 12 : 30). Il implique la focalisation exclusive de l’homme sur Dieu.

285 Quels sont les termes du commandement de l’amour du prochain ?

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Marc 12 : 31 ; cf. Lévitique 19 : 18).

286 À quoi le commandement de l’amour du prochain appelle-t-il ?

Ce commandement appelle l’homme à aller à la rencontre de tous ses contemporains avec amour. Il impose des limites claires à l’égoïsme.

Dans la parabole du bon Samaritain (cf. Luc 10 : 25-37), Jésus montre qu’aimer son prochain, c’est faire preuve de miséricorde et agir en conséquence.

Son exigence d’aimer même ses ennemis montre à quel point Jésus tient à l’application cohérente de ce commandement.

« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux » (Matthieu 5 : 43-45).

287 Qui est ce « prochain » ?

L’exemple du bon Samaritain le montre : Le prochain, c’est, d’une part, la personne qui a besoin d’aide et, d’autre part, celle qui vient en aide. Tout homme avec qui nous entrons en relation peut donc être notre prochain.

288 Jésus en a-t-il dit davantage au sujet de l’amour du prochain ?

Par-delà la parabole du bon Samaritain, Jésus a encore dit, de manière succincte, des choses fondamentales sur l’amour du prochain dans sa fameuse « règle d’or ».

La notion de « règle d’or » est apparue en Europe au XVIIe siècle, pour désigner la déclaration en Matthieu 7 : 12. Même en dehors du christianisme, cette « règle d’or » est, à l’époque actuelle, un principe largement répandu en matière de cohabitation humaine.

289 Que dit la « règle d’or » ?

Par « règle d’or », on entend ces paroles que le Seigneur a prononcées au cours de son Sermon sur la montagne : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes » (Matthieu 7 : 12).

290 Comment l’amour du prochain doit-il se traduire dans l’Église, la communauté ?

Ce que Jésus a enseigné à ses apôtres vaut, de la même manière, pour l’Église : « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés […]. À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13 : 34-35). Cette exhortation adressée aux disciples va au-delà de la « règle d’or ».

C’est dans la communauté surtout que le commandement de l’amour du prochain, c’est-à-dire de l’aide et de l’assistance au prochain en cas de détresse, doit s’appliquer tout particulièrement : « Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi » (Galates 6 : 10). Tous ceux qui font partie de la communauté ont le devoir d’aller à la rencontre des autres en faisant preuve de miséricorde sincère, d’amabilité, d’humilité, de douceur et de patience.

291 Que produit « l’amour des uns pour les autres » au sein de la communauté ?

Le fait de nous « aimer les uns les autres » nous permet d’accepter nos frères et sœurs tels qu’ils sont (cf. Romains 15 : 7) et nous préserve de l’irréconciliabilité, des préjugés et du mépris. L’amour mutuel est une force qui affermit la cohésion au sein de la communauté, suscite l’empathie et la compréhension, et encourage à la serviabilité.

Extrait de l’ « hymne à l’amour » : « L’amour est patient, il est plein de bonté ; l’amour n’est point envieux ; l’amour ne se vante point, il ne s’enfle point d’orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche point son intérêt, il ne s’irrite point, il ne soupçonne point le mal, il ne se réjouit point de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité ; il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout » (I Corinthiens 13 : 4-7).

292 Quels sont les termes des Dix commandements ?

Premier commandement : « Je suis l’Eternel, ton Dieu, tu n’auras point d’autres dieux devant ma face. »

Deuxième commandement : « Tu ne prendras point le nom de l’Eternel, ton Dieu, en vain, car l’Eternel ne laissera point impuni celui qui aura pris son nom en vain. »

Troisième commandement : « Tu sanctifieras le jour du repos. »

Quatrième commandement : « Honore ton père et ta mère, afin que tes jours soient prolongés dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne. »

Cinquième commandement : « Tu ne tueras point. »

Sixième commandement : « Tu ne commettras point d’adultère. »

Septième commandement : « Tu ne déroberas point. »

Huitième commandement : « Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain. »

Neuvième commandement : « Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain. »

Dixième commandement : « Tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bétail, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain. »

L’expression : les « Dix commandements » ou le « Décalogue » est dérivée de la formulation biblique : les « Dix paroles » (« deka logoï ») en Exode 34 : 28 et Deutéronome 10 : 4. La Bible fixe le nombre des commandements à dix, sans pour autant les numéroter. La numérotation en usage au sein de l’Église néo-apostolique remonte à une tradition datant du IVe siècle ap. J.-C.

293 A qui les Dix commandements ont-ils été donnés ?

Par l’intermédiaire de Moïse, Dieu a donné les Dix commandements au peuple d‘Israël, au mont Sinaï (cf. Exode 19-20). Ils ont été gravés sur des tables de pierre.

294 Quelle importance les Dix commandements revêtaient-ils pour le peuple d'Israël ?

Les Dix commandements réglementaient le comportement des Israélites envers Dieu et entre eux. La proclamation des Dix commandements fait partie de l’alliance que Dieu a conclue avec le peuple d’Israël. Leur observation était un devoir que Dieu bénissait. Dès leur jeune âge, les enfants du peuple d’Israël les apprenaient par cœur.

Les Dix commandements ont gardé jusqu’à nos jours toute leur importance au sein du judaïsme.

« Il publia son alliance, qu’il vous ordonna d’observer, les dix commandements ; et il les écrivit sur deux tables de pierre » (Deutéronome 4 : 13).

295 Jésus et ses apôtres se sont-ils exprimés au sujet des Dix commandements ?

Oui, Jésus a confirmé l’importance des Dix commandements. Il en a même renforcé quelques-uns, en en approfondissant le sens et en leur donnant une portée plus grande que l’originelle.

Ses apôtres ont, quant à eux, mis en évidence le fait que la transgression d’un seul de ces commandements équivalait à la transgression de la loi tout entière : « Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous » (Jacques 2 : 10).

« Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point ; celui qui tuera est passible de jugement. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère est passible de jugement » (Matthieu 5 : 21-22).

« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras point d’adultère. Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur » (Matthieu 5 : 27-28).

296 À qui incombe l’observation des Dix commandements ?

Dans les Dix commandements, Dieu s’adresse à tous les hommes. L’individu est responsable devant Dieu de sa conduite et de ses choix de vie.

297 Comment faut-il considérer les Dix commandements par rapport aux lois d’un État ?

Les commandements de Dieu sont supérieurs aux lois des États. C’est Dieu, et non pas le législateur, qui décide s’il y a ou non transgression de ses commandements.

298 Qu’est-ce que transgresser les commandements de Dieu ?

Toute transgression des commandements divins est un péché. Or, le péché rend l’homme coupable devant Dieu. Le degré de culpabilité résultant du péché peut varier ; Dieu seul le détermine. Dans certains cas particuliers, le degré de culpabilité résultant d’un péché peut tendre vers zéro.

↗ Péché et culpabilité : Se reporter à la question 230 et à l’explication qui y est donnée

299 Comment accomplir toute la loi ?

Aimer Dieu et son prochain d’une manière parfaite reviendrait à accomplir toute la loi (cf. Romains 13 : 8.10). Seul Jésus-Christ a réussi à le faire.

↗ Loi : Se reporter aux questions 138, 271 sqq.

300 Quels sont les termes du premier commandement ?

« Je suis l’Éternel, ton Dieu, tu n’auras point d’autres dieux devant ma face. »

301 Quelle est la signification du premier commandement ?

Le premier commandement affirme que Dieu domine sur toutes choses. C’est à lui seul, le Créateur de toutes choses, que reviennent l’adoration et la gloire. C’est à sa volonté qu’il faut se soumettre.

302 Quelle importance revient-elle au premier commandement dans l’Ancien Testament ?

Dans les pays autour d’Israël, on pratiquait le polythéisme. Au moyen du premier commandement, Dieu a mis en évidence le fait qu’il est le seul Dieu. Par conséquent, c’est à lui seul que revient toute adoration, c’est lui seul qu’il faut servir. « Écoute, Israël ! l’Éternel, notre Dieu, est le seul Eternel. Tu aimeras l’Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force » (Deutéronome 6 : 4-5).

Monothéisme : Se reporter à l’explication donnée à la question 53

La notion de « polythéisme » est dérivée du grec « poly », plusieurs, et « theos », dieu, et désigne donc l’adoration de plusieurs divinités. Parvenu à un âge avance, même le roi Salomon s’est détourné du Dieu vivant pour offrir des sacrifices aux dieux des Moabites et des Amoréens (ou Amorites. Cf. I Rois 11 : 7-8).

303 Qu’implique l’interdiction de vénérer d’autres dieux ?

La vénération ou adoration de tout ce que, hormis Dieu, le Créateur, les hommes considèrent comme étant des divinités est péché, notamment la vénération d’êtres vivants, de phénomènes naturels, d’objets, d’êtres spirituels réels ou inventés.

C’est donc transgresser le premier commandement que de considérer comme étant des divinités par exemple des statues, des représentations d’animaux, des pierres, des amulettes ou encore des étoiles, des montagnes, des arbres, le feu, la tempête, etc.

De même, la confection et l’adoration, aux temps vétérotestamentaires, du veau d’or constituaient une transgression de ce commandement : « Et tous ôtèrent les anneaux d’or qui étaient à leurs oreilles, et ils les apportèrent à Aaron. Il les reçut de leurs mains, jeta l’or dans un moule, et fit un veau en métal fondu. Et ils dirent : Israël ! voici ton dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Égypte » (Exode 32 : 3-4).

304 Comment faut-il considérer l’interdiction de fabriquer des images et de les vénérer ?

En Exode 20 : 4-5 est formulée l’interdiction de faire des images de ce que Dieu a créé : « Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point. »

Cette interdiction de confectionner et d’adorer des images est à replacer dans le contexte de l’époque : il existait alors des images et des statues que l’on vénérait et adorait comme des divinités.

305 Nous est-il interdit de faire des images ou de prendre des photographies ?

Non, il n’est pas interdit de confectionner des images, de faire des sculptures ou de tourner des scènes filmées, mais de telles représentations ne doivent être ni vénérées ni adorées.

306 Quelle est la signification du premier commandement au sein du Nouveau Testament ?

Le premier commandement affirme qu’il n’existe qu’un seul Dieu. Celui-ci est le Dieu Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit. Dans le Nouveau Testament, le premier commandement ne s’applique plus seulement à Dieu, le Père, mais aussi à Jésus-Christ au Saint-Esprit.

↗ Trinité : Se reporter aux questions 61 sqq.

307 Quelle est la signification du premier commandement pour nous, actuellement ?

Le premier commandement nous incite à honorer Dieu par amour. Honorer Dieu, c’est l’adorer, lui obéir et le craindre. La crainte de Dieu procède de l’amour pour lui. Elle n’est pas l’expression de la peur, mais de l’humilité, de l’amour et de la confiance en Dieu.

Il faut recevoir Dieu tel qu’il s’est présenté au monde : en Jésus-Christ (cf. Jean 14 : 9).

C’est transgresser le premier commandement que de faire, du pouvoir, de l’argent, d’idoles, voire de sa propre personne une espèce de dieu, auquel tout le reste doit se soumettre. Déifier ses propres souhaits et opinions revient aussi à transgresser le premier commandement. De la même manière sont des transgressions de ce commandement la vénération et l’adoration de statues, d’arbres, de phénomènes naturels, etc. De surcroît, le satanisme, la divination, la magie, la sorcellerie, la consultation des esprits ou l’évocation des morts contreviennent au premier commandement.

La notion de « magie » vient du grec « mageia » et est voisine de celles d’alchimie, d’occultisme, de sorcellerie. Elle implique la représentation selon laquelle il est possible, à l’aide d’actes précis (rituels) et/ou de paroles (formules), d’influencer des êtres humains, des animaux, voire des événements et des objets ou de dominer sur eux. La magie est souvent associée au mal.

Les devins (voyants) sont des êtres humains persuadés de pouvoir voir l’avenir ou révéler des choses à venir. Ils font leurs prédictions en se fondant sur des signes mystérieux qu’ils interprètent en conséquence. Sous l’Ancienne Alliance, la divination était une pratique courante dans les cours royales ; elle était cependant strictement interdite parmi le peuple d’Israël.

L’évocation des morts est une forme particulière de la divination qui consiste à tenter d’entrer en contact avec des défunts pour les interroger sur des choses à venir (cf. I Samuel 28 : 3 sqq.).

« Rendez gloire à notre Dieu ! » (Deutéronome 32 : 3).

308 Quels sont les termes du deuxième commandement ?

« Tu ne prendras point le nom de l´Eternel, ton Dieu, en vain, car l´Eternel ne laissera point impuni celui qui aura pris son nom en vain. »

309 Quelle est la signification du deuxième commandement ?

Le deuxième commandement appelle à sanctifier tout ce qui a trait à Dieu et à son nom.

310 Quelle importance revient-elle au deuxième commandement dans l’Ancien Testament ?

En se révélant à Moïse dans le buisson ardent, Dieu lui a indiqué son nom : « Je suis celui qui suis. » Ici, le nom n’est pas seulement un signe distinctif, mais il décrit aussi la nature même de celui qui le porte. Dieu proclame de cette sorte qu’il est immuable et éternel par nature. L’individu peut vivre l’intervention de Dieu de diverses manières, mais Dieu lui-même demeure immuable.

La nature et la majesté de Dieu sont absolument intangibles. Par respect, les Juifs évitent de prononcer le nom « Je suis celui qui suis » (hébreu : « Jahvé »). Ils s’efforcent ainsi d’échapper au risque de mésuser, même de manière non-intentionnelle, du nom de Dieu.

« Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis. Et il ajouta : C’est ainsi que tu répondras aux enfants d’Israël : Celui qui s’appelle ‘Je suis’ m’a envoyé vers vous » (Exode 3 : 14).

311 Quelle est la signification du deuxième commandement dans le Nouveau Testament ?

Les hommes doivent parler de Dieu avec amour et respect, en conscience de leurs responsabilités.

Lorsqu’il leur a enseigné la bonne manière de prier, Jésus a incité ses disciples à appeler Dieu le « Père qui [est] aux cieux » (cf. Matthieu 6 : 9).

En disant, dans sa prière : « Je leur ai fait connaître ton nom » (Jean 17 : 26), il a mis en évidence la nature de Dieu : Dieu est amour (cf. I Jean 4 : 16).

312 Quelle est la signification du deuxième commandement pour nous, actuellement?

Nous devons sanctifier tout ce qui se rapporte à Dieu et à son nom. Cela vaut pour nos pensées, nos paroles et notre conduite.

Étant chrétiens, nous avons une obligation particulière envers le nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Puisqu’en notre qualité d’enfants de Dieu nous portons le nom du Père et du Fils, il est de notre responsabilité de sanctifier le nom de Dieu.

313 Quels seraient de mauvais usages du nom de Dieu ?

Un mauvais usage flagrant du nom de Dieu, c’est le blasphème qui est une parole délibérément insultante et outrageante pour Dieu. Jurer ou mentir par Dieu est aussi un mésusage du nom de Dieu. La simple utilisation insouciante ou par plaisanterie des noms de « Dieu », « Jésus-Christ » ou « Saint-Esprit » constitue déjà une transgression du deuxième commandement.

Au fil de l’Histoire, des hommes ont, à de multiples reprises, mésusé du nom de Dieu, notamment pour s’enrichir, pour mener des guerres (par exemple les Croisades), pour exclure, torturer ou tuer d’autres hommes, et tout cela au nom de Dieu.

314 Quelle est la conséquence d’une transgression du deuxième commandement ?

Le deuxième commandement est le seul à comporter la menace d’un châtiment en cas de transgression. La Bible ne précise pas en quoi consiste ce châtiment. Nos motifs de respecter ce commandement doivent être avant tout l’amour pour Dieu et le respect, et non pas la crainte d’un châtiment.

315 Jurer en invoquant le nom de Dieu, est-ce transgresser le deuxième commandement ?

Dans son Sermon sur la montagne, Jésus a interdit tout jurement. Cette interdiction s’applique uniquement aux jurements irréfléchis de la vie quotidienne, mais non pas, par exemple, à ceux que l’on fait devant un tribunal.

Celui qui prend Dieu à témoin lors d’un serment dont la formule est imposée (« Que Dieu me vienne en aide ! ») pour affirmer envers Dieu son engagement pour la vérité professe ainsi publiquement sa foi en le Dieu tout-puissant et omniscient.

316 Quels sont les termes du troisième commandement ?

« Tu sanctifieras le jour du repos. »

317 Quelle est la signification du troisième commandement ?

Le troisième commandement invite à mettre à part un jour de la semaine pour adorer Dieu et méditer sur sa parole. Pour les chrétiens, ce jour est le dimanche, le jour où Jésus-Christ est ressuscité.

318 Quelle importance revient-elle au troisième commandement dans l’Ancien Testament ?

Dieu s’est reposé au septième jour de la Création et a sanctifié ce jour. Ce jour du repos est donné comme un jour de fête consacré à la louange et à l’adoration de Dieu pour son activité créatrice.

Dès avant la promulgation de la loi au Sinaï, Dieu a désigné le sabbat comme étant le jour à sanctifier. Au cours de la pérégrination du peuple d’Israël à travers le désert, Moïse a proclamé ceci : « C’est ce que l’Eternel a ordonné. Demain est le jour du repos, le sabbat consacré à l’Eternel » (Exode 16 : 23).

Le jour du sabbat, le peuple d’Israël devait se reposer de son labeur pour se consacrer exclusivement à Dieu. Le sabbat était dédié à la louange du Créateur et à la commémoration de la libération d’Israël de la servitude égyptienne. La bénédiction était promise à celui qui honorait le sabbat, en s’abstenant de s’occuper de ses affaires personnelles et de proférer de « vains discours » (cf. Ésaïe 58 : 13-14).

319 Quelle est la signification du troisième commandement dans le Nouveau Testament ?

Pour les Israélites, le fait de sanctifier le sabbat, le septième jour de la semaine dans le calendrier juif, était inscrit dans la loi. Jésus allait, quant à lui, à la synagogue le jour du sabbat et y guérissait des malades, ce qui, aux yeux des Israélites, équivalait à un travail et contrevenait ainsi au commandement. Par sa démarche, Jésus, maître du sabbat, a mis en évidence que la bienfaisance à l’égard des malades était plus importante que l’observation formelle du troisième commandement.

Depuis l’époque de la captivité babylonienne, les « synagogues » sont des maisons où les communautés juives se rassemblent à l’occasion du culte. Ces cultes consistaient en des prières et des lectures des écrits sacrés, accompagnées d’explications de ces derniers.

« Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat » (Marc 2 : 27).

320 Pourquoi les chrétiens sanctifient-ils le dimanche comme « jour du repos » ?

Les chrétiens sanctifient le dimanche comme « jour du repos », parce que c’est un dimanche que Jésus-Christ est ressuscité d’entre les morts. Par conséquent, sanctifier le dimanche équivaut, pour les chrétiens, à professer leur foi en la résurrection de Jésus-Christ.

Une indication relative à l’importance du dimanche en tant que jour du repos pour les chrétiens se trouve en Actes 20 : 7 : « Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain. Paul […] prolongea son discours... » Comme en I Corinthiens 16 : 2, c’est le premier jour de la semaine qui est ici rehaussé.

321 Comment sanctifions-nous le dimanche ?

Le dimanche doit être un jour de repos et un jour de fête pour l‘âme. Nous sanctifions avant tout le dimanche en adorant Dieu au cours du service divin, en recevant sa parole dans un cœur croyant, en obtenant le pardon de nos péchés dans une attitude repentante et en prenant dignement le corps et le sang de Christ lors de la célébration du sacrement de la sainte cène. Sanctifier le dimanche, c’est aussi veiller à approfondir et à préserver l’effet produit en nous par le service divin.

Celui qui ne peut prendre part au service divin sanctifie le dimanche en recherchant, par la prière, la communion avec Dieu et avec l‘assemblée. Cela vaut, par exemple, pour ceux qui exercent une activité professionnelle ainsi que pour les personnes malades, handicapées et âgées.

Le commandement de sanctifier le jour du repos invite le croyant à vérifier dans quelle mesure ses activités sont compatibles avec le sens de ce jour consacré au Seigneur.

322 Quels sont les termes du quatrième commandement ?

« Honore ton père et ta mère, afin que tes jours soient prolongés dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne. »

323 Quelle est la signification du quatrième commandement ?

Le quatrième commandement s’adresse à des personnes de tout âge pour exiger d’elles qu’elles témoignent à leur père et mère le respect et l’estime qui leur sont dus. C’est le seul commandement qui promet une récompense.

324 Quelle importance revient-elle au quatrième commandement dans l’Ancien Testament ?

Tout comme la loi mosaïque dans son ensemble, le quatrième commandement s’inscrit dans le contexte de la pérégrination des Hébreux à travers le désert. Il s’agissait d’aider les membres âgés du clan au cours de cette marche pénible et, ce faisant, de les honorer. La promesse de longévité était conçue comme s’appliquant à la vie terrestre.

En Israël, ce commandement était aussi perçu comme une injonction faite aux adultes de subvenir aux besoins de leurs parents avancés en âge et de prendre soin d’eux en cas de maladie.

↗ Loi mosaïque : Se reporter aux questions 272 sqq.

325 Quelle est la signification du quatrième commandement dans le Nouveau Testament ?

Il est dit de Jésus, alors âgé de douze ans, qu’il obéissait à sa mère Marie et à Joseph, l’époux de celle-ci : « Puis il descendit avec eux pour aller à Nazareth, et il leur était soumis » (Luc 2 : 51). L’affection que Jésus portait à sa mère paraît à l’évidence quand, au moment même de mourir, il l’a confiée aux bons soins de l’apôtre Jean (cf. Jean 19 : 27).

Dans ses épîtres, l’apôtre Paul appelle expressément les enfants à obéir à leurs parents.

326 Quelle est la signification du quatrième commandement pour nous, actuellement?

Quel que soit leur âge, les enfants ont toujours le devoir d’honorer leurs parents. En fonction de l’âge, de l’environnement social et des usages sociaux, la mise en pratique du commandement peut se faire de diverses manières.

Le devoir d’obéissance des enfants est limité par le critère qui réside dans cette parole de l’apôtre Pierre : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5 : 29).

La notion d’ « environnement social » d’une personne inclut ses conditions de vie, sa descendance, sa famille et sa parenté, ses revenus et son patrimoine, son niveau d’instruction, sa profession, son appartenance religieuse et d’autres circonstances de vie encore.

327 Comment faut-il comprendre actuellement la promesse de « longévité » ?

Les enfants qui honorent leurs parents par amour et reconnaissance, et leur témoignent ainsi de l’estime, leur obéissent et prennent soin d’eux sont bénis de Dieu. Cette bénédiction consiste essentiellement en des biens spirituels.

À l’époque vétérotestamentaire, la « longévité de la vie » était l’expression de la bénédiction divine. Sous la Nouvelle Alliance, la bénédiction de Dieu se traduit essentiellement sous forme de biens spirituels.

Les biens spirituels sont de Dieu et enrichissent le croyant. Font notamment partie de ces biens spirituels l’amour, la patience, la joie qui procède du Saint-Esprit, la connaissance de la vérité de l’Évangile, la filiation divine, le pardon des péchés, les sacrements, l’espérance en la réalisation des promesses du Seigneur et leur vécu.

Bénédiction spirituelle : Se reporter à la question 268

328 Le quatrième commandement implique-t-il aussi des devoirs pour les parents ?

Oui, s’agissant de leurs choix de vie et de l’accomplissement de leur tâche éducative, les parents assument une grande responsabilité : par leur conduite agréable à Dieu, ils doivent veiller à faire en sorte que leurs enfants n’aient aucune peine à les honorer. Si les parents ne remplissent pas leurs devoirs, ils ne peuvent exiger de leurs enfants qu’ils leur obéissent.

En aucun cas, on ne saurait justifier le devoir d’obéissance des enfants envers leurs parents en se fondant sur le quatrième commandement, si, dans ce contexte, les parents ou les enfants transgressaient les commandements divins.

329 Quels sont les termes du cinquième commandement ?

« Tu ne tueras point. »

330 Quelle est la signification du cinquième commandement ?

La vie est un don de Dieu. Lui seul est maître de la vie et de la mort. Nul n’a le droit de mettre fin à une vie humaine.

331 Quelle importance revient-elle au cinquième commandement dans l’Ancien Testament ?

La traduction littérale de l’énoncé hébreu de ce commandement est celle-ci : « Tu n’assassineras pas ! » Le cinquième commandement interdisait donc de tuer des gens de manière arbitraire. Il ne s’appliquait pas, expressément, à la guerre et à la peine de mort.

332 Quelle est la signification du cinquième commandement dans le Nouveau Testament ?

Jésus ne limitait pas l’observation de ce commandement à son application littérale ; ce qui importait, à ses yeux, c’est la disposition intérieure, la mentalité de l‘être humain.

Aussi a-t-il dit : « Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point ; celui qui tuera est passible de jugement. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère est passible de jugement » (Matthieu 5 : 21-22). En I Jean 3 : 15, il est dit, en guise de complément : « Quiconque hait son frère est un meurtrier. »

333 Quelle est la signification du cinquième commandement pour nous, actuellement ?

Le commencement et la fin de la vie humaine sont entre les mains de Dieu ; lui seul est maître de la vie et de la mort.

Même si, de nos jours, la violence règne en maints endroits du globe et si beaucoup d’hommes n’attachent que peu de prix à la vie d’autrui, ce commandement garde néanmoins toute sa validité. Outre l’interdiction de mettre fin à la vie humaine, il implique aussi le devoir de respecter, de protéger et de conserver la vie humaine.

Toute transgression du cinquième commandement est un péché. Le degré de culpabilité envers Dieu qui en résulte peut varier (cf. question 230).

334 Une interruption de grossesse contrevient-elle au cinquième commandement ?

Oui. Il faut respecter et protéger la vie intra-utérine, parce qu’il est nécessaire de considérer que, dès le moment de la conception, la vie humaine est donnée par Dieu.

335 Le suicide est-il une transgression du cinquième commandement ?

Oui, car il met fin à ce don de Dieu qu’est la vie.

336 Tuer en situation de légitime défense, est-ce contrevenir au cinquième commandement ?

Oui, même le fait de tuer en situation de légitime défense est une transgression du cinquième commandement.

337 Qu’en est-il du fait de donner la mort au cours d’une guerre ?

Tuer au cours d’une guerre constitue une transgression du cinquième commandement. L’individu est tenu de faire tout son possible de manière à éviter de donner la mort. Individuellement, le degré de culpabilité lié à cet acte peut être minime.

↗ Culpabilité envers Dieu : Se reporter à la question 230

338 L’euthanasie constitue-t-elle une transgression du cinquième commandement ?

L’euthanasie active, c’est-à-dire les actes entraînant la mort d’une personne en fin de vie, est une transgression du cinquième commandement.

L’euthanasie passive, c’est-à-dire l’omission de mesures visant à prolonger la vie, peut, si des conditions strictes en sont remplies, ne pas être considérée comme contrevenant au cinquième commandement. La décision de renoncer à des mesures visant à prolonger la vie incombe d’abord au patient lui-même ; en cas d’absence de volonté exprimée de sa part, cette décision devra être prise conjointement par les médecins et les proches, et seulement en tenant compte, de manière responsable et digne, de l’intérêt de la personne en fin de vie.

339 Comment convient-il de considérer la peine de mort à la lumière du cinquième commandement ?

Nul n’a le droit de mettre fin à la vie humaine. Dans cette mesure, l’exécution de la peine de mort transgresse l’ordre divin. De surcroît, l’Église néo-apostolique considère que la peine de mort n’est pas un moyen approprié de dissuasion ni de protection de la société.

340 Le cinquième commandement s’applique-t-il aussi à l’abattage d’animaux ?

Non, l’abattage d’animaux ne tombe pas sous le coup du cinquième commandement. Dieu permet expressément que des animaux servent à l’alimentation humaine (cf. Genèse 9 : 3). Pour autant, il convient de respecter la vie des animaux. Cela découle de la coresponsabilité de l’homme en matière de préservation de la Création.

341 Quels sont les termes du sixième commandement ?

« Tu ne commettras point d’adultère. »

342 Quelle est la signification du sixième commandement ?

Le mariage est la communauté de vie voulue par Dieu et constituée entre eux, pour toute la vie, par un homme et une femme. Il se fonde sur un acte volontaire librement consenti et attesté publiquement par une promesse de fidélité.

Commet l’adultère, la personne mariée qui a des rapports sexuels avec une personne autre que son (sa) conjoint(e), ou qui, non-mariée, en a avec une personne qui vit dans les liens du mariage.

343 Quelle importance revient-elle au sixième commandement dans l’Ancien Testament ?

Aux temps vétérotestamentaires, le mariage était déjà considéré comme une alliance bénéficiant de la protection divine et bénie par la prière L’adultère était alors puni de mort.

« Car nous sommes enfants des saints et nous ne devons pas nous marier comme les païens qui ne connaissent pas Dieu. » Ils se levèrent donc tous deux et firent ensemble une instante prière pour que leu fût accordée une vie sauve » (Tobie 8 : 5-6. Maredsous. 1950).

344 Quelle est la signification du sixième commandement dans le Nouveau Testament ?

Jésus-Christ se déclare clairement en faveur de la monogamie. Elle est la forme de communauté de vie d’un homme et d’une femme, voulue par Dieu et appropriée pour le chrétien croyant.

Jésus a aussi donné une interprétation du sixième commandement dépassant sa portée originelle ; dans le Sermon sur la montagne, il a dit : « Quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur » (Matthieu 5 : 28). Cela signifie que, tout en affichant une conduite irréprochable, on peut commettre l’adultère « dans son cœur », c’est-à-dire en pensées.

La « monogamie » est l’union d’un homme avec une seule femme et d’une femme avec un seul homme. Dans l’Ancien Testament, il est question, à diverses reprises, de « polygamie », au sens où un homme était l’époux de plusieurs femmes.

345 Que dit le Nouveau testament au sujet du divorce ?

Dans le Nouveau Testament, le divorce est considéré comme étant une transgression du sixième commandement : « Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint » (Marc 10 : 9). Le seul cas, dans lequel le divorce est permis, est celui de l’adultère commis par le conjoint (cf. Matthieu 19 : 9).

Les déclarations néotestamentaires au sujet du divorce visaient avant tout à améliorer la situation de la femme qui, dans l’Antiquité, jouissait de droits très restreints. Il s’agissait de protéger la femme contre la répudiation arbitraire par son mari.

346 Quelle est la signification du sixième commandement pour nous, actuellement ?

Le mariage est indissoluble (cf. Matthieu 19 : 6 ; Marc 10 : 9). Il faut donc protéger et encourager le mariage.

Le commandement implique aussi que les conjoints s’aiment et soient fidèles l’un à l’autre. Ils ont aussi le devoir de s’efforcer sincèrement de parcourir ensemble le chemin de la vie en faisant preuve de crainte de Dieu et d’amour.

347 Quelle est la position de l’Église néo-apostolique à l’égard des personnes divorcées ?

Les personnes divorcées ou en instance de divorce ont toute leur place dans la communauté et font l’objet, de la part des ministres, de soins pastoraux exempts de tout préjugé. Elles ne sont pas exclues de la réception des sacrements.

À leur demande, la bénédiction nuptiale est dispensée aux personnes divorcées qui désirent se remarier. La possibilité d’un nouveau départ leur est ainsi offerte.

N’oublions jamais que Jésus n’est pas allé à la rencontre des hommes en les menaçant de châtiments sévères, mais en leur offrant son amour et sa grâce (cf. Jean 8 : 2-11).

348 Quels sont les termes du septième commandement ?

« Tu ne déroberas point. »

349 Quelle est la signification du septième commandement ?

Il est interdit de faire main basse sur les biens d’autrui. Il ne faut ni se les approprier de manière illégale ni les endommager.

350 Quelle importance revient-elle au septième commandement dans l’Ancien Testament ?

À l’origine, le commandement de ne pas dérober visait avant tout à proscrire le rapt humain. Il s’agissait de protéger l’homme libre, pour qu’il ne soit ni enlevé ni vendu ni réduit en esclavage. En Israël, les atteintes à la propriété étaient expiables au moyen de dédommagements matériels, mais le rapt était puni de mort : « Celui qui dérobera un homme, et qui l’aura vendu ou retenu entre ses mains, sera puni de mort. »

L’atteinte à la propriété d’autrui était punissable ; la loi mosaïque exigeait réparation : « Si un homme dérobe un bœuf ou un agneau, et qu’il l’égorge ou le vende, il restituera cinq bœufs pour le bœuf et quatre agneaux pour l’agneau » (Exode 22 : 1).

351 Quelle est la signification du septième commandement dans le Nouveau Testament ?

Jésus a qualifié le vol de péché. Le vol plonge ses racines dans la mentalité de l’homme : « Car c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les débauches, les vols, les faux témoignages, les calomnies. Voilà les choses qui souillent l’homme » (Matthieu 15 : 19-20).

352 Quelle est la signification du septième commandement pour nous, actuellement ?

Il y a vol, au sens propre du terme, quand des biens matériels ou intellectuels d’autrui sont dérobés. Cependant, il convient aussi de considérer comme étant des transgressions du septième commandement l’escroquerie, l’usure, l’exploitation d’une situation de détresse, le détournement, la soustraction, la fraude fiscale, la corruption et la dilapidation de sommes confiées.

Le septième commandement incite de surcroît à ne pas porter atteinte à l’honneur, à la bonne réputation et à la dignité de son prochain.

Les usuriers exploitent quelqu’un en lui réclamant un prix exagéré, exorbitant, pour une marchandise ou une prestation. Il y a détournement, lorsque quelqu’un s’approprie la richesse d’autrui qui lui était confiée. La notion de corruption a un sens actif (il s’agit d’obtenir quelque chose d’indu à l’aide d’argent ou d’autres prestations) et un sens passif (qui s’applique à la personne qui se laisse corrompre).

353 Quels sont les termes du huitième commandement ?

« Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain. »

354 Quelle est la signification du huitième commandement ?

Le « faux témoignage » est une déclaration mensongère au sujet d’un tiers. Tout « faux témoignage » est mensonge. Le message central du commandement est l’exigence de parler et d’agir d’une manière conforme à la vérité.

355 Quelle importance revient-elle au huitième commandement dans l’Ancien Testament ?

Le huitième commandement concernait d’abord le faux témoignage fait devant un tribunal. Une accusation fausse ou encore la déclaration mensongère d’un témoin pouvait relever du « faux témoignage ». Si un témoin était convaincu de faux témoignage devant un tribunal, on lui faisait subir la même peine que celle qu’aurait encourue l’accusé, s’il avait été reconnu coupable (cf. Deutéronome 19 : 18-19).

356 Quelle est la signification du huitième commandement dans le Nouveau Testament ?

Jésus-Christ a rappelé le huitième commandement à plusieurs reprises, en montrant que sa transgression était l’expression d’une mauvaise disposition et qu’elle souillait l’homme (cf. notamment Matthieu 15 : 18-20).

357 Quelle est la signification du huitième commandement pour nous, actuellement ?

Aujourd’hui, le huitième commandement peut se comprendre, par-delà son sens originel, comme l’interdiction de toute parole et de tout acte mensongers. Les « pieux » mensonges, les semi-vérités, les déclarations visant à dissimuler les faits réels ainsi que les calomnies sont autant de transgressions du huitième commandement. Par ailleurs, la vantardise, l’exagération, le double langage, l’hypocrisie, le fait de répandre des rumeurs, la médisance et la flatterie relèvent également du mensonge.

Tout un chacun a le devoir de tendre vers la sincérité et la véracité. Le huitième commandement est aussi la référence pour la conduite à tenir en société et dans le monde des affaires.

Les affirmations mensongères au sujet d’un tiers et qui sont préjudiciables à celui-ci, qui le blessent dans son honneur ou l’offensent relèvent de la calomnie ou de la diffamation.

358 Quel devoir découle-t-il du huitième commandement pour le chrétien ?

Les chrétiens sont appelés à donner un « témoignage véritable », en croyant à l’Évangile, en le proclamant et en y conformant leur vie.

359 Quels sont les termes des neuvième et dixième commandements ?

« Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain. Tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bétail, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain. »

360 Pourquoi les neuvième et dixième commandements sont-ils souvent cités d’un même trait ?

Les deux derniers commandements du Décalogue sont étroitement liés l’un à l’autre de par leur teneur. Aussi les réunit-on souvent pour en faire un seul commandement.

Dans la Bible, ces deux commandements existent sous des versions différentes : En Exode 20 : 17, c’est la maison du prochain qui est citée en premier ; en revanche, en Deutéronome 5 : 21, il est d’abord fait mention de la femme.

361 Quelle est la signification des neuvième et dixième commandements ?

La déclaration : « Tu ne convoiteras point » est au cœur des neuvième et dixième commandements. Elle n’implique pas l’interdiction de toute forme de désir humain, mais seulement la convoitise pécheresse de la femme ou des biens du prochain.

Si la convoitise se focalise sur ce qui a du prix aux yeux d’autrui ou sur le bien d’autrui, elle devient pécheresse et a des effets destructeurs. La convoitise peut déboucher sur la cupidité et, la plupart du temps, elle plonge ses racines dans l’envie.

362 Quelle importance revient-elle aux neuvième et dixième commandements dans l’Ancien Testament ?

Depuis le commencement, Satan s’emploie à induire les hommes dans le péché, en suscitant en eux le désir et l’envie de choses défendues.

Dans l’Ancien Testament, un exemple montre les conséquences extrêmes que peut avoir la convoitise de la femme du prochain : mû par cette convoitise, le roi David s’est laissé aller à la tromperie, à l’adultère et au meurtre (cf. II Samuel 11).

363 Quelle est la signification des neuvième et dixième commandements dans le Nouveau Testament ?

Faute de dominer sur la convoitise pécheresse, elle est suivie des faits. Les conséquences en sont décrites en Jacques 1 : 15 : « Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort. »

Le passage en Galates 5 : 19-25 montre que la convoitise pécheresse conduit aux actes pécheurs encore appelés les « œuvres de la chair ». À la convoitise, la Bible oppose le terme de « maîtrise de soi », qui se traduit en termes de modération et de renoncement.

« Or, les œuvres de la chair sont évidentes ; ce sont la débauche, l’impureté, le dérèglement, l’idolâtrie, la magie, les rivalités, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ; la loi n’est pas contre ces choses. Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit » (Galates 5 : 19 sqq.)

364 Quelle est la signification des neuvième et dixième commandements pour nous, actuellement ?

Les neuvième et dixième commandements impliquent le devoir, pour l’homme, de veiller à la pureté de son cœur. Il est censé repousser la tentation du péché.

« Comme des enfants obéissants, ne vous conformez pas aux convoitises que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance. Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite » (I P

6 L’Église de Jésus-Christ

365 Que signifie le terme d’ « église » en général ?

Dans son usage courant, le terme d’ « église » a trois significations. Il désigne d’une part l’édifice religieux (l’église du village, par exemple) où les fidèles se réunissent à l’occasion des offices. D’autre part, le terme d’ « église » désigne aussi une paroisse locale. Par ailleurs, il désigne encore une dénomination confessionnelle, par exemple : l’Église néo-apostolique ou l’Église catholique.

Le terme de « dénomination » (confessionnelle) est un terme neutre servant à désigner une communauté ecclésiale.

366 Que signifie le terme d’ « Église » dans le contexte de la foi ?

Dans le contexte de la foi, le terme d’ « Église » ne désigne pas premièrement l’édifice cultuel, mais l’institution qui a pour vocation de communiquer aux hommes le salut en Christ. Les fidèles qui adhèrent à cette Église sont appelés à la communion éternelle avec Dieu.

De surcroît, le terme d‘ « Église » implique dès à présent la communion avec la Trinité divine, dans la mesure où celle-ci se tourne vers les fidèles, qui lui vouent adoration et louange, dans l’action de sa parole et des sacrements. Au sein de l’Église, les fidèles sont en communion les uns avec les autres. Le service divin est le centre de la vie ecclésiale.

367 L’Église est-elle nécessaire ?

Oui, l’Église est nécessaire à la vie du chrétien, car c’est en elle seulement que nous entendons la parole de Dieu, recevons les sacrements et expérimentons la communion avec Dieu et entre nous. Tous ces éléments sont indispensables en vue de l’obtention du salut. Sans Église, il est impossible, pour l’homme, d’être sauvé.

↗ Salut : Se reporter aux questions 243, 248 sqq.

368 Qui a fondé l’Église ?

C’est Jésus-Christ qui a fondé l’Église. Il n’a pas seulement légué une doctrine, mais il a aussi créé une institution en vue de la communication du salut, savoir son Église. L’Église tire donc son origine du Fils de Dieu qui est venu sur la terre et, homme parmi les hommes, a œuvré : il a appelé des hommes à le suivre en qualité de disciples, il a prêché, fait des miracles, pardonné les péchés, promis et envoyé le Saint-Esprit.

La personne et l’œuvre de Jésus-Christ sont la condition fondamentale à l’existence de l’Église.

369 Qui est le Chef (la tête) de l’Église de Jésus-Christ ?

Jésus-Christ est le « Chef » de son Église.

370 Quelles sont les vocations de l’Église de Jésus-Christ ?

L’Église de Jésus-Christ a deux vocations. La première consiste à rendre le salut et la communion avec Dieu accessibles aux hommes. La seconde réside dans le fait qu’en son sein les hommes apportent adoration et louange à Dieu.

371 L’Église de Jésus-Christ et l’Église néo-apostolique sont-elles différentes l’une de l’autre ?

Oui, elles sont différentes l’une de l’autre. Dans l’Église néo-apostolique et dans les autres Églises chrétiennes, l’Église une de Jésus-Christ est diversement manifestée.

↗ Se reporter aussi à la question 386

372 Au moyen de quels actes Jésus-Christ a-t-il institué l’Église ?

Jésus-Christ a institué l’Église en procédant à des actes majeurs :

  • il s’est entouré de disciples, hommes et femmes (cf. Marc 1 : 16 sqq.),
  • il a prêché le royaume de Dieu (cf. Marc 1 : 14-15),
  • il a choisi ses apôtres (cf. Luc 6 : 12-16),
  • il a institué le ministère pétrinien (cf. Matthieu 16 : 18),
  • il a fêté la sainte cène pour la première fois (cf. Matthäus 26 : 20-29),
  • il a consenti le sacrifice de sa vie le vendredi saint (cf. Matthieu 27 : 50),
  • il est ressuscité d’entre les morts à Pâques (cf. Matthieu 28 : 1 sqq.),
  • il a donné mission et pouvoir à ses apôtres de proclamer l’Évangile et de baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit (cf. Matthieu 28 : 19-20),
  • il a envoyé le Saint-Esprit à la Pentecôte (cf. Actes 2 : 1 sqq.).

373 Existe-t-il, dans l’Ancien Testament, des indications au sujet de l’Église de Jésus-Christ ?

Oui, il y a, dans l’Ancien Testament, des indications relatives à l’Église de Jésus-Christ, notamment celles-ci :

  • L’arche : C’est en elle que Noé et sa famille ont été sauvés du déluge. L’arche a été leur salut. De la même manière, l’Église de Jésus-Christ sert à sauver les pécheurs (cf. I Pierre 3 : 20-21).
  • Les Dix commandements que Moïse a reçus sur le mont Sinaï : en eux s’exprimait la volonté de Dieu, volonté annoncée par Moïse, le serviteur de Dieu, à l’assemblée du peuple d’Israël. Dans l’Église de Christ, la volonté divine est communiquée par le biais de la prédication de l’Évangile, à une assemblée, savoir la communauté.

374 Comment l’Église de Jésus-Christ est-elle décrite dans le Nouveau Testament ?

Dans le Nouveau Testament, la nature de l’Église de Jésus-Christ est décrite à l’aide de divers exemples et images. Le « corps de Christ » est l’une des images les plus importantes pour décrire l’Église : « Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n’ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ » (Romains 12 : 4-5).

375 Quelle est la signification de cette image du corps de Christ ?

L’image du corps de Christ décrit tous ceux qui appartiennent à Jésus-Christ, parce qu’ils sont baptisés, qu’ils croient en lui et le professent comme étant leur Seigneur. Comme les membres du corps font partie du seul et même organisme, les baptisés font partie, ensemble, de l’Église de Jésus-Christ.

376 Quelles correspondances existent-elles entre l’Église et la Personne de Jésus-Christ ?

Jésus-Christ a deux natures ; celles-ci se reflètent aussi dans son Église.

Parler des deux natures de Jésus, c’est dire que Jésus-Christ est à la fois vrai Dieu et vrai homme, comme le montrent ces exemples tirés de sa vie : Lorsqu’il a ramené Lazare, défunt, à la vie, il a agi en vrai Dieu (cf. Jean 11 : 43-47). Vrai homme, il a souffert de la faim et de la soif comme d’autres hommes aussi (cf. Jean 4 : 7).

La nature divine de Jésus était invisible ; sa nature humaine était visible.

Il en va de même pour l’Église : elle a une face invisible et une face visible. Ces deux faces sont, comme les deux natures de Jésus-Christ, indissolublement liées l’une à l’autre.

↗ Les deux natures de Christ : Se reporter aux questions 103 sqq.

377 Comment expérimenter la face invisible de l’Église de Jésus-Christ ?

La face invisible de l’Église s’expérimente notamment dans ses effets salvifiques. Ces derniers sont invisibles pour l’homme et ne peuvent s’appréhender qu’au moyen de la foi.

Voici quelques exemples de ces effets salvifiques :

  • Dieu pardonne les péchés,
  • le baptême efface le péché originel,
  • Dieu offre le don du Saint-Esprit,
  • le corps et le sang de Christ sont donnés lors de la sainte cène,
  • les sacrements sont dispensés aux défunts,
  • des bénédictions sont dispensées (confirmation, ordinations, etc.),
  • Dieu agit par la prédication au moyen de paroles humaines,
  • la bénédiction se répand sur l’assemblée.

378 Comment expérimenter la face visible de l’Église de Jésus-Christ ?

La face visible de l’Église est perceptible notamment au travers des actes effectués par des hommes en son sein :

  • des hommes professent leur foi en Jésus-Christ,
  • on célèbre le service divin,
  • de l’eau est consacrée pour le baptême et l’acte baptismal est accompli,
  • les ministres consacrent le pain et le vin pour la sainte cène et distribuent les hosties consacrées,
  • les apôtres imposent les mains pour dispenser le saint-scellé,
  • on prêche,
  • on prie,
  • on pratique l’amour du prochain.

379 La face invisible de l’Église de Jésus-Christ est-elle parfaite ?

Oui, la face invisible de l’Église de Jésus-Christ est parfaite ; elle correspond ainsi à la nature divine de Jésus-Christ. La grandeur, les dimensions et la perfection de l’Église de Jésus-Christ sont inconcevables pour nous, êtres humains, et même la foi peine à les appréhender.

380 La face visible de l’Église de Jésus-Christ est-elle parfaite ?

Non, la face visible de l’Église de Jésus-Christ n’est pas parfaite, car ceux qui agissent en son sein ne font pas toujours preuve de l’amour, de la miséricorde, de la véracité et de la bonté de Jésus.

Ce sont des hommes pécheurs qui agissent dans l’Église, et ils commettent des fautes. C’est la raison pour laquelle on trouve, dans l’Église aussi, les erreurs, les égarements et les déraillements qui sont le propre de l’humanité.

La face visible de l’Église se différencie ici fondamentalement de la nature humaine de Jésus. Contrairement à la face visible de l’Église, qui manifeste des carences, Jésus-Christ était parfait et exempt de péchés, même dans sa nature humaine.

381 Quelles sont les caractéristiques de l’Église de Jésus-Christ ?

Tant dans sa face visible que dans sa face invisible, l’Église de Christ présente les caractéristiques suivantes : l’unité, la sainteté, l’universalité et l’apostolicité. Ces caractéristiques sont appelées « notae ecclesiae ».

382 En quoi réside « l’unité de l’Église de Jésus-Christ » ?

L’Église est une parce que Dieu est unique. L’Église témoigne de l’unité de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, qui agit en elle. Jésus a fait de l’unité et de l’amour mutuel le signe de reconnaissance de ceux qui lui appartiennent et qui le suivent. Ainsi l’Église manifeste-t-elle la nature de Dieu : « Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » (I Jean 4 : 16).

↗ Trinité : Se reporter aux questions 61 sqq.

383 En quoi réside la « sainteté de l’Église de Jésus-Christ » ?

L’Église est sainte, parce que le Dieu Trinité est saint. Il agit dans l’Église de Christ à travers la parole et les sacrements.

384 En qui réside « l’universalité de l’Église de Jésus-Christ » ?

L’Église est universelle, parce que Dieu est là pour tous les hommes, les vivants et les morts. Il n’y a pas de limites à la proclamation de l’Évangile.

385 En quoi réside « l’apostolicité de l’Église de Jésus-Christ » ?

L’Église est apostolique, parce que la doctrine apostolique est prêchée en son sein, et que le ministère apostolique est à l’œuvre en elle.

386 Où ces quatre caractéristiques de l’Église de Jésus-Christ sont-elles réalisées ?

Ces quatre caractéristiques de l’Église de Jésus-Christ que sont l’unité, la sainteté, l’universalité et l’apostolicité sont diversement réalisées, tant dans la manière que dans l’ampleur, dans les différentes communautés ecclésiales chrétiennes.

Ces caractéristiques de l’Église de Jésus-Christ paraissent de la manière la plus évidente là où les apôtres sont à l’œuvre : Ils dispensent les trois sacrements aux vivants et aux morts, ils prêchent la parole de Dieu, en mettant l’accent sur le proche retour de Christ. C’est là qu’est érigée l’Œuvre de rédemption du Seigneur.

D’une manière générale, on entend, par : « œuvre de rédemption du Seigneur », l’acte salvifique que Jésus a accompli et parachevé. Dans le présent contexte, cette expression désigne la partie de l’Église, dans laquelle les apôtres agissent et communiquent les dons à salut nécessaires à la préparation des prémices, de l’Épouse de Christ.

387 Quelles tâches sont-elles menées à bien au sein de l’Œuvre de rédemption du Seigneur ?

Au sein de l’Œuvre de rédemption du Seigneur, Jésus-Christ, par l’intermédiaire d’apôtres, rassemble et prépare son Église-Épouse en vue de son proche retour. Actuellement, ces tâches sont remplies par les apôtres qui œuvrent au sein de l’Église néo-apostolique.

↗ Préparation de l’Église-Épouse : Se reporter aux questions 214, 402, 562 sqq.

388 Quand l’Église de Jésus-Christ est-elle apparue ?

L’Église de Jésus-Christ est apparue pour la première fois à la Pentecôte, lors de l’effusion du Saint-Esprit. La prédication de l’apôtre Pierre a permis à quelque 3 000 personnes de parvenir à la foi ; elles se sont fait baptiser et, avec les apôtres, elles ont constitué la première communauté chrétienne. C’était à Jérusalem.

389 Qu’est-ce qui caractérisait les premiers chrétiens ?

Les premiers chrétiens « persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Actes 2 : 42). Cette démarche est déterminante pour l’Église de Jésus-Christ.

390 Où apprenons-nous des choses essentielles au sujet du développement des premières communautés ?

Le Nouveau Testament, et plus particulièrement le livre des Actes des Apôtres ainsi que les épîtres apostoliques, nous donnent un aperçu de l’évolution des premières communautés.

391 Quel essor l’Église de Jésus-Christ a-t-elle pris ?

À partir de la Pentecôte et de l’effusion du Saint-Esprit, l’Église de Jésus-Christ s’est développée : des apôtres et d’autres ministres œuvraient en son sein, y prêchant l’Évangile et y dispensant les sacrements.

Des communautés ont vu le jour dans tout l’Empire romain, et le christianisme s’est répandu parmi les Juifs et les païens.

Au temps des premiers chrétiens, l’Empire romain dominait sur le monde. Il comprenait tout l’espace méditerranéen, avec le Proche-Orient. Avec ses bonnes voies de communication et la langue véhiculaire unique, le grec d’abord, puis le latin, l’Empire romain offrait des conditions optimales à la diffusion de l’Évangile.

392 Jusqu’où les apôtres ont-ils fait connaître l’Évangile ?

Accomplissant l’ordre de mission que Jésus leur avait donné, d’enseigner et de baptiser toutes nations, les apôtres ont œuvré dans diverses contrées. Les apôtres Pierre et Jacques ont prêché l’Évangile essentiellement aux Juifs, tandis que les apôtres Paul et Barnabas se sont rendus dans les pays païens de l’espace méditerranéen. L’Évangile a ainsi été propagé jusqu’en Asie et en Afrique, et des communautés ont vu le jour en Égypte, en Turquie, en Grèce, en Italie, en Lybie, en Macédoine, en Syrie et à Chypre.

↗ Ordre de mission : Se reporter aux questions 159, 434, 486

393 Comment s’est déroulée l’activité missionnaire ?

Au service de Christ, les apôtres n’ont reculé devant aucune peine ni aucune souffrance. En II Corinthiens 11 : 25-28, l’apôtre Paul évoque ce qu’il a vécu : « Trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme. Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères. J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité. Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Églises. »

En raison des persécutions dont ils faisaient l’objet, beaucoup de croyants ont fui Jérusalem (cf. Actes 8 : 1 ; 11 : 19). Dans leur nouvel environnement, ils ont ensuite fait connaître la foi chrétienne et prêché la parole du Seigneur, comme Philippe, par exemple, dans la capitale de la Samarie.

D’origine latine, le terme de « mission » signifie « envoi, tâche, devoir ». On l’utilise pour désigner la démarche qui consiste à chercher à gagner des non-chrétiens à la foi chrétienne, à l’Évangile.

394 Que savons-nous de la fin des premiers apôtres ?

La Bible ne donne que peu d‘informations. Des écrits extrabibliques rapportent que beaucoup d’apôtres sont morts en martyrs. C’est sans doute l’apôtre Jean qui a vécu et œuvré le plus longtemps. Après la destruction de Jérusalem, en 70 ap. J.-C., il a vécu en Asie Mineure et œuvré essentiellement dans l’Église d’Éphèse.

« Martyr » est dérivé du grec « martys » qui signifie « témoin ». On appelle martyrs des gens qui souffrent à cause de leur foi, voire subissent une mort violente. Un exemple : Le diacre Etienne a été lapidé, parce qu’il professait sa foi en Jésus-Christ. Le récit de sa lapidation figure en Actes 7.

395 Que s’est-il passé après la mort des premiers apôtres ?

Après la mort des premiers apôtres, le ministère auquel Jésus avait confié l’administration des sacrements, le pardon des péchés et la proclamation de l’Évangile n’était plus occupé. Le don du Saint-Esprit ne pouvait plus être dispensé ni d’autres dons ministériels procéder de l’apostolat. Malgré cela, l’Évangile a continué d’être diffusé ; des hommes et des femmes croyants l’ont propagé ainsi que les valeurs chrétiennes.

396 Quel a été le sort des membres des premières communautés chrétiennes ?

Dans les pays païens, les membres des premières communautés chrétiennes ont été persécutés : on leur reprochait de nier l’existence des dieux, parce qu’ils n’adoraient pas les dieux vénérés dans ces pays. On les tenait aussi pour responsables des mauvaises récoltes, des tremblements de terre ou des inondations, et on les persécutait. Les empereurs romains ont cherché à éradiquer le christianisme de l’Empire ; l’empereur Néron a été à l’origine de la première persécution des chrétiens. C’était à Rome, en l’an 64 ap. J.-C.

397 L’Église de Jésus-Christ a-t-elle poursuivi son essor ?

Oui, même après la mort des premiers apôtres et malgré les persécutions des chrétiens, l’Église a continué de croître. Des hommes et des femmes qui croyaient en Jésus-Christ et le professaient comme étant leur Seigneur ont reçu le sacrement du saint baptême d’eau. De cette manière, ils ont été intégrés au corps de Christ. C’est ainsi que l’Église de Jésus-Christ s’est répandue dans le monde entier.

↗ Le corps de Christ : Se reporter aux questions 374 et 375

398 . Comment la doctrine chrétienne a-t-elle évolué ?

Dans les prédications, l’attente du proche retour de Christ est peu à peu passée à l’arrière-plan. En revanche, la foi en la vie et l’œuvre du Fils de Dieu, en sa mort et en sa résurrection est restée vivante.

Sous l’instigation du Saint-Esprit ont été rédigés les symboles de foi de l’Église ancienne. Lors d’assemblées ecclésiastiques (conciles), la doctrine de la Trinité divine et des deux natures de Jésus-Christ ont été formulées et déclarées partie intégrante de la foi chrétienne.

↗ Trinité divine : Se reporter aux questions 61 sqq.

↗ Symboles de foi de l’Église ancienne : Se reporter aux questions 33 sqq.

Concile : Se reporter à l’explication donnée à la question 33

399 Quand l’Église de Jésus-Christ a-t-elle de nouveau été dotée d’apôtres ?

Après la mort des apôtres de la première ère apostolique, il n’y avait plus eu de détenteurs du ministère apostolique. Pour autant, l’apostolat n’a pas cessé d’exister. En 1832, Dieu a de nouveau pourvu ce ministère.

400 Comment s’est déroulée la réoccupation de l’apostolat ?

En Angleterre, en Écosse et en Allemagne, des fidèles de différentes confessions ont prié, dans l’espoir que le Saint-Esprit œuvrerait de nouveau d’une manière plus forte, comme au temps des premiers apôtres. Ils y associaient l’attente que Dieu envoie de nouveau des apôtres.

En 1832, à Londres, un homme croyant du nom de John Bate Cardale a finalement été appelé à l’apostolat par le Saint-Esprit et qualifié d’apôtre par Henry Drummond. Le jour de Noël 1832, John Bate Cardale a effectué son premier acte ministériel : une ordination.

↗ Confession : Se reporter à l’explication donnée à la question 36

401 Quelles en ont été les conséquences pour l’Église de Jésus-Christ ?

Cette nouvelle vocation d’apôtres a eu pour conséquence que l’Église de Christ fût de nouveau dotée de détenteurs de l’apostolat. Le ministère nanti du pouvoir d’administrer les sacrements, qui vivifie la certitude du proche retour de Christ et œuvre à la préparation de l’Église-Épouse, était de nouveau pourvu comme lors de la phase de fondation de l’Église de Jésus-Christ : le don du Saint-Esprit était de nouveau dispensé, le pardon des péchés était de nouveau annoncé par des apôtres, et des ordinations avaient de nouveau lieu.

402 Quelles sont les tâches dévolues aux apôtres dans l’Église de Jésus-Christ ?

Jésus-Christ gouverne son Église. À cette fin, il a recours à des apôtres. L’apostolat est le ministère originel de l’Église. C’est le seul ministère institué par Jésus lui-même. Les principales tâches de l’apostolat sont la prédication, dans le monde entier, de l’Évangile, l’annonce du pardon des péchés, la dispensation des sacrements aux vivants et aux morts, l’ordination de ministres. De cette manière, les apôtres rassemblent l’Église-Épouse et la préparent en vue du retour de Christ.

↗ Apostolat : Se reporter aux questions 413, 424 sqq., 433 sqq., 453 sqq.

403 Où les apôtres œuvrent-ils de nos jours ?

De nos jours, les apôtres œuvrent dans l’Église néo-apostolique. Cependant, l’apostolat n’est pas seulement donné pour l’Église néo-apostolique, mais pour l’Église de Jésus-Christ tout entière. Il a pour tâche d’œuvrer dans toutes les parties de l’Église.

Les apôtres sont envoyés auprès de toutes les nations ; ils remplissent cette tâche en fondant des communautés dans le monde entier et en conduisant les croyants vers Jésus-Christ.

404 Qui dispense les sacrements dans l’Église de Jésus-Christ ?

L’administration de tous les sacrements (saint baptême d’eau, sainte cène, saint-scellé) est confiée à l’apostolat. Les apôtres dispensent aussi les sacrements pour les défunts.

Le saint-scellé est dispensé par les apôtres seulement.

Dans l’Église néo-apostolique, la sainte cène et le saint baptême d’eau sont aussi dispensés par des ministres sacerdotaux agissant par mission et mandat des apôtres.

Le saint baptême d’eau est confié à l’Église de Jésus-Christ tout entière : partout où l’on baptise au nom de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et avec de l’eau, des hommes croyants sont intégrés à l’Église de Jésus-Christ.

↗ acrements : Se reporter à la question 472

↗ Saint-scellé : Se reporter à la question 440

405 Qu’adviendra-t-il de l’Église lors du retour de Christ ?

Lors du retour de Christ, une partie de l’Église, l’Église-Épouse (les prémices), sera enlevée, pour vivre avec Jésus-Christ les « noces » dans le ciel (cf. Apocalypse 19 : 6-7).

L’autre partie de l’Église restera sur la terre et devra faire ses preuves dans les détresses auxquelles les chrétiens restés ici-bas seront alors confrontés (cf. Apocalypse 12).

↗ Église-Épouse, noces dans le ciel : Se reporter aux questions 214, 251, 402, 562 sqq.

« Alléluia ! Car le Seigneur notre Dieu Tout-Puissant est entré dans son règne. Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues, son épouse s’est préparée » (Apocalypse 19 : 6-7).

Quand le dragon vit qu’il avait été précipité sur la terre, il poursuivit la femme qui avait enfanté le fils. […] Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s’en alla faire la guerre au reste de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui retiennent le témoignage de Jésus » (Apocalypse 12 : 13.17).

406 Tous les baptisés font-ils partie de l’Église de Jésus-Christ ?

Font partie de l’Église de Jésus-Christ les hommes et femmes qui croient en Jésus-Christ et professent le Fils de Dieu comme étant leur Seigneur. Ils sont baptisés au nom de la Trinité divine : Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Cependant, tous les baptisés ne croient pas et ne professent pas leur foi, loin s’en faut. Par conséquent, tous ne font pas partie de l’Église de Christ.

407 Pourquoi existe-t-il différentes communautés ecclésiales ?

La multiplicité des communautés ecclésiales (dénominations) est due aux diverses interprétations de l’Évangile ainsi qu’aux différences d’ordre culturel, social et historique.

↗ Dénomination : Se reporter à la question 365

Au sens large, on peut appeler « culture » ou « civilisation » tout ce que les hommes forment et confectionnent. Sur le plan culturel, les hommes et les peuples sont diversement marqués par leur mode de vie, leur histoire, leurs expériences, leurs origines religieuses et politiques, leurs usages, leurs échelles des valeurs et leurs convictions, etc.

D’origine latine, le mot « social » signifie « commun, associé, allié ». On l’utilise pour dire de quelqu’un qu’il est tourné vers son prochain, sa communauté, et qu’il prend soin d’autrui.

408 Où l’Église de Jésus-Christ est-elle expérimentable ?

L’Église de Christ est expérimentable là où l’unité, la sainteté, l’universalité et l’apostolicité sont présentes d’une manière ou d’une autre.

L’Église de Jésus-Christ est le plus nettement perceptible là où existent le ministère apostolique, la dispensation des trois sacrements aux vivants et aux morts ainsi que la véritable proclamation de la parole. Là est érigée l’Œuvre de rédemption du Seigneur, dans laquelle l’Épouse de Christ est préparée en vue des noces dans le ciel.

↗ Caractéristiques de l’Église (unité, sainteté, universalité, apostolicité) : Se reporter aux questions 381 sqq.

↗ Œuvre de rédemption du Seigneur : Se reporter aux questions 386 et 387

409 Que peut-on dire au sujet de l’avenir de l’Église de Jésus-Christ ?

Lors du retour de Christ, une partie de l’Église, l’Église-Épouse, sera enlevée. L’autre partie de l’Église restera sur la terre et devra faire ses preuves dans les détresses suscitées par l’antéchrist. Dans le royaume de paix, l’Église se manifestera par le fait que le sacerdoce royal fera connaître l’Évangile à tous les hommes ayant jamais vécu. Dans la nouvelle Création, Dieu fera l’objet d’une adoration et de louanges éternelles.

↗ Royaume de paix : Se reporter aux questions 575 sqq.

↗ Sacerdoce royal : Se reporter aux questions 574, 577

↗ Nouvelle Création : Se reporter à la question 581

410 Quels sont les éléments fédérateurs des différentes communautés ecclésiales ?

Les éléments fédérateurs des différentes communautés ecclésiales sont le baptême au nom de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, la profession de foi en Jésus-Christ et la foi en la Trinité divine.

Les baptisés qui appliquent leur foi et professent Christ comme étant leur Seigneur rendent l’Église expérimentable comme étant une communion de la foi, de l’espérance et de l’amour.

7 Le ministère

411 Qu’entend-on par ministère ?

D´une manière générale, on entend, par « ministère », une fonction ou une position officielle qui comporte un certain nombre de tâches concrètes et de responsabilités. Au sens large, le « ministère » est l´autorité, conférée à une personne, pour diriger une communauté et prendre les décisions qui relèvent de cette autorité.

412 Qu’est-ce que le ministère spirituel ?

Le ministère spirituel est pouvoir, bénédiction et sanctification conférés par l’ordination aux fins du service dans l’Église de Christ. Il s’exerce dans la puissance du Saint-Esprit.

↗ Pouvoir : Se reporter à l’explication donnée à la question 415

↗ Bénédiction et sanctification : Se reporter aux questions 416 et 417

↗ Ordination : Se reporter aux questions 462 sqq.

413 Quelles sont les origines du ministère spirituel ?

Le ministère spirituel tire ses origines de fait que Dieu, le Père, a envoyé Jésus-Christ. Par conséquent, Jésus-Christ est l’envoyé de Dieu. En tant que tel, il est nanti du pouvoir, de la bénédiction et de la sanctification nécessaires en vue de la rédemption des hommes. Les apôtres sont les envoyés de Jésus-Christ.

Le ministère spirituel s’inscrit toujours dans un rapport à Jésus-Christ et aux apôtres envoyés par lui. Il y a donc un lien étroit entre le ministère et l’apostolat : là où l’apostolat est à l’œuvre, le ministère spirituel est donné.

La notion d’ « apostolat » désigne la mission, le ministère des apôtres ; elle s’applique aussi à l’ensemble des détenteurs du ministère apostolique. Ainsi les ministres sacerdotaux et les diacres agissent-ils par mission et mandat de l’ « apostolat », lorsqu’ils accomplissent leurs tâches relevant de la pastorale, de la proclamation de la parole et de la dispensation des sacrements.

414 L’Ancien Testament contient-il déjà des indications au sujet du ministère spirituel ?

Dès l’Ancien Testament, on peut déduire, de la manière d’agir des rois, des sacrificateurs et des prophètes, des indications relatives au ministère spirituel : le roi règne, le sacrificateur communique la bénédiction de Dieu et le prophète prêche la volonté divine. Ces trois charges sont autant d’allusions au ministère spirituel.

En Jésus-Christ se retrouve tout ce qui était préfiguré dans le ministère vétérotestamentaire : il est à la fois roi, sacrificateur et prophète.

415 Qu’entendons-nous par le « pouvoir » conféré lors de l’ordination dans le ministère spirituel ?

Le ministère spirituel est conféré par l’apôtre qui agit par mandat de Jésus-Christ. Celui qui est investi du ministère a ainsi part au pouvoir de l’apôtre et doit faire usage de ce pouvoir par mission et mandat de l’apôtre. De cette manière, celui qui est investi du ministère agit au nom de l’apôtre qu’il représente dans les limites de l’exercice du ministère qui lui a été confié. L’apôtre envoie finalement le ministre. En sa qualité d’envoyé, celui-ci est responsable envers son mandant et soumis à son autorité.

Exemples d’usage du pouvoir conféré :

En annonçant le pardon des péchés, l‘apôtre agit en vertu du pouvoir que lui a conféré Jésus-Christ (se reporter à la question 424). Aussi annonce-t-il le pardon des péchés en les termes : « Je vous annonce la bonne nouvelle : Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant, vos péchés vous sont pardonnés. »

Le ministre sacerdotal qui annonce le pardon des péchés agit par mandat et pouvoir de son apôtre. Aussi annoncera-t-il le pardon des péchés en les termes : « Selon la mission que j’ai reçue de l’apôtre, mon mandant, je vous annonce la bonne nouvelle : Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant, vos péchés vous sont pardonnés. »

416 Qu’entendons-nous par la « bénédiction » conférée lors de l’ordination dans le ministère spirituel ?

Par l’ordination, les dons dont dispose celui qui est investi du ministère sont avivés, affermis, multipliés et consacrés au service du Seigneur. De surcroît, des forces supplémentaires lui sont communiquées par le biais de cette bénédiction.

417 Qu’entendons-nous par la « sanctification » conférée lors de l’ordination dans le ministère spirituel ?

Lors de l’ordination, le ministre a part à la sainteté de Dieu ; le ministère est saint, bien que son détenteur demeure un homme pécheur. Le ministre est aussi en mesure d’accomplir des actes saints dans la puissance du Saint-Esprit et de servir ainsi Dieu et l’Église.

418 Qu’entendons-nous par les « services » dans l’Église de Jésus-Christ ?

Tout baptisé est appelé à servir le Seigneur en pratiquant l’amour du prochain et en professant sa foi (cf. Jean 12 : 26).

Si, dans l’Église de Jésus-Christ, des tâches et des domaines d’activité précis sont confiés à certains fidèles pour contribuer au bien-être des membres et à la proclamation de l’Évangile, nous parlons de « services ». De tels services sont remplis partout où des baptisés professent leur foi en Jésus-Christ, leur Seigneur, en paroles et en actes.

419 Qu’est-ce qui différencie ces services au sein de l’Église de Jésus-Christ du ministère spirituel ?

La différence entre les services et le ministère réside dans le fait qu’ils peuvent être remplis sans ordination préalable.

420 Des services sont-ils remplis sans ordination au sein de l’Église néo-apostolique ?

Oui, des services sans ordination préalable sont remplis au sein de l’Église néo-apostolique. Il s’agit, par exemple, de charges concernant l’instruction religieuse des enfants et des jeunes, et l’encadrement musical des services divins.

421 Quel ministère a-t-il été institué par Jésus-Christ ?

Jésus-Christ a doté directement son Église d’un ministère seulement, savoir l’apostolat. Il a conféré pouvoir, bénédiction et sanctification à ses apôtres et les a nantis du Saint-Esprit. « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jean 20 : 21-23).Il leur a également confié l’administration des sacrements. De cette manière, son sacrifice devient accessible aux hommes (cf. Matthieu 28 : 19-20).

Le pouvoir conféré aux apôtres d’administrer les sacrements implique que les apôtres de Jésus-Christ ont pour tâche et mission de dispenser les sacrements. Cependant, même si tous les sacrements ne sont pas dispensés par les apôtres seulement, ils n’en sont pas moins toujours associés à l’apostolat (se reporter aussi à la question 424).

422 Quand l’apostolat a-t-il commencé à œuvrer au sein de l’Église ?

C’est à la Pentecôte que l’apostolat a commencé à œuvrer. C’est plus tôt toutefois que Jésus-Christ avait conféré leur ministère à ses apôtres.

« Il en choisit douze, à qui il donna aussi le nom d’apôtres, pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer, avec l’autorité pour chasser les démons. Il choisit les Douze…“ (Marc 3: 14-16. NBS).

423 Que signifie le terme d’ « apôtre » ?

« Apôtre » vient du grec « apostolos » et signifie « envoyé ». Les apôtres sont les envoyés de Jésus. Jésus-Christ a établi un lien très étroit entre son envoi et le leur : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jean 20 : 21).

424 Quelle mission Jésus-Christ a-t-il confiée aux apôtres ?

Les apôtres sont envoyés par Jésus-Christ aux fins de communiquer aux hommes la connaissance du sacrifice qu’il a consenti et le salut qui en découle.

Après sa résurrection, Jésus a donné mandat et pouvoir à ses apôtres d’annoncer le pardon des péchés, de dispenser les sacrements, de prêcher l’Évangile et de préparer les croyants en vue de son retour.

425 En vertu de quelle autorité les détenteurs de l’apostolat agissent-ils ?

Les apôtres sont les envoyés de Jésus-Christ. Ils agissent en son nom. Il leur a donné le pouvoir de remplir les tâches qui procèdent de ses ministères de roi, de sacrificateur et de prophète : Ils exercent le pouvoir de gouvernance de Jésus-Christ, dispensent la bénédiction et proclament l’Évangile de Jésus-Christ.

L’autorité inhérente à l’apostolat vient exclusivement de Jésus-Christ. L’apostolat est totalement dépendant de lui.

426 Quelles dénominations se trouvent-elles dans le Nouveau Testament pour désigner l’apostolat ?

L’apostolat est appelé le « ministère de la Nouvelle Alliance », le « ministère de l’Esprit », le « ministère de la justice », le « ministère de la réconciliation », le « ministère de la parole ».

427 Que veut dire : « ministère de la Nouvelle Alliance » ?

Cette dénomination, empruntée au passage en II Corinthiens 3: 6, marque une délimitation par rapport à l’Ancienne Alliance dominée par la loi mosaïque qui s’appliquait pour le seul peuple d’Israël. Sous la Nouvelle Alliance, c’est la bonne nouvelle de la grâce de Dieu, l’Évangile proclamé par les détenteurs de l’apostolat, qui prime. De surcroît, le ministère de la Nouvelle Alliance est à l’œuvre parmi toutes les nations.

428 Que veut dire : « ministère de l’Esprit » ?

L’apostolat est le « ministère de l’Esprit » (II Corinthiens 3: 8). La dispensation du don du Saint-Esprit confère au baptisé d’eau la filiation divine et lui permet de remplir la condition nécessaire pour faire partie des prémices.

L’image des « prémices » renvoie au passage en Apocalypse 14 : 4 et désigne ceux que Jésus prendra auprès de lui lors de son retour. Elles sont l’ « Église-Épouse » (cf. questions 562 sqq.).

429 Que veut dire « ministère de la justice » ?

L’apostolat rappelle que l’homme est pécheur et qu’il a besoin de la grâce de Dieu. La foi en Jésus-Christ et l’adhésion à son sacrifice justifient l’homme devant Dieu. L’apostolat est ainsi le « ministère de la justice » (II Corinthiens 3 : 9).

430 Que veut dire « ministère de la réconciliation » ?

« Ministère de la réconciliation » (II Corinthiens 5: 18-19), l’apostolat appelle à la repentance et offre la possibilité au croyant, par le pardon des péchés et la sainte cène, d’avoir part au sacrifice de Christ. La « réconciliation » vise finalement à la restauration de la relation intacte entre l’homme et Dieu ainsi que des hommes entre eux.

431 Que veut dire « ministère de la parole » ?

En Jean 1 : 1-14, le Fils de Dieu est désigné comme étant la « Parole » (le « Verbe », le « Logos »). Toutes choses ont été créées par ce « Verbe ».

L’apostolat a part à la Parole, car le Seigneur (« Logos ») lui a donné la mission d’enseigner. C’est ainsi qu’il faut comprendre le passage en Actes 6 : 4 : « Et nous, nous continuerons à nous appliquer à la prière et au ministère de la parole. »

↗ Logos : Se reporter à la question 101

432 Comment les apôtres sont-ils encore appelés ?

Les apôtres sont encore appelés

  • « ambassadeurs pour Christ » : La déclaration : « Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ… » (II Corinthiens 5 : 20) exprime le fait que Jésus-Christ œuvre dans son Église par l’intermédiaire des apôtres.
  • « dispensateurs (= administrateurs) des mystères divins » : Un « administrateur » (cf. Darby) ou un « intendant » (cf. TOB, NBS) est responsable de la « maison », c’est-à-dire de l’Église. En son sein, les apôtres veillent à la proclamation véritable de l’Évangile et à l’administration, conforme à l’esprit de Christ, des sacrements. Les apôtres ordonnent des ministres et pourvoient à la discipline dans l’Église.

433 Quelle est une autre caractéristique majeure encore de l’apostolat ?

Une autre caractéristique majeure de l’apostolat consiste en la préparation des fidèles en vue du retour de Christ (cf. II Corinthiens 11: 2).

434 Qui a envoyé les apôtres ?

C’est Jésus-Christ lui-même qui a envoyé les apôtres. Il a choisi douze hommes dans le cercle de ses disciples, pour les établir dans le ministère d‘apôtre (cf. Marc 3 : 13-19). C’est à eux qu’il a dit :

  • « Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé » (Matthieu 10 : 40).
  • « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mattieu 28 : 19-20).

435 Comment s’appelaient les douze premiers apôtres ?

Les premiers apôtres étaient : Simon appelé Pierre, André, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Thomas, Matthieu, Jacques, Thaddée, Simon le Cananite, Judas l’Iscariot (cf. Matthieu 10 : 2-4). Ces apôtres sont appelés « les Douze », et ce même après la trahison de Judas l’Iscariot.

436 Outre ceux-ci, y avait-il d’autres apôtres encore lors des débuts de l’Église ?

Oui, outre les Douze, le Nouveau Testament cite encore Matthias (cf. Actes 1: 15-26), Barnabas (cf. Actes 13 : 1-4 ; 14 : 4.14), Paul (cf. I Corinthiens 9 : 1-16 ; II Corinthiens 11), et Jacques, le frère du Seigneur (cf. Galates 1 : 19 ; 2 : 9). Sont encore appelés apôtres Silvain et Timothée (cf. I Thessaloniciens 1 : 1 ; 2 : 7) ainsi qu’Andronicus et Junias (cf. Romains 16 : 7. TOB).

Ce qui frappe, c’est que, pour Matthias, seul le fait d’avoir été témoin de l’activité de Jésus ait été requis en guise de condition à remplir en vue de la vocation à l’apostolat (Actes 1 : 21-22).

437 Une position éminente a-t-elle été conférée à l’un de ces apôtres ?

Oui, en présence des autres apôtres, Jésus-Christ a conféré un pouvoir spécial à Simon Pierre : Il l’a désigné comme étant le « roc » et lui a confié le « pouvoir des clés ». Le Seigneur a aussi confié ses « agneaux et brebis », c’est-à-dire son Église, à ses soins (cf. Jean 21 : 15-17). C’est à lui encore que le Seigneur a dit : « Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment. Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point ; et toi, quand tu seras revenu, affermis tes frères » (Luc 22 : 31-32).

↗ Pouvoir des clés, Roc : Se reporter aux explications et aux questions 457 et 458

« Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur ce roc je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle » (Matthieu 16 : 18).

438 Comment s’est manifestée la position prééminente de l’apôtre Pierre après l’ascension du Seigneur ?

Après l’ascension du Seigneur, la primauté de l’apôtre Pierre s’est manifestée en les faits suivants :

  • c’est lui qui a initié le remplacement de Judas l’Iscariot par Mathias dans le cercle des apôtres (cf. Actes 1 : 15-26) ;
  • c’est lui qui a tenu le discours de la Pentecôte (cf. Actes 2 : 14) ;
  • c’est à lui que le Seigneur a révélé que le salut en Christ était aussi destiné aux païens (cf. Actes 10).

439 Quel écrit néotestamentaire décrit, de la manière la plus détaillée, l’activité des premiers apôtres ?

C’est Luc, dans son livre des Actes des Apôtres, qui décrit en détail l’activité des apôtres. Ainsi est-il question, en Actes 11 : 1-18 et 15 : 1-29, d’assemblées présidées par des apôtres, lors desquelles il a notamment été décidé que même les païens parvenus à la foi pouvaient faire partie de l’Église de Christ. Il en ressort que les apôtres prenaient des décisions ensemble, dont les répercussions étaient déterminantes pour l’Église chrétienne.

440 Qui, d’après le Nouveau Testament, dispensait le don du Saint-Esprit ?

Du passage en Actes 8: 15-18, il ressort que la dispensation du don du Saint-Esprit est liée à l’apostolat : Philippe prêchait en Samarie et baptisait d’eau ceux qui étaient parvenus à la foi. Après en avoir entendu parler, les apôtres y envoyèrent Pierre et Jean. Ceux-ci « prièrent pour eux, afin qu’ils reçoivent le Saint-Esprit. Car il n’était encore descendu sur aucun d’eux ; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent le Saint-Esprit. »

Le passage en Actes 19 : 6 vient corroborer cette démarche : « Lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux. »

441 Quelles autres tâches importantes les apôtres remplissaient-ils ?

Une autre tâche importante des apôtres consistait à prêcher que Jésus-Christ avait œuvré parmi eux, qu’il était mort et ressuscité d’entre les morts (cf. Actes 13 : 26-41 ; 17 : 1-4). Ils luttaient contre les hérésies qui niaient cette réalité (cf. I Corinthiens 15 : 3-8 ; I Jean 4 : 1-6).

442 Quelle attente était-elle, à cette époque déjà, au cœur de la prédication apostolique ?

Les apôtres attendaient le retour de Christ de leur vivant et y préparaient les croyants (cf. I Thessaloniciens 4 : 14-18). À l’évidence, la proclamation du retour de Christ et la préparation des communautés à cette fin sont inscrites dans la nature même de l’apostolat.

443 Quel est le premier ministère ayant procédé de l’apostolat ?

À partir de la Pentecôte, les apôtres commencèrent à remplir leur mission et à prêcher l’Évangile. Ils comprirent rapidement qu’ils avaient besoin de collaborateurs : sept hommes furent choisis à cette fin. Les apôtres prièrent et leur imposèrent les mains, les bénissant ainsi en vue de l’accomplissement de leur service. Ces sept hommes sont appelés les premiers diacres.

« Ils les présentèrent aux apôtres, qui, après avoir prié, leur imposèrent les mains. » (Actes 6 : 6).

444 Quelle est la conséquence de cette manière d’agir des apôtres ?

La conséquence de cette manière d’agir réside dans le fait que l’imposition des mains et la prière sont nécessaires pour les ordinations.

445 D’autres ministères ont-ils procédé de l’apostolat ?

Oui, les apôtres et d’autres croyants ont fondé de nouvelles communautés dont le suivi pastoral nécessitait l’intervention de ministres. Les apôtres ont donc institué des conducteurs de communauté, appelés « évêques » ou « anciens ». Aux débuts de l’Église, œuvraient de surcroît dans les communautés des prophètes, des évangélistes, des pasteurs (bergers) et des docteurs (cf. Éphésiens 4 : 11).

446 Comment la desserte pastorale des communautés était-elle assurée après la mort des premiers apôtres ?

Après la mort des premiers apôtres, se sont constitués des services spirituels aux dénominations et aux tâches diverses, visant à assurer la desserte pastorale des Églises locales.

↗ Services : Se reporter aux questions 418 sqq.

447 L’apostolat a-t-il cessé d’exister après la mort des premiers apôtres ?

Non, malgré la mort des apôtres, l’apostolat a subsisté. Il a été institué par Jésus-Christ, pour son Église. Même pendant la période où personne n’en était investi ici-bas, le ministère institué par lui a perduré.

Les apôtres doivent être les témoins de Christ jusqu’à la fin du monde (cf. Matthieu 28 : 19-20). Pour remplir cette vaste tâche en vue de son retour, Jésus-Christ envoie, de nos jours aussi, des apôtres.

« Fin du monde » : Dans le texte originel grec figure, en Matthieu 28 : 20, la notion d’ « äon » qui désigne une longue ère ou encore la « fin des temps ». En Actes 1 : 8, il est question, au sens géographique cette fois, des « extrémités de la terre ».

448 Combien de temps a duré l’interruption de l’activité des apôtres ?

Selon des sources extrabibliques, Jean a été le dernier des apôtres de l’Église primitive à mourir; c’était vers la fin du Ier siècle. Jusqu’à la réoccupation de l’apostolat, au XIXe siècle, l’activité des apôtres a ainsi été interrompue.

↗ Réoccupation de l’apostolat : Se reporter aux questions 400, 603

449 Pourquoi l’activité des apôtres a-t-elle été interrompue ?

L’interruption de l’activité des apôtres est conforme à la volonté de Dieu ; elle reste un mystère pour l‘homme.

Cependant, même au cours de la période dépourvue d’apôtres, le Saint-Esprit était à l’œuvre, veillant à la préservation et au déploiement de l’Évangile.

450 Quand l’apostolat a-t-il de nouveau été pourvu ?

Conformément à la volonté de Dieu, l’apostolat a de nouveau été pourvu, lorsque le temps du rassemblement ultime et de la préparation de l’Église-Épouse en vue du retour de Christ était venu : à partir de l’année 1832, sont apparus de nouveaux détenteurs de l’apostolat.

C’est donc au début de l’Église de Christ et au temps qui précède le retour du Seigneur que des apôtres sont à l’œuvre en vue de préparer l’Église-Épouse.

↗ Église-Épouse : Se reporter aux questions 562 sqq.

Par « (ré)occupation de l’apostolat », il faut comprendre qu’il existe des hommes investis de ce ministère : ils y sont appelés et l’exercent dans l’esprit de Jésus-Christ.

451 Y a-t-il une différence entre le pouvoir spirituel de l’apostolat originel et celui de l’apostolat de la fin de l’Œuvre de rédemption divine ?

Non, c’est le seul et même pouvoir qui a été conféré à l’apostolat, car Christ a institué ce ministère une seule fois pour son Église.

↗ Œuvre de rédemption divine / Œuvre de rédemption du Seigneur : Se reporter à l’explication donnée à la question 386

452 Quels sont les niveaux ministériels et les ministères de l’Église néo-apostolique ?

Au sein de l’Église néo-apostolique, il existe trois niveaux ministériels ayant des compétences spirituelles distinctes : le ministère apostolique, le ministère sacerdotal et le ministère diaconal.

  • Le niveau apostolique comprend les ministères d’apôtre-patriarche, d’apôtre de district et d’apôtre.
  • Le niveau sacerdotal comprend les ministères d’évêque, d’ancien de district, d’évangéliste de district, de berger, d’évangéliste de communauté et de prêtre.
  • Le niveau diaconal comprend les ministères de diacre et de sous-diacre.

↗ Pouvoir : Se reporter aux questions 412, 415 et à l’explication de la question 415

453 Quelles sont les tâches inhérentes à l’apostolat ?

Jésus-Christ a confié à ses apôtres la mission et le « pouvoir de lier et de délier » (Matthieu 18 : 18), c’est-à-dire de déclarer certaines choses interdites ou permises, fixant ainsi la doctrine et organisant la discipline au sein des communautés.

À l’exemple de Jésus, les apôtres sont serviteurs (cf. Jean 13 : 15). Ils ne dominent pas sur la foi de l’Église, mais contribuent à la joie de cette dernière (cf. II Corinthiens 1 : 24) et donnent l’exemple en matière d’imitation de Jésus-Christ (cf. I Corinthiens 11 : 1).

454 Quel est le fondement de l’autorité inhérente à l’apostolat ?

L´autorité inhérente à l´apostolat résulte de la vocation des apôtres par Jésus-Christ et des pouvoirs dont le Seigneur a doté ce ministère. L´importance de ce ministère transparaît dans la prière sacerdotale : « Comme tu m´as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu´eux aussi soient sanctifiés par la vérité » (Jean 17 : 18-19).

455 Quel est l’objectif de l’activité des apôtres ?

L’activité des apôtres vise à édifier l’Œuvre de rédemption du Seigneur et à la mener à la perfection. À cette fin, ils veillent à ce que les sacrements soient dispensés conformément à la volonté de Jésus-Christ, que l’Évangile soit prêché dans sa pureté et que l’Église vive dans une discipline agréable à Dieu.

De surcroît, les apôtres ont pour tâche et mission de préparer l’Église-Épouse en vue du retour du Seigneur, au moyen de la prédication de l’Évangile, de l’annonce du pardon des péchés, des baptêmes d’eau et d’Esprit ainsi que de la sainte cène.

↗ Œuvre de rédemption du Seigneur : Se reporter à l’explication donnée à la question 386

456 L’apostolat est-il donné pour l’Église de Jésus-Christ tout entière ?

Oui, l’apostolat est donné pour l’Église de Christ tout entière et a pour tâche de proposer le salut en Jésus-Christ à tous les hommes. L’apôtre Paul décrit sa mission d’apôtre en les termes suivants : « Car ainsi nous l’a ordonné le Seigneur : Je t’ai établi pour être la lumière des nations, Pour porter le salut jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 13 : 47).

Le salut est possible par le Fils de Dieu seulement. Jusqu’au retour de Christ, sa communication s’opère par l’intermédiaire des apôtres, à travers la parole et les sacrements.

457 Quel est le fondement du ministère patriarcal ?

Le fondement du ministère d‘apôtre-patriarche est la mission que Jésus a confiée à Pierre en instituant le ministère pétrinien et en disant à Simon Pierre : « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur ce roc je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clés du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16 : 18-19).

Le « ministère pétrinien » est le service fondamental dont Jésus-Christ a chargé l’apôtre Pierre. Il inclut la sollicitude à l’égard de ceux qui font partie de l’Église de Christ, de la manière dont Jésus, le Ressuscité, l’a ordonné à Pierre : « Pais mes agneaux, pais mes brebis ! » Fait également partie du ministère pétrinien le « pouvoir des clés » (se reporter à la question 459).

458 Pourquoi le ministère patriarcal est-il aussi appelé le « roc » ?

Jésus a désigné l’apôtre Simon comme étant le « roc », sur lequel il édifierait son Église. Le Fils de Dieu crée ainsi un lien indissoluble entre le ministère pétrinien, le « roc », et son Église. De nos jours, c’est l’apôtre-patriarche qui exerce ce ministère qualifié de « roc ».

« Pierre » vient du grec « petros » = roc, rocher. Le roc est l’image de la solidité, de l’immutabilité, de la persévérance, que Jésus a aussi utilisée dans son Sermon sur la montagne (cf. Matthieu 7 : 24-25).

459 Quelles sont les tâches dont est investi l’apôtre-patriarche ?

L’apôtre-patriarche préserve l’unité entre les apôtres. Il affermit les apôtres (cf. Luc 22 : 32) et « paît » le troupeau de Christ (cf. Jean 21 : 15-17) : il veille à ce que l’Évangile soit prêché dans sa pureté. Il révèle les connaissances issues du Saint-Esprit et les cohérences de la doctrine de l’Église, et est responsable de l’uniformité de leur diffusion. C’est lui aussi qui fixe l’ordonnancement de l’Église.

Toutes ces tâches constituent le « pouvoir des clés ».

L’apôtre-patriarche ordonne les apôtres. Avec eux, il dirige l’Église.

« Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un » (Jean 17 : 20-21).

« Je te donnerai les clés du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16 : 19).

460 Quelles sont les tâches dont est investi l’apôtre de district ?

Au-delà des tâches qui incombent à chaque apôtre, l’apôtre de district est responsable, au sein d’un champ d’activité précis (« champ d’activité apostolique ») des soins pastoraux des fidèles et du suivi des communautés. De surcroît, il veille à la dotation et à la formation spirituelles des ministres.

« Dotation et formation spirituelles » : cette expression décrit le fait qu’une personne soit nantie du pouvoir et de la bénédiction nécessaires aux fins de l’exercice du ministère sacerdotal ou diaconal, d’une manière conforme à l’esprit de son mandant. Elle implique de surcroît que les ministres soient formés et affermis en vue de l’accomplissement de leurs tâches.

461 Quel est le fondement de l’élection au ministère spirituel ?

L’élection au ministère spirituel est fondée, non pas sur la volonté de l’homme, mais sur celle de Dieu. Il incombe à l’apôtre de discerner la volonté divine et d’agir en conséquence.

462 Qu’entendons-nous par « ordination » ?

Par « ordination », nous entendons l’institution dans un ministère spirituel. Elle n’est pas un sacrement, mais une bénédiction.

↗ Sacrement : Se reporter aux questions 472 sqq.

↗ Bénédiction : Se reporter aux questions 660 sqq.

463 Quel est le déroulement d’une ordination ?

C’est l’apôtre qui, par l’imposition de ses mains et la prière, procède à l’ordination. Le ministre n’est à même de remplir ses tâches que s’il est en communion étroite avec l’apostolat.

464 Que se passe-t-il lors de l’ordination ?

L’ordination est communication d’une bénédiction divine. La personne appelée au ministère est sanctifiée aux fins de l’exercice du ministère. De l’apostolat sont communiqués le pouvoir et la compétence inhérents à chaque ministère, en vue du service diaconal, sacerdotal ou apostolique. Le ministre est chargé d’exercer son ministère dans un cadre bien défini.

↗ Sanctification : Se reporter à la question 417

465 Quels devoirs l’ordination implique-t-elle ?

Le ministre à ordonner fait serment de fidélité à Dieu et promet de s’inscrire dans l’imitation de Christ et de faire preuve d’obéissance de la foi.

466 Comment le ministère spirituel doit-il s’exercer ?

Tout détenteur d’un ministère spirituel doit satisfaire à un certain nombre d’exigences concernant son mode de vie et ses compétences spirituelles, notamment à celles-ci : intériorisation de la doctrine, fermeté de la foi, conscience de sa qualité d’envoyé, résistance aux charges, discrétion, honnêteté, esprit de sacrifice et humilité. En toutes choses, le ministre se conformera au modèle qu’est Jésus-Christ.

Afin que les dons qu’il a reçus puissent se déployer pour le bien de la communauté, le ministre s’efforcera de mettre en pratique ce qui lui a été confié lors de son ordination, par le biais de sa bénédiction et de sa sanctification.

Celui qui est appelé au ministère spirituel a conscience du fait qu’il est un serviteur et un instrument de Dieu.

467 Quand le mandat ministériel prend-il fin ?

Le mandat d’exercice d’un ministère cesse, en règle générale, au moment de l’admission à la retraite ; le ministre conserve cependant son ministère. Néanmoins, en cas de résiliation ou de destitution, il perd son ministère.

468 Quel devoir incombe-t-il à tout ministre ?

Tout ministre a pour devoir de proclamer et de défendre l’Évangile de Jésus-Christ. Il assure le suivi des membres de la communauté confiés à ses soins et les encourage dans la foi. Ayant charge d’âmes, il partage leurs préoccupations personnelles et les accompagne lorsqu’ils sont accablés par les fardeaux de la vie quotidienne.

↗ Pastorale : Se reporter aux questions 688 sqq.

469 Quelles tâches incombent-elles aux ministres sacerdotaux ?

Les ministres sacerdotaux ont reçu mandat et pouvoir de dispenser le saint baptême d’eau, d’annoncer le pardon des péchés, de consacrer les hosties pour la sainte cène et de les distribuer. Font également partie de leurs tâches la célébration de services divins, la dispensation de bénédictions et la conduite de cérémonies funèbres ainsi que le suivi pastoral des membres de la communauté.

↗ Baptême d’eau : Se reporter aux questions 404, 481 sqq.

↗ Pardon des péchés : Se reporter aux questions 507, 629, 644 sqq.

↗ Sainte cène : Se reporter aux questions 494 sqq.

↗ Bénédiction : Se reporter aux questions 660 sqq.

↗ Cérémonie funèbre : Se reporter aux questions 685 sqq.

470 Quelles tâches incombent-elles aux diacres ?

Les diacres rendent de multiples services au sein de la communauté. Ils ont aussi pour tâche de soutenir les prêtres dans leur travail pastoral. Les diacres peuvent aussi intervenir à l’autel au cours du service divin.

471 Qu’est-ce qu’une charge ?

L’installation dans une charge consiste en l’attribution d’une tâche précise ; cette charge peut être limitée dans le temps et dans l’espace géographique.

Les charges en relation avec un ministère spirituel sont celles de conducteur de communauté, de responsable de district, d‘apôtre de district adjoint et d’apôtre-patriarche adjoint. L’installation dans une charge n’équivaut pas à une ordination. Elle n’est pas liée à la durée du mandat ministériel, mais peut cesser avant ce dernier ; au plus tard, elle cesse au moment de l’admission à la retraite du ministre.

Les charges qui ne sont pas liées à un ministère spirituel sont confiées tant à des sœurs qu’à des frères aux fins de l’accomplissement de multiples tâches dans les communautés et les districts.

8 Les sacrements

472 Que sont les sacrements ?

Les sacrements sont des grâces divines fondamentales, des actes saints, dispensés aux hommes par des hommes, par lesquels Dieu accorde le salut à celui qui les reçoit.

↗ Salut : Se reporter aux questions 243 sqq.

Communication d’une grâce : Le terme de communication est ici employé au sens de « don », et non pas d’information.

473 À quoi servent les sacrements ?

Les sacrements permettent à l’homme d’obtenir le salut : Par les sacrements, l’homme est admis et conservé dans la communion de vie avec Dieu.

La réception des trois sacrements (saint baptême d’eau, saint-scellé, sainte cène) ouvre la possibilité, pour l’homme, d‘être uni au Seigneur lors du retour de Christ.

↗ Retour de Christ : Se reporter aux questions 550 sqq.

474 Quels sont les éléments d’un sacrement ?

Le sacrement comprend quatre éléments : le signe, la réalité, le dispensateur et la foi.

475 Qu’est-ce que le « signe » du sacrement ?

Le « signe » est l’élément visible du sacrement. Pour le saint baptême d’eau, le signe, c’est l’eau ; pour la sainte cène, ce sont le pain et le vin, et, pour le saint-scellé, c’est l’imposition des mains de l’apôtre.

476 Qu’est-ce que la « réalité » du sacrement ?

La réalité du sacrement, c’est son efficacité salvifique. Ainsi la réalité du saint baptême d’eau réside dans l’effacement du péché originel et l’introduction du baptisé dans la proximité de Dieu ; celle de la sainte cène réside dans la réception du corps et du sang de Jésus, et celle du saint-scellé dans le don du Saint-Esprit.

477 Qui est le « dispensateur » du sacrement ?

Le « dispensateur » est celui qui administre ou dispense le sacrement. Les apôtres dispensent les trois sacrements ; par mission de leur apôtre, les ministres sacerdotaux dispensent le saint baptême d’eau et la sainte cène.

478 Quelle est l’importance de la foi lors de la réception d’un sacrement ?

C’est seulement s’il croit en son efficacité que l’homme reçoit le sacrement en vue de son salut.

479 Quels sacrements ont-ils été institués par Jésus-Christ ?

Jésus-Christ a institué trois sacrements : le saint baptême d’eau, le saint-scellé et la sainte cène.

« Car il y en a trois qui rendent témoignage : l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois sont d’accord » (I jean 5 : 7-8).

↗ Saint baptême d’eau : Se reporter aux questions 481 sqq.

↗ Saint-scellé : Se reporter aux questions 515 sqq.

↗ Sainte cène : Se reporter aux questions 494 sqq.

480 À qui Jésus a-t-il confié l’administration des sacrements ?

C’est à ses apôtres que Jésus-Christ a confié l’administration des sacrements.

481 Que produit le saint baptême d’eau ?

Le saint baptême d’eau change fondamentalement la relation de l’homme à Dieu. Lavé du péché originel, le baptisé est conduit hors de son éloignement d’avec Dieu et parvient dans la proximité de celui-ci. Il devient un chrétien.

Par sa foi et sa profession de foi en Jésus-Christ, le baptisé intègre l’Église de Christ.

482 Qu’est-ce que le « péché originel » ?

Le « péché originel » désigne l’état de l’homme consécutif à sa chute dans le péché : il est séparé de Dieu (éloignement d’avec Dieu). Depuis la chute dans le péché, le péché s’appesantit sur tous les hommes (cf. Genèse 3 : 20 ; Psaume 51 : 7 ; Romains 5 : 12.18-19) : avant même de pouvoir penser ou agir, l’homme est déjà pécheur.

↗ Chute dans le péché : Se reporter aux questions 88 sqq.

483 Quelle est l’importance de l’eau lors du saint baptême d’eau ?

L’eau est la condition préalable à la vie et le moyen de purification. Lors du baptême, l’eau est le signe apparent de la purification intérieure de l’être humain.

484 Existe-t-il, dans l’Ancien Testament, des indications au sujet du saint baptême d’eau ?

Oui, le sauvetage de Noé dans l’arche qui flottait sur l’eau est une indication au sujet du baptême. On peut aussi voir, dans l’immersion à sept reprises de Naaman dans l’eau du Jourdain (cf. II Rois 5 : 1-14) un symbole du « lavement » du péché originel par le baptême.

« … lorsque la patience de Dieu se prolongeait, aux jours de Noé, pendant la construction de l’arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, c’est-à-dire huit, furent sauvées à travers l’eau. Cette eau était une figure du baptême, […] qui maintenant vous sauve, vous aussi » (I Pierre 3 : 20-21).

485 Jésus devait-il nécessairement se faire baptiser ?

Il n’était pas nécessaire que Jésus-Christ se fît baptiser, puisqu’il était exempt de péché. Toutefois, il s’est fait baptiser par Jean-Baptiste, se rendant ainsi l’égal des pécheurs, pour leur montrer comment obtenir la justice valable devant Dieu (cf. Matthieu 3 : 15).

Le baptême de Jean était un baptême de repentance, une préfiguration du sacrement du saint baptême d’eau dispensé au nom de la Trinité divine.

↗ Justice (valable) devant Dieu : Se reporter à l’explication de la question 278

↗ Repentance : Se reporter aux questions 136, 651

486 Qu’a dit Jésus à ses apôtres au sujet du baptême ?

Après sa résurrection, Jésus a donné à ses apôtres l’ordre de mission suivant : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Matthieu 28 : 19). L’une des tâches des apôtres consiste donc à baptiser.

Signalons que le Nouveau Testament entend souvent par « baptême » le baptême en deux actes, celui d’eau et celui du Saint-Esprit (cf. Actes 8 : 14 sqq.). Il existe un rapport étroit entre le saint baptême d’eau et le saint baptême de l’Esprit.

↗ Ordre de mission : Se reporter aux questions 159, 434

« Avez-vous reçu le Saint-Esprit, quand vous avez cru ? Ils lui répondirent : Nous n’avons pas même entendu dire qu’il y ait un Saint-Esprit. Il dit : De quel baptême avez-vous donc été baptisés ? Et ils répondirent : Du baptême de Jean. Alors Paul dit : Jean a baptisé du baptême de repentance, disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c’est-à-dire, en Jésus. Sur ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus. Lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux, et ils parlaient en langues et prophétisaient » (Actes 19 : 2-6).

487 Qui peut recevoir le saint baptême d’eau ?

Tout homme peut recevoir le saint baptême d’eau, à condition de croire en Jésus-Christ et à son Évangile.

488 Comment le saint baptême d’eau est-il dispensé ?

Le baptême est dispensé avec de l’eau, au nom de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

L’eau du baptême est consacrée au nom de la Trinité divine, puis, avec cette eau, le dispensateur du sacrement trace à trois reprises une croix sur le front du candidat au baptême, en disant : « Je te baptise au nom de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. »

Si le baptême est administré de cette manière (rituelle), avec de l’eau et au nom de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, il l’est en bonne et due forme : il est donc valable et peut déployer son efficacité.

« En bonne et due forme » signifie de manière rituelle, selon l’usage, selon le rite.

489 Pourquoi les enfants peuvent-ils être baptisés ?

La déclaration de Jésus : « Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas ; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent » (Marc 10 : 14) implique que les bénédictions de Dieu - dont les sacrements font partie ! – doivent aussi être rendues accessibles aux enfants.

Le Nouveau Testament atteste que des « maisons », des « communautés domestiques » tout entières se sont fait baptiser : « … et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens […] et il se réjouit avec toute sa famille de ce qu’il avait cru en Dieu » (Actes 16 : 33 ; cf. Actes 16 : 15). Ces « communautés domestiques » ou « maisons » comprenaient des enfants ; c’est à partir de là que s’est développée la tradition chrétienne de baptiser aussi les enfants.

Par ailleurs, lors du baptême d’enfants, les personnes en charge de leur éducation prennent en charge la profession de foi en Jésus-Christ et la responsabilité de les éduquer dans l’esprit de l’Évangile.

« Cependant Crispus, le chef de la synagogue, crut au Seigneur avec toute sa famille. Et plusieurs Corinthiens, qui avaient entendu Paul, crurent aussi, et furent baptisés » (Actes 18 : 8).

490 Quels sont les effets du saint baptême d’eau ?

Le saint baptême d’eau marque la fin de l’éloignement d’avec Dieu et le commencement de la vie en Christ. Il confère la force de mener le combat contre le péché.

Le baptême dispensé au nom de la Trinité divine fédère les chrétiens. Celui qui est baptisé dans l’Église néo-apostolique est autorisé à recevoir durablement la sainte cène.

↗ Saint baptême d’eau : Se reporter aux questions 481 sqq.

↗ Nouvelle Alliance : Se reporter à l’explication donnée à la question 175

491 Quel rapport y a-t-il entre le saint baptême d’eau et le saint-scellé ?

Le saint baptême d’eau et le saint-scellé sont deux sacrements distincts, mais étroitement liés l’un à l‘autre : la réception de ces deux sacrements produit la régénération d’eau et d’Esprit, le saint baptême d’eau étant antérieur au saint-scellé.

↗ Régénération d’eau et d’Esprit : Se reporter aux questions 528 sq.

492 Qui est habilité à dispenser le saint baptême d’eau ?

C’est à ses apôtres que le Fils de Dieu a donné l’ordre de baptiser (cf. Matthieu 28 : 18-20). Au sein de l’Église néo-apostolique, les apôtres ont aussi délégué le pouvoir de baptiser d’eau aux ministres sacerdotaux.

493 Le baptême administré dans une autre communauté ecclésiale est-il valable ?

Oui, la dispensation du saint baptême d’eau est possible et efficace dans toutes les parties de l’Église une de Jésus-Christ. Le baptême d’eau constitue le premier pas vers la rédemption complète. Partout où il est dispensé au nom de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et avec de l’eau, le baptême a toute sa validité. Le baptême d’eau est ainsi confié à l’Église tout entière. La raison en est la volonté salvatrice universelle de Dieu.

↗ Église de Christ : Se reporter aux question 365 sqq.

↗ Rédemption : Se reporter aux questions 89-90, 108-109, 215-216

494 D’où est dérivée la notion de « sainte cène » ?

La notion de « sainte cène » renvoie à la situation lors de laquelle Jésus-Christ a institué ce sacrement : la veille de sa crucifixion, il a pris le repas de la Pâque en compagnie de ses apôtres..

Les Israélites avaient pris la première Pâque sur l’ordre de Dieu, la veille de leur sortie d’Égypte. À cette fin, ils avaient tué et préparé des agneaux sans défaut. En accompagnement, ils avaient mangé des pains azymes. Dieu leur a ordonné de fêter dès lors la Pâque chaque année, en commémoration de leur délivrance de la servitude égyptienne.

495 Quelles autres dénominations sont-elles encore utilisées pour désigner la sainte cène ?

La sainte cène est encore appelée « eucharistie » (actions de grâces), « repas du Seigneur » ou « fraction du pain ».

496 Y a-t-il un rapport entre la Pâque et la sainte cène ?

Oui, il y en a un : Selon les trois premiers Évangiles, Jésus a institué la cène en fêtant la Pâque avec ses apôtres. Comme la Pâque, la sainte cène est aussi un repas de commémoration. La Pâque rappelle la délivrance des Israélites de la captivité et de la servitude égyptiennes ; la sainte cène renvoie à une délivrance beaucoup plus large, savoir la rédemption des hommes de la servitude du péché.

497 Existe-t-il encore d’autres témoignages relatifs à la sainte cène dans le Nouveau Testament ?

Oui, en I Corinthiens 11 : 23-26, il y a un autre témoignage au sujet de la sainte cène : « Le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. »

Ces paroles constituent la base du texte prononcé lors de la consécration des hosties.

La « consécration » constitue la mise à part de leur usage quotidien du pain et du vin aux fins de consécration et de sanctification. (Se reporter à l’explication « Consécration » donnée à la question 503)

498 Quelle est l’importance des espèces du pain et du vin ?

Les espèces du pain et du vin sont indispensables pour la célébration de la sainte cène. Le pain et le vin sont les symboles de la nourriture de l’homme. En Israël, le vin symbolise aussi la joie et le salut à venir.

« Symbole » est un terme d’origine grecque qui signifie souvent « image », « emblème » ou « signe de reconnaissance ».

499 Que rappelle la sainte cène au croyant ?

La sainte cène est repas de commémoration : elle commémore cet événement unique et éternellement valable qu’est la mort de Jésus-Christ. Jésus-Christ a chargé ses apôtres de célébrer la sainte cène, en leur disant : « Faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22 : 19).

500 Que professent ceux qui prennent part à la sainte cène ?

Prendre part à la sainte cène, c’est professer sa foi en la mort, la résurrection et le retour de Jésus-Christ. Celui qui prend durablement part à la sainte cène dans l’Église néo-apostolique adhère aussi à la foi en les apôtres qui œuvrent de nos jours. Dans cette mesure, la sainte cène est aussi un repas de la profession de foi.

501 Dans quelle mesure la sainte cène est-elle un repas de la communion ?

Lors de la célébration de la sainte cène, Jésus-Christ est d’abord en communion avec ses apôtres, puis avec les membres de l’assemblée. Ceux-ci y sont, de surcroît, en communion les uns avec les autres.

502 Existe-t-il un rapport entre la sainte cène et le futur « festin des noces » dans le ciel ?

Oui, la sainte cène renvoie aussi au futur « festin des noces » dans le ciel. De ce fait, la sainte cène a aussi une dimension eschatologique.

En instituant la sainte cène dans le cercle des apôtres, Jésus a dit : « Je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu » (Luc 22 : 18).

Jusqu’à l’union de l’Église-Épouse avec Jésus-Christ, l’Église expérimente la communion étroite avec le Seigneur lors de la célébration de la sainte cène.

↗ Noces dans le ciel : Se reporter aux questions 251, 562 sqq.

503 Que se passe-t-il lors de la consécration des hosties ?

La consécration opère la présence réelle du corps et du sang de Jésus-Christ.

Les substances (ou espèces) du pain et du vin ne se modifient pas sous l’effet de la consécration : elles ne sont pas transformées. C’est bien plutôt le corps et le sang de Jésus qui s’ajoutent à elles. Ce processus est appelé « consubstantiation ».

Lors de la célébration de la sainte cène, le pain et le vin ne sont pas les images ou symboles du corps et du sang de Jésus ; après la consécration, le corps et le sang de Jésus-Christ y sont réellement présents.

↗ Symbole : Se reporter à la question 498

Du latin « consecrare », « consacrer » signifie « dédier, vouer, sanctifier ». Lors de leur consécration, les hosties sont ainsi dédiées à la célébration de la sainte cène.

« Substance » vient du latin « substantia » et signifie « nature, texture, consistance » d’une chose ou d’un objet.

504 Le sacrifice de Jésus-Christ est-il présent dans la sainte cène ?

Oui, le sacrifice de Jésus-Christ est réellement présent dans la sainte cène. Ce sacrifice n’est cependant pas répété, parce qu’il a été consenti « une fois pour toutes » (Hébreux 10 : 10.14).

505 Pourquoi la sainte cène est-elle célébrée lors de chaque service divin ?

Contrairement aux sacrements du saint baptême d’eau et du saint-scellé, la sainte cène est célébrée lors de chaque service divin, parce qu’il permet de maintenir l’homme dans la communion de vie avec Jésus-Christ. Y prendre part, c’est absorber la nature de Jésus.

506 Combien de temps le corps et le sang de Christ restent-ils présents dans les hosties consacrées ?

Le corps et le sang de Christ restent présent dans les hosties consacrées, jusqu’à ce qu’elles aient été remises à leurs destinataires précis.

507 Quel est le rapport entre le pardon des péchés et la sainte cène ?

Il y a un rapport étroit entre le pardon des péchés et la sainte cène, car tous deux ont pour fondement le sacrifice de Jésus-Christ.

Le sacrement de la sainte cène n’opère pas en même temps le pardon des péchés. Celui-ci est nécessaire en vue de la digne réception de la sainte cène qui suit : il convient de prendre la sainte cène dignement, c’est-à-dire en n’étant pas en état de péché.

508 À qui Jésus-Christ a-t-il confié l’administration de la sainte cène ?

Jésus-Christ a institué la sainte cène dans le cercle de ses apôtres et la leur a confiée. Là où agissent les apôtres ou les ministres sacerdotaux mandatés par eux, tous les aspects de la sainte cène sont existants.

509 Quels sont les paroles de consécration de la sainte cène ?

Aux fins de la consécration de la sainte cène, est prononcé un texte déterminé qui se fonde sur I Corinthiens 11 : 23 sqq. et sur Matthieu 26 : 26 sqq. :

« Au nom de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, je consacre le pain et le vin pour la sainte cène et j´y dépose le sacrifice unique de Jésus-Christ, valable en toute éternité. Car le Seigneur prit du pain et du vin, rendit grâces et dit : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous. Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui est répandu pour beaucoup, pour le pardon des péchés. Mangez et buvez ! Faites ceci en mémoire de moi. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez ce vin, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu´à ce qu´il revienne. Amen ! »

510 Comment se déroule la célébration de la sainte cène au cours du service divin ?

En un premier temps, les hosties sont consacrées. À cette fin, le ministre mandaté étend ses mains au-dessus des calices ouverts et prononce les paroles de consécration.

Ensuite, les ministres et les membres de l’assemblée reçoivent le corps et le sang de Christ sous la forme d’hosties aspergées de gouttes de vin. Au moment de cette distribution des hosties consacrées, ils s’entendent dire : « Le corps et le sang de Jésus donnés pour toi. »

511 Quelles sont les conditions à remplir en vue de la digne réception de la sainte cène ?

La condition à remplir en vue de la digne réception de la sainte cène est, outre le pardon des péchés préalable, la foi en Jésus-Christ et en son sacrifice.

↗ Pardon des péchés : Se reporter aux questions 415, 507, 629, 644 sqq.

512 Quels sont les effets de la sainte cène ?

La sainte cène crée la communion étroite avec Jésus-Christ. Elle est vectrice de la nature et des forces du Fils de Dieu. Par ailleurs, la participation à la sainte cène contribue à l’unité des croyants entre eux, parce qu’ils acquièrent ensemble la nature de Jésus-Christ. La sainte cène est ainsi un moyen capital pour leur préparation en vue du retour de Christ.

« Puisqu’il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps ; car nous participons tous à un même pain » (I Corinthiens 10 : 17).

513 Qui est habilité à participer à la sainte cène ?

Ceux qui sont baptisés, scellés et admis au sein de l’Église néo-apostolique sont autorisés à participer durablement à la sainte cène.

Par hospitalité, les chrétiens baptisés en bonne et due forme peuvent être autorisés à y participer en qualité d’invités.

↗ Saint baptême d’eau : Se reporter aux questions 404, 481 sqq.

↗ En bonne et due forme (rituelle) : Se reporter à l’explication donnée à la question 488.

↗ Saint-scellé : Se reporter aux questions 404, 515 sqq.

↗ Admission : Se reporter aux questions 662, 669

514 Quelle est la signification des célébrations eucharistiques d’autres Églises ?

Des éléments importants de la sainte cène sont également présents dans les célébrations eucharistiques d’autres Églises. On y commémore également, avec reconnaissance et foi, la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Les chrétiens néo-apostoliques devraient prendre conscience du fait que participer durablement aux célébrations eucharistiques d’autres Églises revient finalement à professer la doctrine de ces dernières.

515 Qu’est-ce que le saint-scellé ?

Le saint-scellé est le sacrement qui confère au croyant, par l’imposition des mains et la prière d’un apôtre, le don du Saint-Esprit. Il devient ainsi un enfant de Dieu appelé à faire partie des prémices.

↗ Prémices : Se reporter aux questions 428, 530

↗ Enfant de Dieu : Se reporter à l’explication donnée à la question 530

516 Que signifie la formulation « être scellé » dans les épîtres néotestamentaires ?

Dans les épîtres néotestamentaires, « sceller » ou « marquer d’un sceau » signifie communiquer le don du Saint-Esprit : « Et celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c’est Dieu, lequel nous a aussi marqués d’un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l’Esprit » (II Corinthiens 1 : 21-22).

« En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis » (Éphésiens 1 : 13).

« N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption » (Éphésiens 4 : 30).

517 Le Saint-Esprit agissait-il déjà aux temps vétérotestamentaires ?

Oui, comme le Père et le Fils, le Saint-Esprit, Personne de la Trinité divine, œuvre de toute éternité. Sous l’Ancienne Alliance, il remplissait certains individus choisis par Dieu pour accomplir des tâches précises.

↗ Ancienne et Nouvelle Alliance : Se reporter à la question 175

« Samuel prit la corne d’huile, et l’oignit au milieu de ses frères. L’Esprit de l’Éternel saisit David, à partir de ce jour et dans la suite » (I Samuel 16 : 13).

« Ne me rejette pas loin de ta face, ne me retire pas ton Esprit saint » (Psaume 51 : 13).

518 Existe-t-il, dans l’Ancien Testament, des indications au sujet de l’effusion du Saint-Esprit sous la Nouvelle Alliance ?

Oui, l’Ancien Testament fournit plusieurs indications (notamment en Ézéchiel 36: 27) au sujet d’une effusion, par Dieu, du Saint-Esprit sur beaucoup d’hommes. Une indication importante figure en Joël 2 : 28-29 : « Après cela, je répandrai mon Esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes, et vos jeunes gens des visions. Même sur les serviteurs et sur les servantes, dans ces jours-là, je répandrai mon Esprit » (cf. aussi Actes 2 : 15 sqq.).

519 Jésus a-t-il promis l’effusion du Saint-Esprit ?

Oui, à plusieurs reprises, Jésus a promis à ses apôtres qu’il enverrait le Saint-Esprit, par exemple dans ce passage biblique : « Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi » (Jean 15 : 26).

520 Quand la promesse de l’effusion du Saint-Esprit s’est-elle réalisée ?

Cette promesse s’est réalisée à la Pentecôte, lorsque le Saint-Esprit a été répandu sur les apôtres et les disciples, hommes et femmes.

Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer » (Actes 2 : 1-4).

521 Quand Jésus a-t-il été oint du Saint-Esprit ?

Après son baptême, le Saint-Esprit est descendu sur Jésus. Jean-Baptiste l’atteste : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et s’arrêter sur lui » (Jean 1 : 32). Cet événement peut être considéré comme étant une « onction ».

« Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le Fils de l’homme vous donnera ; car c’est lui que le Père, que Dieu lui-même a marqué de son sceau » (Jean 6 : 27).

↗ Baptême de Jésus : Se reporter aux questions 129 sq.

522 Quelle est la signification du baptême de Jésus et de son onction du Saint-Esprit qui a suivi ?

Le baptême de Jésus effectué par Jean-Baptiste et la descente du Saint-Esprit sur Jésus sont des allusions aux sacrements du saint baptême d’eau et du saint-scellé.

L’onction de Jésus du Saint-Esprit met en évidence sa qualité de Messie et renvoie au sacrement du saint-scellé. C’est ce qu’évoque ce passage en Actes 10 : 37-38 : « Vous savez ce qui est arrivé dans toute la Judée, après avoir commencé en Galilée, à la suite du baptême que Jean a prêché ; vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth. »

Sous l’Ancienne Alliance, des personnes avaient déjà été consacrées à des tâches précises au moyen d’une onction d’huile. Des prophètes, des rois et des sacrificateurs ont ainsi été oints. Se reporter aussi à la définition du « Messie » (= l’ « Oint »), aux questions 111 et 112.

523 D’où peut-on déduire le fait que le baptême d’eau est la condition préalable à la réception du don du Saint-Esprit ?

À la question que lui posaient ses auditeurs après son discours de la Pentecôte, l’apôtre Pierre a répondu : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, à cause du pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit » (Actes 2 : 38).

524 Que rapporte le livre des Actes des Apôtres au sujet du saint-scellé ?

Une indication importante au sujet du saint-scellé se trouve en Actes 8: 14 sqq. : « Les apôtres, qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, y envoyèrent Pierre et Jean. Ceux-ci, arrivés chez les Samaritains, prièrent pour eux, afin qu’ils reçoivent le Saint-Esprit. Car il n’était encore descendu sur aucun d’eux ; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent le Saint-Esprit. »

Selon ce témoignage de l’Écriture, le saint-scellé est lié à l’apostolat, ce que confirme aussi le passage en Actes 8 : 18 : Simon, qui avait préalablement pratiqué la magie et qui était parvenu à la foi et s’était fait baptiser (cf. Actes 8 : 9.11 sqq.), « vit que le Saint-Esprit était donné par l’imposition des mains des apôtres. »

À l’évidence, les sacrements du saint baptême d’eau et du saint-scellé sont distincts l’un de l’autre. La même chose est dite en Actes 19 : 1-6. À Éphèse, des disciples de Jean-Baptiste avaient seulement reçu le baptême de repentance de celui-ci. Parvenus à la foi en Jésus, ils ont d’abord été baptisés au nom du Seigneur Jésus-Christ, puis l’apôtre leur a conféré le don du Saint-Esprit : « Lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux. »

↗ Baptême de repentance : Se reporter à la question 485

525 Comment le sacrement du saint-scellé est-il dispensé ?

Le sacrement du saint-scellé est dispensé par les apôtres qui confèrent au baptisé, au nom de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, le don du Saint-Esprit. Ce faisant, ils posent les mains sur la tête du baptisé et prient.

526 Quelles sont les conditions à remplir pour recevoir le saint-scellé ?

Le saint-scellé présuppose, pour la personne qui le reçoit, la foi en la Trinité divine et en les apôtres envoyés par Jésus-Christ. Auparavant, elle devra avoir été baptisée en bonne et due forme. Elle devra professer sa foi et promettre de suivre Christ.

↗ « En bonne et due forme » (rituelle) : Se reporter à l’explication donnée à la question 488

527 Qui peut recevoir le saint-scellé ?

Tout homme peut recevoir le saint-scellé, pour peu qu’il remplisse les conditions requises à cet effet. Le sacrement est dispensé tant aux adultes qu’aux enfants. Pour le saint-scellé d’enfants, ce sont les parents ou les personnes en charge de l’éducation religieuse qui devront professer leur foi en lieu et place des enfants. Ils devront promettre d’éduquer les enfants dans la foi néo-apostolique.

528 Qu’entendons-nous par « régénération d’eau et d’Esprit » ?

Les deux sacrements du saint baptême d’eau et du saint-scellé constituent, ensemble, la « régénération d’eau et d’Esprit ». À travers celle-ci, Dieu crée la « nouvelle créature », la vie issue de lui.

« Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jean 3 : 5).

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (II Corinthiens 5 : 17).

529 Quel est le rapport entre le saint-scellé et la régénération d’eau et d’Esprit ?

Le saint-scellé est un élément de la régénération d’eau et d’Esprit. Par lui, Dieu achève ce qu’il a commencé par le baptême d’eau. Le renouvellement de l’homme est opéré par Dieu, le Saint-Esprit, qui se révèle ainsi l’auteur d’une nouvelle création.

↗ Saint baptême d’eau : Se reporter aux questions 404, 481 sqq.

530 Quels sont les effets du saint-scellé ?

Lors du saint-scellé, l’homme est durablement rempli d’Esprit-Saint. Dieu lui fait avoir part à sa nature, en lui offrant sa force, sa vie et son amour : « L’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné » (Romains 5 : 5).

L’homme scellé est la propriété de Dieu ; son Esprit a élu durablement domicile en lui (cf. Romains 8 : 9).

L’homme est désormais un enfant de Dieu ; il est appelé à être des prémices : la régénération d’eau et d’Esprit produit par conséquent un effet présent qui se traduit par la filiation divine et un effet futur qui se traduira par l’acquisition de la qualité de prémices.

Enfant de Dieu, le croyant est héritier de Dieu et cohéritier de Christ. L’ « Esprit d’adoption » qui agit en l’homme à travers le saint-scellé s’adresse à Dieu en confiance, en l’appelant : « bon Père ».

Si l’homme scellé ménage de l’espace au Saint-Esprit pour qu’il puisse s’épanouir, il verra se développer des vertus divines appelées, de manière imagée, « fruit du Saint-Esprit » (cf. Galates 5 : 22).

↗ Prémices (qualité de) : Se reporter à la question 428

« Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi » (Galates 5 : 22).

« … vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ » (Romains 8 : 15-17).

La notion d’ « enfant de Dieu » revêt différents aspects :

  • Tout homme est un enfant de Dieu, car il a été créé par Dieu et peut, par conséquent appeler le Tout-Puissant son « Père ».
  • Aux temps vétérotestamentaires, Dieu a pris soin de son peuple comme un père ; aussi Israël est-il appelé le « fils premier-né de Dieu » (cf. Exode 4 : 22-23). Israël entretient donc une relation filiale avec Dieu. En s’adressant aux Juifs dans son Sermon sur la montagne, Jésus a parlé de Dieu comme étant leur « Père qui est aux cieux ».
  • À nous, chrétiens, a été donné le « Notre Père », et c’est avec confiance que nous nous adressons à Dieu, notre Père, dans cette prière.
  • De surcroît, la notion de « filiation divine » décrit ce rapport à Dieu qui est caractérisé par la réception de tous les sacrements, par la foi et la focalisation de la vie sur le retour de Christ. La filiation divine s’obtient par la régénération d’eau et d’Esprit. Ceux qui sont régénérés ont la promesse, en leur qualité d’ « enfants de Dieu », d’être les héritiers du Très-Haut.

9 La vie après la mort

531 Y a-t-il une vie après la mort ?

Oui, l’homme est un être à la fois physique et spirituel ; il est une entité composée du corps, de l’âme et de l’esprit.

Le corps de l’homme est mortel et éphémère. Pris de la terre, il retourne à la terre (cf. Genèse 3 : 19). En revanche, l’âme et l’esprit survivent à la mort physique : ils sont immortels. La personnalité de l’homme, c’est-à-dire l’essentiel, ce qui le constitue, ce qu’il a vécu, ressenti, cru et pensé, subsiste après la mort physique.

« Oui, Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité, il en a fait une image de sa propre nature » (Sagesse de Salomon 2 : 23. Bible de Jérusalem)

532 Qu’est-ce que la mort ?

Il convient de faire la distinction entre la mort physique et la mort spirituelle de l’homme. La mort physique signifie la fin de son existence terrestre. Quand elle intervient, l’âme et l’esprit quittent le corps. La mort spirituelle est la séparation de l’homme d’avec Dieu ; elle est la conséquence du péché.

La Bible parle encore de la « seconde mort » (cf. Apocalypse 20 : 6 ; 21 : 8) pour désigner la séparation d’avec Dieu qui sera effective après le Jugement Dernier.

↗ Jugement Dernier : Se reporter aux questions 579 sq.

« Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6 : 23).

533 Quel autre sens la Bible donne-t-elle encore à la « mort » ?

Dans la Bible, la « mort » désigne encore la puissance hostile à Dieu, qui menace de détruire la vie physique et spirituelle. Dans l’Apocalypse de Jean, la mort est ainsi personnalisée : « Je regardai, et voici, parut un cheval d’une couleur verdâtre. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l’accompagnait » (Apocalypse 6 : 8).

534 Qui domine sur la mort ?

La Trinité divine est maîtresse de la vie et de la mort. Par sa résurrection, Jésus-Christ a vaincu la mort, offrant ainsi à l’homme la possibilité d’accéder à la vie éternelle : « … notre Sauveur Jésus-Christ […] a réduit la mort à l’impuissance et a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Évangile » (II Timothée 1 : 10).

535 Quelle est l’importance de la résurrection de Jésus-Christ ?

La résurrection de Jésus-Christ est le fondement de la résurrection des morts. Puisqu’il est ressuscité, les morts ressusciteront aussi, « les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle » (Daniel 12 : 2).

« Voici, je vous dis un mystère, nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés » (I Corinthiens 15 : 51-52).

536 La Bible donne-t-elle des indications au sujet de la vie après la mort ?

L’Ancien Testament évoquait déjà une vie après la mort ; le Nouveau en témoigne à plusieurs reprises. Ainsi lisons-nous en I Pierre 3 : 19-20 : « … dans lequel aussi [Jésus-Christ] est allé prêcher aux esprits en prison, qui autrefois avaient été incrédules, lorsque la patience de Dieu se prolongeait, aux jours de Noé, pendant la construction de l’arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, c’est-à-dire huit, furent sauvées à travers l’eau. »

537 Où les hommes séjournent-ils après leur mot physique ?

L’âme et l’esprit des personnes décédées parviennent dans le séjour des morts que nous appelons aussi l’ « au-delà ».

538 Qu’entendons-nous par « au-delà » ?

La notion d’ « au-delà » se rapporte généralement à tous les domaines, processus et états qui se situent en dehors de la sphère matérielle. Au sens restreint, elle désigne le séjour des morts (hébreu : « schéol » ; grec : « Hadès »).

539 Les morts peuvent-ils se réincarner ?

Non, les conceptions selon lesquelles l’homme peut avoir plusieurs vies terrestres successives (réincarnation) sous forme d‘être humain, d’animal ou de plante, sont en contradiction avec les déclarations bibliques et, par conséquent, avec la teneur de l’Évangile : « … il est réservé aux hommes de mourir une seule fois » (Hébreux 9 : 27).

Le terme de « réincarnation » recouvre des conceptions, incompatibles avec la doctrine chrétienne, de vies successives de l’homme sous diverses formes.

540 Pouvons-nous entrer en relation avec les morts ?

En entretenant le souvenir des défunts et en priant pour eux, nous pouvons être en communion avec eux.

Entrer en communication avec les morts en cherchant à les évoquer ou à les interroger est interdit par Dieu ; c’est donc un péché : « Qu’on ne trouve chez toi personne […] qui consulte ceux qui évoquent les esprits […], personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Eternel » (Deutéronome 18 : 10-12).

541 Quel est l’état des âmes dans l’au-delà ?

L’état des âmes dans l’au-delà est l’expression de leur proximité ou de leur éloignement de Dieu. La mort physique de l’homme ne change en rien l’état de son âme. La foi ou l’incrédulité, l’esprit de conciliation ou l’irréconciliabilité, l’amour ou la haine impriment leur marque à l’être humain, non seulement ici-bas, mais aussi dans l’au-delà.

La parabole de Jésus, de l’homme riche et de Lazare (cf. Luc 16 : 19-31), aborde cet état en parlant d’un lieu de refuge et d’un lieu de tourment. Les défunts peuvent prendre conscience de leur état. Ceux qui sont tourmentés espèrent trouver de l’aide.

542 Qui sont les « morts en Christ » ?

En I Thessaloniciens 4 : 16, il est question de défunts qui sont « morts en Christ » : Ce sont les défunts qui ont été régénérés d’eau et d’Esprit, et qui se préparent en vue du retour de Christ. Ils font partie de l’Église du Seigneur et sont dans un état de justice devant Dieu, auquel ils sont parvenus au moyen de sa grâce et de leur foi.

↗ Régénération d’eau et d’Esprit : Se reporter aux questions 528 sq.

« Les âmes des justes sont dans la main de Dieu. Et nul tourment ne les atteindra. Aux yeux des insensés ils ont paru bien morts, leur départ a été tenu pour un malheur et leur voyage loin de nous pour un anéantissement, mais eux sont en paix. » (Sagesse de Salomon 3 : 1-3. Bible de Jérusalem).

543 L’état des âmes dans l’au-delà peut-il changer ?

Oui, depuis le sacrifice de Christ, l’état des âmes dans l’au-delà peut s’améliorer.

Après sa mort, Christ est allé prêcher dans le séjour des morts. Or, la prédication de l’Évangile implique la possibilité, pour celui qui la reçoit dans un cœur croyant, de changer.

Même après sa mort physique, l’homme peut donc parvenir au salut.

↗ Salut : Se reporter aux questions 243 sqq., 546

544 Comment les âmes peuvent-elles changer dans l’au-delà ?

Les âmes de l’au-delà qui n’ont jamais entendu parler de l’Évangile, jamais vécu le pardon de leurs péchés ni jamais reçu aucun sacrement vivent dans l’éloignement d’avec Dieu. Elles ne peuvent en sortir qu’en parvenant à la foi en Jésus-Christ et en son sacrifice ainsi qu’en recevant les sacrements.

545 Quelles déclarations sont-elles faites dans la Bible au sujet du secours aux défunts ?

En II Macchabées 12, il est question de Juifs qui avaient pratiqué l’idolâtrie et étaient morts au combat. On a prié pour eux, afin que leurs âmes soient sauvées de leur état de péché ; on a fait une collecte d’argent en vue d’acheter des animaux à offrir en sacrifice expiatoire.

La justification biblique de la dispensation des sacrements aux défunts est le passage en I Corinthiens 15 : 29 : À Corinthe, des vivants se faisaient baptiser en lieu et place de morts. Cette pratique a été reprise par les apôtres des temps modernes, et ainsi s’est développée la célébration désormais habituelle des services divins en faveur des défunts.

546 Pouvons-nous aider les défunts à obtenir le salut ?

Oui, nous pouvons intercéder en faveur des âmes qui ne sont pas rédimées et prier le Seigneur de leur venir en aide. Nous pouvons aussi prier pour que ces âmes parviennent à la foi en Jésus-Christ et s’ouvrent pour être disposées à accepter le salut que Dieu veut leur offrir.

Comme les morts en Christ et ceux qui vivent en lui forment une communauté, ils œuvrent, ici-bas et dans l’au-delà, dans l’esprit de Christ et intercèdent en faveur des âmes prisonnières.

Leur rédemption est cependant l’œuvre de Jésus-Christ seul.

↗ Rédemption : Se reporter aux questions 215 sqq.

↗ Salut : Se reporter aux questions 243, 248 sqq.

La notion d’ « ici-bas » se rapporte généralement aux domaines, processus et états situés au sein de la sphère matérielle.

547 En quoi consiste la communication du salut aux défunts ?

Jésus-Christ est le Seigneur des morts et des vivants. Dieu veut que tous les hommes soient sauvés (cf. I Timothée 2 : 4-6). Le salut est offert à travers la prédication, les sacrements et le pardon des péchés. À cette fin, la foi en Jésus-Christ est indispensable, et cela vaut tant pour les défunts que pour les vivants.

L’Évangile doit aussi être annoncé aux morts, comme l’indique le passage en I Pierre 4 : 6 : « Car l’Évangile fut aussi annoncé aux morts, afin qu’après avoir été jugés comme les hommes dans la chair, ils vivent selon Dieu par l’esprit. »

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3 : 16).

548 Comment et par qui le salut est-il communiqué aux défunts ?

Pour dispenser le saint baptême d’eau, le saint-scellé et la sainte cène pour les défunts, des apôtres accomplissent ces différents actes visibles à l’égard de vivants, leur efficacité salvifique bénéficiant, non pas aux vivants, mais aux défunts.

Tout comme Jésus-Christ a consenti son sacrifice sur la terre, la communication du salut par les apôtres a lieu ici-bas aussi.

↗ Saint baptême d’eau : Se reporter aux questions 481 sqq.

↗ Sainte cène : Se reporter aux questions 494 sqq.

↗ Saint-scellé : Se reporter aux questions 515 sqq.

10 La doctrine des fins dernières

549 D’où tenons-nous notre connaissance des événements à venir ?

La doctrine sur les événements qui se produiront à l’avenir (eschatologie) trouve ses fondements dans les saintes Écritures. Les Évangiles et les épîtres des apôtres contiennent beaucoup d’indications au sujet de la suite de l’histoire du salut. Des déclarations essentielles figurent dans l’Apocalypse de Jean qui parle des événements à venir d’une manière imagée.

↗ Eschatologie : Se reporter à l’explication donnée à la question 40.

550 Quel événement futur constitue-t-il le but de la foi des chrétiens néo-apostoliques ?

Jésus-Christ reviendra : c’est le message central de l’Évangile. Depuis son ascension, les apôtres prêchent le retour du Seigneur. Être accepté par lui lors de cet événement, tel est le but de la foi que les chrétiens néo-apostoliques aspirent à atteindre.

551 Qui a promis le retour de Jésus-Christ ?

Jésus-Christ lui-même a promis à ses apôtres : « Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi » (Jean 14 : 3).

Cette promesse de Jésus a été confirmée par des anges, lors de son ascension : « Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel » (Actes 1 : 11).

552 Qui connaît la date du retour de Christ ?

Ni les hommes ni les anges, mais seul le Dieu trine connaît le jour et l’heure du retour de Jésus-Christ.

553 Que résulte-t-il du fait que nul ne connaît la date du retour de Christ ?

Puisque nul homme ne connaît la date du retour de Christ, le croyant est appelé à se tenir prêt chaque jour en vue de cet événement. Le Fils de Dieu le dit en les termes de cette exhortation : « Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra » (Matthieu 24 : 42). Même dans ses paraboles, Jésus a mis en évidence le fait qu’il faut être vigilant à toute heure sur le plan de la foi.

↗ Paraboles sur le retour de Christ : Se reporter à la question 157

« Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient folles, et cinq sages. […] Comme l’époux tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent. Au milieu de la nuit, on cria : Voici l’époux, allez à sa rencontre ! Alors toutes ces vierges se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux sages : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent. […]. Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée. Plus tard, les autres vierges vinrent. […] Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure » (cf. Matthieu 24 : 43-51 ; 25 : 1-30).

554 Quel usage les premiers apôtres ont-ils fait de la promesse du retour de Christ ?

La promesse du retour de Christ occupait une place importante dans la prédication des premiers apôtres ; avec la mort sacrificatoire et la résurrection de Jésus, elle faisait partie de leurs vérités de foi essentielles. Ils étaient convaincus que Jésus reviendrait de leur vivant : « Voici, je vous dis un mystère, nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés » (I Corinthiens 15 : 51).

L’apôtre Paul s’adressait aux fidèles de Corinthe en utilisant cette invocation propre à l’Église primitive : « Maranatha ! » qui signifie : « Notre Seigneur vient » ou : « Notre Seigneur, viens ! » (cf. I Corinthiens 16 : 22).

L’appel à être prêt à tout instant pour le retour de Christ est aussi exprimé dans l’Apocalypse, en les termes suivants : « Je viens bientôt » (Apocalypse 3 : 11 ; 22 : 7.12.20).

555 Quelle importance revêt à nos yeux la promesse du retour de Christ ?

Le retour de Christ en vue de prendre son Église-Épouse auprès de lui est l’une des certitudes fondamentales de l’Évangile. Jésus-Christ lui-même a promis qu’il reviendrait (cf. Jean 14 : 3).

↗ Église-Épouse : Se reporter aux questions 562 sqq.

556 Pourquoi croyons-nous que le retour de Christ est proche ?

La réoccupation de l’apostolat est un signe annonciateur du proche retour de Christ. L’attente de la réalisation de cette promesse est aujourd’hui au centre de la foi néo-apostolique tout comme l’espérance de chacun de vivre personnellement le retour de Christ et l’enlèvement vers lui.

↗ Transformation (transmutation) et enlèvement : Se reporter aux questions 559 sqq.

557 Comment se déroule la préparation au retour de Christ ?

C’est par l’action de la parole et des sacrements que les apôtres préparent les fidèles en vue du retour de Christ. Ceux-ci focalisent sciemment leur vie sur cet événement.

558 Comment le retour de Christ est-il décrit dans les épîtres pauliniennes ?

En I Thessaloniciens 4 : 15-17, il est dit : « Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur : nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont décédés. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. »

En I Corinthiens 15 : 51-52, nous lisons : « Voici, je vous dis un mystère, nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. »

En Philippiens 3 : 20-21, l’apôtre déclare : « Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. »

559 Que se passera-t-il lors du retour de Christ ?

Résumons ces déclarations de l’apôtre Paul :

Lors du retour de Christ, les morts en Christ ressusciteront premièrement, incorruptibles. Les vivants, qui se seront laissés préparer en vue du retour de Christ, seront transformés, sans avoir à subir la mort physique.

Les morts et les vivants revêtiront un corps glorieux, semblable au corps de résurrection de Christ. Ils seront enlevés ensemble à la rencontre de Jésus-Christ et parviendront ainsi dans la communion éternelle avec Dieu.

Ces événements font partie de la première résurrection dont il est question en Apocalypse 20: 5-6.

↗ Résurrection : Se reporter aux questions 574 sqq.

↗ Corps de résurrection de Christ : Se reporter à la question 189

« Incorruptible » signifie impérissable. À la différence de notre corps actuel, le corps de résurrection ne se dégrade pas.

560 Sur quoi se fonde l’espérance du croyant d’échapper à la mort physique ?

L’espérance du croyant d’échapper à la mort physique repose sur cette déclaration de l‘apôtre Paul : « Aussi gémissons-nous dans cette tente, désirant revêtir notre domicile céleste […], parce que nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. Et celui qui nous a formés pour cela, c’est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l’Esprit » (II Corinthiens 5 : 2.4-5).

Par le terme de « domicile », l’apôtre désigne le corps glorieux que revêtiront non seulement ceux qui ressusciteront d’entre les morts, mais aussi ceux qui seront transformés lors du retour de Christ. « Revêtir » signifie recevoir un corps nouveau sans devoir mourir d’abord ; « se dépouiller » est ici synonyme de mourir.

561 Qui sera enlevé lors du retour de Christ ?

L’enlèvement lors du retour de Christ est promis premièrement à ceux qui ont été régénérés d’eau et d’Esprit, qui croient en Jésus-Christ et le suivent. Cette cohorte est aussi appelé l’ « Église-Épouse » ou le « fils » (l’ « enfant mâle » - Apocalypse 12 : 5).

Pour ce qui est de savoir si, de surcroît, d’autres êtres humains auront la grâce d’être enlevés, cela échappe au jugement humain et dépend du seul choix de Dieu.

↗ Régénération d’eau et d’Esprit : Se reporter à la question 528

Le terme d’ « enlèvement » signifie que, lors du retour de Christ, des êtres humains parviendront directement dans la communion immédiate avec Dieu.

562 Qui fait partie de l’ « Église-Épouse » ?

Jésus-Christ a confié à ses apôtres la mission de préparer son Église en vue de l’union avec lui lors de son retour. L’apôtre Paul écrit à ce sujet : « Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure » (II Corinthiens 11 : 2). L’image de la « vierge pure » renvoie à l’ « Épouse » (Apocalypse 19 : 7). C’est seulement lors du retour de Christ que l’on saura qui en fait partie et s’unira avec Jésus-Christ.

563 Ceux qui font partie de l’Église-Épouse présentent-ils des caractéristiques spéciales ?

Oui, et l’une de leurs caractéristiques majeures réside dans le fait qu’ils attendent quotidiennement le retour de Christ et persévèrent dans cette prière : « Viens, Seigneur Jésus ! » (cf. Apocalypse 22 : 17.20).

564 La Bible cite-t-elle d’autres caractéristiques encore de l’Église-Épouse ?

Oui, d’autres caractéristiques de l’Église-Épouse sont citées en Apocalypse 14: 1-5, où l’image d’une cohorte de « cent quarante-quatre mille personnes » est utilisée pour décrire l’Église-Épouse. Ce nombre de 144 000 n’est pas à considérer dans son sens littéral, mais comme étant symbolique ; il se déduit des douze tribus d’Israël, et est décrit au moyen des images suivantes : « … l’Agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes, qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leur front. […] Ils suivent l’Agneau partout où il va. Ils ont été rachetés d’entre les hommes, comme des prémices pour Dieu et pour l’Agneau ; et dans leur bouche il ne s’est point trouvé de mensonge, car ils sont irréprochables. »

565 Que signifient ces images en Apocalypse 14 : 1-5 ?

L’apposition du signe de reconnaissance (sceau) qu’est le nom de l’ « Agneau » et de son Père signifie que les cent quarante-quatre mille sont la propriété de Dieu.

« Être irréprochable », « ne pas avoir de mensonge dans sa bouche » et « suivre l’Agneau » signifie mener sa vie, en paroles et en actes, d’une manière conforme à l’Évangile.

La notion de « prémices » désigne ceux que Christ prend auprès de lui à son retour : Ils seront les premiers à recevoir la plénitude du salut.

L‘ « Agneau » désigne Jésus-Christ : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1 : 29).

Le passage en Apocalypse 5 : 12 exprime le fait que l’Agneau immolé remporte la victoire. Cela signifie que le Fils de Dieu humilié et crucifié est en même temps victorieux et triomphant.

↗ Salut : Se reporter aux questions 243 sqq.

« L’Agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange » (Apocalypse 5 : 12).

566 Quand auront lieu les « noces de l’Agneau » ?

Les « noces de l’Agneau », c’est-à-dire l’union de l’Église-Épouse avec Jésus-Christ, son Époux, auront lieu après qu’il sera revenu et que son Église-Épouse aura été transformée et enlevée.

567 Que se passera-t-il lors des « noces de l’Agneau » ?

L’Église-Épouse aura la grâce de partager la gloire de Christ et se trouvera en communion immédiate et indissoluble avec Dieu.

↗ Église-Épouse : Se reporter aux questions 562 sqq.

« Alléluia ! Car le Seigneur notre Dieu Tout-Puissant est entré dans son règne. Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues, son épouse s’est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur ; car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. L’ange me dit : Écris : Heureux ceux qui sont appelés au festin des noces de l’Agneau ! » (Apocalypse 19 : 6-9).

568 Que se passera-t-il sur la terre après le retour de Christ ?

Après le retour de Christ débutera un temps, pendant lequel les hommes et la Création souffriront, parce qu’ils seront exposés au pouvoir de Satan ; ce temps est appelé la « grande tribulation ».

↗ Grande tribulation : Se reporter aux questions 405, 409

569 Des êtres seront-ils préservés au cours de la « grande tribulation » ?

Oui, seront préservés pendant la « grande tribulation » ceux qui font partie de l’Église de Jésus-Christ, mais qui n’auront pas été enlevés auprès de Jésus-Christ.

Dans l’Apocalypse, ce groupe est représenté par l’image de la femme enveloppée du soleil, qui a donné naissance à un fils. Dieu continuera de les accompagner et de leur prodiguer des soins spirituels, afin qu’ils puissent garder la foi. (cf. Apocalypse 12 : 1-6).

Pendant cette « grande tribulation », des hommes professant leur foi en Jésus-Christ seront mis à mort. Ces témoins inébranlables deviendront ainsi des martyrs.

570 Qu’adviendra-t-il des martyrs de la « grande tribulation » ?

Les hommes qui se déclareront pour Christ au cours de la période de la « grande tribulation » et qui seront tués à cause de cela auront part, comme l’Église-Épouse avant eux, à la première résurrection.

↗ Première résurrection : Se reporter aux questions 574 sqq.

571 Que se passera-t-il après les « noces de l’Agneau » et la « grande tribulation » ?

Après les « noces de l’Agneau », Jésus-Christ reviendra sur la terre avec l’Église-Épouse pour mettre fin à la « grande tribulation ».

572 Quel sera le sort de Satan après le temps de la « grande tribulation » ?

Selon le passage en Apocalypse 20 : 1-3, Satan et ses acolytes, les puissances hostiles à Dieu, seront « liés » et « jetés dans l’abîme ». Ils seront privés de tout pouvoir. Personne ne pourra donc plus être séduit par Satan.

573 Que se passera-t-il, une fois que Satan sera lié et privé de son pouvoir ?

Quand Satan sera lié et que les puissances hostiles à Dieu seront privées de pouvoir, les martyrs de la « grande tribulation » ressusciteront. Ils auront ainsi part à la première résurrection.

574 Quels événements sont-ils englobés dans la première résurrection ?

Lors de la première résurrection, les « morts en Christ » ressusciteront et seront enlevés vers Dieu avec les vivants qui font partie de l’Église-Épouse.

Après les « noces dans le ciel », les martyrs de la « grande tribulation » ressusciteront et feront partie du sacerdoce royal.

Ces deux événements sont appelés « première résurrection » : « Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans. » (Apocalypse 20 : 6).

↗ Enlèvement / transformation : Se reporter aux questions 559 sqq.

↗ « Grande tribulation » : Se reporter aux questions 569 sqq.

575 Que se passera-t-il après la première résurrection ?

Après la première résurrection, Christ érigera son royaume de paix sur la terre et régnera pendant « mille ans ». Ces « mille ans » symbolisent une époque longue et néanmoins limitée.

576 Les hommes pécheront-ils encore au cours de cette période ?

Oui ; certes, Satan est privé de pouvoir et ne peut plus induire quiconque à pécher, mais les hommes n’en restent pas moins pécheurs et mortels, étant donné que leur propension au péché ne sera pas abolie. En sont exceptés ceux qui auront pris part à la première résurrection.

↗ Propension au péché : Se reporter à la question 227 et à l’explication qui y est donnée

↗ Première résurrection : Se reporter à la question 574

577 Que se passera-t-il sur la terre pendant la période du royaume de paix ?

Pendant la période du royaume de paix, Jésus-Christ et le sacerdoce royal proclameront l’Évangile sans frein. L’Évangile sera porté à la connaissance de tous les hommes vivant sur la terre ainsi qu’aux âmes des domaines des défunts. À la fin du royaume de paix, tous les hommes de toutes les époques auront eu connaissance de l’Évangile de Jésus-Christ.

↗ Sacerdoce royal : Se reporter aux questions 259, 409 et 574

578 Que se passera-t-il à la fin du royaume de paix ?

À la fin du royaume de paix, Satan sera relâché et aura une ultime fois l’occasion de séduire les hommes. Après la victoire définitive de Christ sur lui, il sera « jeté dans l’étang de feu et de soufre » (cf. Apocalypse 20 : 7-10). Le mal sera dès lors éternellement réduit à l’impuissance.

579 Que se produira-t-il après que le mal aura été réduit pour toujours à l’impuissance ?

Quand le mal aura été privé à jamais de son pouvoir, les morts ressusciteront pour le jugement. Jésus-Christ jugera alors tous les hommes ayant jamais vécu. Seront exclus de ce jugement ceux-là seulement qui auront pris part à la première résurrection.

Le « Jugement Dernier » est le jugement final de tous les hommes qui n’auront pas pris part à la première résurrection. Ce jugement est décrit en Apocalypse 20 : 11-15.

« Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres » (Apocalypse 20 : 12).

580 Quel sera le sort de ceux qui comparaissent pour le Jugement Dernier ?

Ceux qui seront graciés lors du Jugement Dernier habiteront la nouvelle création avec ceux qui ont eu part la première résurrection. Tous auront la grâce de vivre en communion éternelle avec Dieu. Les autres demeureront dans la misère de l’éloignement de Dieu.

581 Que dit la Bible au sujet de la nouvelle création ?

Après le Jugement Dernier, Dieu remplacera l’ancienne création par une nouvelle : « Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux » (Apocalypse 21 : 3). Ainsi se réalisera l’attente formulée en II Pierre 3 : 13 : « Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. » Ce royaume sera éternel, et Dieu sera alors tout en tous (cf. I Corinthiens 15 : 28).

11 Aperçus de l’histoire du christianisme

582 Comment se sont constituées les premières communautés chrétiennes ?

La première communauté chrétienne est née à Jérusalem, à la Pentecôte (cf. Actes 2 : 37 sqq.), et se composait uniquement de Juifs. À la suite de persécutions, beaucoup de croyants ont fui Jérusalem (cf. Actes 8 : 1 ; 11 : 9) et se sont mis à prêcher l’Évangile dans leur nouvel environnement ; il a été reçu dans des cœurs croyants. Ainsi des communautés chrétiennes se sont-elles constituées dans d’autres endroits encore.

583 Comment l’Évangile est-il parvenu aux païens ?

En un premier temps, les apôtres supposaient qu’ils ne devaient annoncer l’Évangile qu’aux seuls Juifs. Or, au moyen d’une vision, Dieu a fait comprendre à l’apôtre Pierre que l’Évangile était aussi destiné aux païens (cf. Actes 10 et 11).

Lors du concile des apôtres à Jérusalem ont été élucidées des questions relatives à la mission aux païens (les « Gentils ») et à l’importance de la loi mosaïque pour les païens baptisés (cf. Actes 15 : 1-29). Ces décisions ont contribué au fait que les communautés chrétiennes se sont finalement affranchies de beaucoup de traditions propres au judaïsme.

↗ Païens (Gentils) : Se reporter à l’explication donnée à la question 256

↗ Loi mosaïque : Se reporter aux questions 272 sqq.

Dans certains cas particuliers, Dieu révèle sa volonté à des hommes qu’il a choisis à cette fin au moyen d’une « vision ».

584 Quel apôtre s’est-il employé à prêcher l’Évangile essentiellement aux païens ?

C’est surtout l’apôtre Paul qui a prêché l’Évangile aux païens ; à cette fin, il a entrepris, en compagnie parfois de l’apôtre Barnabas, des voyages à destination de l’actuelle Turquie, de la Grèce, de Chypre et finalement aussi de l’Italie.

585 Où la dénomination de « chrétiens » a-t-elle été forgée ?

C’est à Antioche que, pour la première fois, les adeptes de Jésus ont été appelés « chrétiens » (cf. Actes 11 : 26).

586 Pendant combien de temps les apôtres ont-ils œuvré ?

Les apôtres ont sans doute œuvré jusque vers la fin du Ier siècle après Jésus-Christ. Jean passe pour avoir été le dernier apôtre de l’Église primitive. Ensuite s’est ouverte la période où l’apostolat a certes continué d’exister, mais n’était plus pourvu par des personnes physiques. Il a fallu attendre le XIXe siècle pour voir la réoccupation de l’apostolat.

↗ (Ré)occupation de l’apostolat : Se reporter à la question 450 et à l’explication qui y est donnée

↗ Pérennité de l’apostolat: Se reporter aux questions 447 sqq.

587 À quoi pouvait-on reconnaître l’activité du Saint-Esprit après la mort des premiers apôtres ?

Le Saint-Esprit a veillé à ce que fût constituée la collection faisant autorité des écrits de l’Ancien et du Nouveau Testament (le canon).

Sous l’activité du Saint-Esprit, les bases essentielles de la doctrine chrétienne ont été formulées lors des assemblées ecclésiastiques (conciles). En font notamment partie les dogmes selon lesquels Dieu est trine, et Jésus-Christ est à la fois vrai homme et vrai Dieu, ainsi que la connaissance de l’importance déterminante du sacrifice de Jésus et de sa résurrection en vue du salut et de la rédemption des hommes.

C’est également à l’activité du Saint-Esprit au fil des siècles qu’est due la propagation incessante de la foi chrétienne à travers le monde.

↗ Bible, canon : Se reporter aux questions 12 sqq.

↗ Concile : Se reporter à l’explication donnée à la question 33

↗ Trinité divine : Se reporter aux questions 61 sqq.

↗ Les deux natures de Jésus-Christ : Se reporter aux questions 103 sqq.

588 Comment le salut était-il communiqué au cours de cette période ?

Le salut était avant tout communiqué à travers la proclamation de l’Évangile et la dispensation du saint baptême d’eau.

↗ Salut : Se reporter aux questions 243 sqq.

589 Comment le christianisme s’est-il développé à partir du IIe siècle ?

La lapidation du diacre Etienne a marqué le début des persécutions : beaucoup de chrétiens ont été tués à cause de leur foi, devenant ainsi des martyrs.

Or, en dépit de ces persécutions et des nombreuses résistances, la foi chrétienne s’est répandue à travers tout l’Empire romain.

↗ Martyr : Se reporter à l’explication donnée à la question 394

590 Qui a fait passer le message des premiers apôtres à la postérité ?

La prédication originelle des apôtres a été transmise et poursuivie par les « pères apostoliques ». Ceux-ci étaient des docteurs de l’Église exerçant une grande influence. À leur nombre figurent Clément de Rome (mort vers 100), Ignace d’Antioche (mort vers 115), Polycarpe, évêque de Smyrne (né vers 69, mort vers 155) et Papias d’Hiérapolis (né vers 70, mort vers 130-140). Ils avaient le souci de défendre la foi chrétienne face aux païens et aux Juifs, et de préserver les fondements de la doctrine chrétienne.

Athanase le Grand (vers 295-373) a été une personnalité marquante pour l’Église : c’est sous son influence qu’a été formulé, en 325, le symbole de foi de Nicée.

591 Qui étaient les « pères de l’Église » ?

Les « pères de l’Église » étaient des érudits qui, après les « pères apostoliques », ont formulé les vérités fondamentales de la foi chrétienne ; parmi eux, il y a Ambroise de Milan (339-397), Jérôme (347-420) et Augustin d’Hippone (354-430).

592 Quand le christianisme est-il devenu religion d’État dans l’Empire romain ?

Après de terribles périodes de persécutions, l’empereur romain Constantin le Grand a promulgué la liberté religieuse pour les chrétiens en l’an 313.

En 381, l’empereur Théodose a élevé le christianisme au rang de religion d’État dans tout l’Empire romain et interdit le culte des divinités païennes.

La « liberté de religion » confère aux hommes le droit de choisir librement leur religion et leur conception du monde, de la professer et de l’exercer.

593 Comment le christianisme a-t-il évolué jusqu’au Moyen Âge ?

À l’époque des Grandes Invasions (IVe et Ve siècles), le christianisme s’est affermi en Europe et en Asie.

Apparu en Égypte dès le IIIe siècle, le monachisme a joué un rôle majeur dans l’expansion du christianisme. L’une des tâches principales des moines consistait à vivre dans la pauvreté, à l’exemple de Jésus-Christ, et à propager la foi chrétienne. Au Moyen Âge, les moines et les moniales ont réalisé de grandes choses dans le domaine des sciences, de l’agriculture et de l’organisation sociale.

En Europe, le christianisme a exercé une influence croissante sur la vie des gens ainsi que sur la culture, la politique et la société.

En 1054, le « schisme d’Orient » a marqué la séparation de l’Église d’Occident (catholique romaine) de celle d’Orient (orthodoxe).

Le « monachisme » est une forme de vie par laquelle on vise à se vouer entièrement à la ferveur religieuse en se détachant de la vie mondaine. Des hommes et des femmes (moniales, nonnes) pratiquent le monachisme.

594 À quoi les chrétiens ont-ils été confrontés de plus en plus souvent à partir du VIIe siècle ?

En Asie, en Afrique et même en Europe, les chrétiens se sont vus confrontés de plus en plus souvent, à partir du VIIe siècle, à une religion nouvelle : l’islam. De nombreuses régions furent dès lors perdues pour la foi chrétienne, notamment au Proche-Orient et en Afrique du Nord.

Des combats ont été livrés, notamment lors des Croisades qui ont eu lieu en Orient entre 1095 et 1270 et visaient la conquête de Jérusalem et de la Terre Sainte par les chrétiens.

L’islam est la plus récente des grandes religions universelles. Elle a été fondée au VIIe siècle après-Jésus-Christ par Mahomet. L’islam enseigne la foi en un seul Dieu qui, cependant n’est pas trine. Pour les musulmans, Jésus passe pour être un prophète. La « Bible » de l’islam s’appelle le Coran.

Les Croisades : La Palestine, avec la ville de Jérusalem, était sous domination arabe (musulmane). Entre le XIe et le XIIIe siècle, des papes ont appelé à ramener cette région sous domination chrétienne. Ces pèlerinages armés étaient de véritables campagnes militaires appelées « Croisades » ; leurs combattants étaient les « Croisés », parce qu’ils partaient en guerre au nom et à la gloire de la croix de Jésus-Christ.

595 Pourquoi des efforts ont-ils été déployés en vue d’une réforme de l’Église ?

Au Moyen Age, faute de se référer à l’Évangile, l’Église a connu une profonde sécularisation : la foi et la doctrine n’ont cessé de perdre de leur importance.

Aussi des efforts ont-ils été déployés en vue d’une réforme de l’Église, tant par les tenants du monachisme que par d’autres hommes tels le Français Pierre Valdo (1140, mort avant 1218), le théologien anglais Jean Wyclif (1330-1384) et Jean Hus, le recteur de l’université de Prague (1369-1415). Tous ont critiqué sévèrement la sécularisation de l’Église. Les mouvements initiés et accompagnés par eux ont touché de vastes régions de l’Europe et ont finalement débouché sur la Réforme.

596 Qu’est-ce que la Réforme ?

La Réforme (du latin « reformatio », qui signifie restauration, renouvellement) est un mouvement européen de renouvellement religieux, fondé sur le désir d’un retour à l’Évangile.

Elle est étroitement liée au moine allemand Martin Luther (1483-1546). Il était parvenu à la conviction que le seul fondement de la doctrine devrait être le témoignage biblique de Jésus-Christ. Luther traduisit la Bible de l’hébreu et du grec en allemand, pour la rendre accessible au peuple.

En Angleterre s’est constituée, de manière autonome en 1534, l’Église nationale anglicane.

597 Quels sont les réformateurs les plus importants ?

Outre Martin Luther à Wittenberg, le réformateur Ulrich Zwingli (1484-1531) œuvrait à Zurich, tandis que Jean Calvin (1509-1564) initiait sa propre réforme à Genève.

598 Comment l’Église catholique romaine a-t-elle réagi à la Réforme ?

En réaction à la Réforme, le concile de Trente (à partir de 1545) a initié un renouveau de l’Église, préparant le terrain à la Contre-Réforme. Il en est résulté un renforcement de la papauté.

On appelle « Contre-Réforme » ou « Réforme catholique » le mouvement par lequel l’Église catholique romaine a réagi à la Réforme protestante.

599 Quelles ont été les conséquences de ce conflit entre le protestantisme et le catholicisme ?

Les luttes intestines entre protestants et catholiques ont débouché, en Europe, sur la Guerre de Trente Ans (1618-1648), dont le résultat a été, notamment, le renforcement de l’influence de l’État sur l’Église. Dès lors, c’est le souverain qui décidait de l’appartenance religieuse de ses sujets.

Sont appelés « protestants » les adeptes de la Réforme.

600 Quelle était la situation du christianisme européen au XVIIIe siècle ?

Au XVIIIe siècle, la foi chrétienne s’associait souvent à un courant de pensée qui considérait la raison humaine comme seul critère et référence (le « siècle des Lumières », l’ « Aufklärung »). En réaction à cette tendance, le piétisme, un mouvement interne à l’Église de la Réforme, a pris une importance croissante. Les piétistes étudient assidûment la Bible et sont très engagés sur le plan social et sur celui de la mission.

↗ « Mission » : Se reporter à l’explication donnée à la question 393

601 Quelle était la situation du christianisme au XIXe siècle ?

Au XIXe siècle, on a entrepris une démarche à l’égard des gens qui, en raison de leur pauvreté et de leur ignorance, s’étaient éloignées du christianisme, pour tenter de les gagner à nouveau à l’Évangile (la « mission intérieure »). De surcroît, on a fondé des « Sociétés de mission » qui s’employaient à propager le christianisme hors d’Europe et surtout en Afrique.

602 Quelles évolutions majeures le christianisme a-t-il connues au cours du XIXe siècle ?

Ont revêtu une importance capitale, au sein du protestantisme en Angleterre et aux États-Unis surtout, les mouvements dits du « Réveil ». Des chrétiens engagés appelaient à revenir d’une « religion routinière » à une foi chrétienne bien vivante. Cet appel au retour à l’Évangile s’associait souvent à l’espérance en le retour de Christ.

Tel est l’arrière-plan historique, à partir duquel Dieu a fait en sorte que les apôtres puissent à nouveau œuvrer.

603 Quelle est la genèse de la réoccupation de l’apostolat au XIXe siècle ?

Entre 1826 et 1829, des hommes croyants participaient à des conférences organisées à Albury (Sud de l’Angleterre) et consacrées à l’étude commune de l’Apocalypse de Jean. Ces conférences avaient lieu à l’instigation de Henry Drummond (1786-1860), banquier de son état, en étroite collaboration avec Edward Irving (1792-1834), un ecclésiastique de l’Église presbytérienne d’Écosse. Les participants cherchaient à mieux comprendre certaines déclarations bibliques au sujet de l’activité du Saint-Esprit et du retour de Christ.

En Écosse aussi, des croyants de différentes confessions attendaient un renforcement de l’activité du Saint-Esprit. Dans leur milieu ont eu lieu, en 1830, des guérisons, des glossolalies (parlers en langues inconnues) et des prophéties qui ont suscité un vif intérêt.

À l’automne 1832, John Bate Cardale (1802-1877) a été appelé à l’apostolat à Londres, par le Saint-Esprit, et désigné par le terme d’apôtre par Henry Drummond.

À partir du mois de septembre 1833, onze autres vocations prophétiques à l’apostolat ont eu lieu, pour l’essentiel par le prophète Oliver Taplin (1800-1862).

604 Comment est née l’Église apostolique-catholique ?

En 1835, les apôtres se sont retirés pendant une année à Albury pour des délibérations communes. Ils ont élaboré le « Grand manifeste » (1837) qu’ils ont adressé à tous les chefs spirituels et temporels de la chrétienté.

Dans ce manifeste, les apôtres exhortaient les chrétiens à se rassembler sous leur autorité, afin de se préparer en vue du retour de Christ. Ils ne voulaient pas fonder de nouvelle Église, mais réunir toutes les Églises existantes sous l’autorité des apôtres.

La plupart des chrétiens n’ont cependant pas donné suite à l’appel des apôtres. Le petit nombre de ceux qui ont eu foi en les apôtres se sont rassemblés en une nouvelle Église : l’Église apostolique-catholique.

605 Quand les premiers saints-scellés ont-ils eu lieu ?

Les premiers saints-scellés, alors appelés « impositions des mains apostoliques », ont eu lieu en 1847 en Angleterre, au Canada et en Allemagne.

606 Que s’est-il passé à la mort de quelques-uns de ces apôtres ?

En 1855, trois apôtres sont morts. Les prophètes Oliver Taplin et Heinrich Geyer (1818-1896) ont désigné leurs successeurs dans l’apostolat, mais les apôtres encore en vie ont rejeté ces vocations, si bien qu’aucun autre apôtre n’a plus été ordonné.

Cette vision des choses a finalement eu pour conséquence qu’en 1901, à la mort de Francis V. Woodhouse, le dernier apôtre, il n’y avait plus d’apôtres. D’autres ministres n’ont plus été ordonnés non plus.

607 Comment est née l’Église néo-apostolique ?

Le 10 octobre 1862, à Königsberg, le prêtre Rudolf Rosochacky (1815-1894), conducteur de la communauté apostolique-catholique de la ville, a été appelé à l’apostolat par le prophète Geyer. Les apôtres de l’Église apostolique-catholique n’ont pas reconnu cette vocation.

Or, le prophète Geyer et Friedrich Wilhelm Schwartz (1815-1895), le conducteur de la communauté apostolique-catholique de Hambourg, étaient convaincus que cette vocation était bel et bien l’œuvre du Saint-Esprit.

Le 4 janvier 1863, la communauté de Hambourg a reconnu la validité de cette vocation à l’apostolat, ce qui lui a valu d’être exclue de l’Église apostolique-catholique.

Il convient donc de situer la date de naissance de l’Église néo-apostolique au mois de janvier de l’année 1863.

Lorsque, par la suite, l’apôtre Rosochacky a résilié son ministère, Geyer, Schwartz et les fidèles de la communauté de Hambourg n’en ont pas moins persisté dans leur position selon laquelle il s’était bel et bien agi d’une vocation divine.

608 Que s’est-il passé par la suite ?

Le prêtre Carl Wilhelm Louis Preuß (1827-1878), puis, peu après, Friedrich Wilhelm Schwartz, ont été appelés à l’apostolat. L’apôtre Preuß a dès lors œuvré en Allemagne septentrionale, tandis que de l’apôtre Schwartz s’est vu attribuer les Pays-Bas pour champ d’activité.

D’autres vocations à l’apostolat ont suivi à bref délai. La communauté nouvellement constituée a pris la dénomination de « Mission générale chrétienne apostolique ».

En 1872, Friedrich Wilhelm Menkhoff (1826-1895) a été appelé à l’apostolat pour la Westphalie et la Rhénanie.

En 1884, l’apôtre Menkhoff a fondé, en Allemagne, le premier périodique de l’Église, intitulé : « Le Héraut ». Sous son influence, l’apôtre Schwartz a supprimé, dans son champ d’activité d’abord, les vêtements liturgiques et nombre d’éléments empruntés à la liturgie de l’Église apostolique-catholique. En 1885, toutes les autres communautés ont adopté ces changements à leur tour.

Le terme de « liturgie » désigne les éléments fixes du déroulement du service religieux.

609 Comment en est-on arrivé à la dénomination d’ « Église néo-apostolique » ?

Pour se différencier des communautés apostoliques-catholiques, les communautés constituées à partir de l’année 1863 prirent peu à peu, dans les échanges administratifs, le nom de « nouvelles communautés apostoliques ». En 1907 est apparue la dénomination officielle de « Nouvelle communauté apostolique » ou « Communauté néo-apostolique », puis, vers 1930, celle d’ « Église néo-apostolique ».

610 Pendant combien de temps le ministère prophétique est-il resté en activité ?

Vers la fin du XIXe siècle, l’apostolat, ministère central doté de pleins pouvoirs, est monté en puissance au sein de l’Église, tandis que le ministère prophétique déclinait. Depuis la fin des années 1920, il n’y a plus de prophètes en activité dans les communautés.

611 Qui a été le premier apôtre-patriarche ?

En 1881, Friedrich Krebs (1832-1905), de Brunswick, a été appelé à l’apostolat. Après la mort des apôtres Schwartz et Menkhoff, il a occupé la fonction dirigeante au sein de l’Église. À partir de 1897, le ministère d’apôtre-patriarche a progressivement pris forme. Friedrich Krebs a été le premier apôtre-patriarche au sens actuel du terme.

612 Qui a été investi du ministère patriarcal après lui ?

  • Hermann Niehaus (1848-1932, apôtre-patriarche de 1905 à 1930),
  • Johann Gottfried Bischoff (1871-1960, apôtre-patriarche de 1930 bis 1960),
  • Walter Schmidt (1891-1981, apôtre-patriarche de 1960 à 1975),
  • Ernst Streckeisen (1905-1978, apôtre-patriarche de 1975 à 1978),
  • Hans Urwyler (1925-1994, apôtre-patriarche de 1978 à 1988),
  • Richard Fehr (1939-2013, apôtre-patriarche de 1988 à 2005),
  • Wilhelm Leber (né en 1947, apôtre-patriarche de 2005 à 2013),
  • Jean-Luc Schneider (né en 1959, apôtre-patriarche depuis 2013).

12 Service divin, bénédiction et pastorale

613 Qu’est-ce qu’un service divin ?

Le service divin est à la fois action de Dieu à l’égard de l’homme et action de l’homme envers Dieu.

Des hommes et des femmes se rassemblent à l’occasion du service divin pour adorer Dieu ensemble, le louer et le remercier ; ils se rassemblent aussi pour écouter la parole de Dieu et recevoir les sacrements.

Le service divin est ainsi rencontre de Dieu et de l’homme. Au cours du service divin, l’assemblée perçoit la présence de la Trinité divine et vérifie que Dieu la sert avec amour.

614 Comment se déroulait le culte vétérotestamentaire ?

Aux temps vétérotestamentaires, le culte résidait essentiellement dans le culte sacrificiel, lors duquel les sacrificateurs présentaient les offrandes et sacrifices à Dieu. Ils avaient de surcroît pour tâche de communiquer au peuple la bénédiction de Dieu (cf. Nombres 6 : 22-27).

Il nous est rapporté qu’à l’époque du roi David des chantres et des musiciens participaient au culte et célébraient Dieu de leurs psaumes (cf. I Chroniques 25 : 6).

Au temps de la captivité babylonienne (597 av. J.-C. – 539 av. J.-C.), les Juifs pieux se rassemblaient dans des maisons bâties à cette fin (les synagogues) pour y prier ensemble, lire les écrits sacrés et les interpréter. Cette démarche est l’une des origines de la forme chrétienne ultérieure du service religieux.

615 Quels étaient les éléments du service religieux dans les premières communautés chrétiennes ?

Nous n’avons pas de documents nous permettant de savoir comment l’office religieux se déroulait précisément dans les premières communautés chrétiennes. On y proclamait l’Évangile, les fidèles y professaient leur foi dans l’assemblée, ils y priaient en commun, chantaient et célébraient la sainte cène.

616 Quelle a été l’évolution ultérieure du service religieux chrétien ?

Pendant des siècles, l’office chrétien a revêtu un caractère liturgique : il était composé, pour l’essentiel, de rituels, c’est-à-dire de paroles et de chants bien déterminés.

Dans beaucoup de communautés ecclésiales, cet état de choses a changé après la Réforme : dès lors, c’est la prédication qui était au centre de l’office. C’est cette tradition qu’a reprise l’Église néo-apostolique en recourant à la prédication libre.

↗ Prédication, proclamation de la parole : Se reporter aux questions 623 sqq.

↗ Réforme : Se reporter aux questions 595 sqq.

617 Dieu est-il présent au cours du service divin ?

Oui, le service divin commence par l’invocation suivante : « Au nom de Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. » Cette invocation est appelée « formule trinitaire introductive ». Elle permet au participant de prendre conscience du fait que Dieu est présent au service divin, conformément à la promesse du Fils de Dieu (cf. Matthieu 18 : 20).

618 Quels sont les éléments fondamentaux du service divin ?

Au sujet des premiers chrétiens qui se rassemblaient à Jérusalem, il est dit : « Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Actes 2 : 42). Par conséquent, les éléments fondamentaux du service divin sont les suivants : l’enseignement des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain et les prières.

619 Que faut-il entendre par l’ « enseignement des apôtres » ?

L’expression : « l’enseignement des apôtres » exprime le fait que les apôtres prêchent la doctrine de Jésus-Christ, c’est-à-dire l’Évangile de la mort, de la résurrection et du retour du Fils de Dieu. Cet enseignement est aussi prêché au cours des services divins par les ministres mandatés par les apôtres.

620 Qu’entendons-nous par « fraction du pain » ?

La « fraction du pain » est la célébration de la sainte cène. C’est l’événement central du service divin ; il est fêté en reconnaissance du sacrifice consenti par Jésus.

↗ Sainte cène : Se reporter aux questions 494 sqq.

621 Qu’est-ce que la « communion fraternelle » au cours du service divin ?

Cette « communion » au cours du service divin consiste en le vécu de l’accomplissement de ces paroles de Jésus-Christ : « Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Matthieu 18 : 20).

Par ailleurs, cette « communion fraternelle » implique que les fidèles « communient » dans l’adoration, la louange et l’action de grâces. De cette manière, ils sont aussi en communion les uns avec les autres.

622 Quelle est l’importance des « prières » au cours du service divin ?

La prière est un élément indispensable du service divin.

Au cours du service divin, l’assemblée communie dans les prières de l’officiant où s’expriment l’adoration de Dieu, l’action de grâces, les intercessions et les demandes.

Avant l’annonce du pardon des péchés, l’assemblée récite le « Notre Père ». Lors de la célébration de la sainte cène, le fidèle, après avoir reçu l’hostie consacrée, remercie Dieu dans une prière silencieuse.

623 Qu’entendons-nous par « proclamation de la parole » (prédication) ?

Au cours des services divins est annoncée la parole de Dieu : des ministres de l’Église expriment des pensées suscitées en eux par le Saint-Esprit. C’est cela que nous appelons la « proclamation de la parole » ou la « prédication ».

La prédication du service divin néo-apostolique ne consiste pas en un texte préparé à l’avance ; elle se fonde sur une parole biblique que le ministre développe sous la forme d’un discours libre.

624 Quelle est l’efficacité de la prédication ?

La prédication étant inspirée par Dieu, ses auditeurs font l’expérience que la parole prêchée est « vivante » :

  • elle donne des réponses à des questions concernant la vie et la foi ;
  • elle fortifie la foi ;
  • elle procure de la consolation ;
  • elle est source d’assurance ;
  • elle donne des aides à la décision et comprend également des mises en garde.

La parole prêchée à l’autel donne des repères au fidèle, pour lui permettre de mettre la volonté de Dieu en pratique.

La prédication est une nourriture de l’âme. Jésus disait : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4 : 4).

625 Qui est appelé à prêcher la parole de Dieu au cours du service divin ?

Les apôtres et les ministres mandatés par eux à cette fin sont habilités à proclamer la parole de Dieu au cours du service divin.

626 Quelle est la teneur essentielle de la prédication et quel est son objectif ?

La teneur essentielle de la prédication, c’est l’Évangile de Jésus-Christ, c’est-à-dire la Bonne Nouvelle selon laquelle Jésus a consenti le sacrifice de sa vie, est ressuscité et reviendra.

Le Saint-Esprit s’exprime à travers le ministre. Ainsi la foi est-elle suscitée et affermie. La proclamation de la parole vise toujours à préparer l’assemblée en vue de l’avènement de Jésus-Christ (cf. II Corinthiens 11 : 2).

627 La proclamation et la réception de la parole sont-elles absolument exemptes d’erreurs et de fautes ?

Tout homme qui proclame la parole de Dieu n’en est pas moins pécheur : il a des défauts et commet des fautes. Cependant, le ministère dont il est investi lui a été donné par Dieu ; il est donc saint. Si, par conséquent, l’homme imparfait proclame la parole de Dieu, des erreurs n’en sont pas exclues, mais Dieu n’en dépose pas moins sa force dans les paroles prononcées par l’homme.

L’auditeur de la parole est pécheur ; lui aussi il a des défauts et commet des fautes. Il n’est donc pas exclu qu’il comprenne mal la parole prêchée. Cependant, s’il la reçoit dans un cœur croyant, il pourra aussi emplir son âme des forces divines contenues dans la prédication, en dépit de ses imperfections humaines et de ses défauts.

628 Quelle tâche incombe-t-elle à l’auditeur de la prédication ?

Avant d’écouter la prédication, les auditeurs prieront le Seigneur de leur communiquer force et paix sous l’action de la parole. Ils s’efforceront de recevoir la parole dans un cœur croyant et ont pour tâche de la mettre en pratique au quotidien, en pensées, en paroles et en actes. Ils sont donc appelés à mener leur vie dans l’imitation de Jésus-Christ.

629 Comment les auditeurs sont-ils préparés à l’absolution et à la célébration de la sainte cène ?

Au moyen de paroles appropriées, l’officiant prépare les auditeurs au pardon des péchés et à la célébration de la sainte cène. La préparation directe est favorisée par un cantique de repentance chanté par l’assemblée. Celle-ci y exprime la prise de conscience de son état de péché et de sa dépendance du salut de Dieu.

630 Quelle prière est-elle récitée en des termes bien définis au cours du service divin ?

La prière enseignée par Jésus est le « Notre Père ». C’est la seule prière que les fidèles récitent ensemble, en des termes bien définis, au cours du service divin.

Elle est parvenue jusqu’à nous dans une version comportant cinq demandes (cf. Luc 11 : 2-4) et dans une version plus complète, qui en comporte sept (cf. Matthieu 6 : 9-13).

631 Dans quels termes prions-nous le « Notre Père » au cours du service divin ?

Au cours du service divin, nous prions le Notre Père selon les termes (à deux détails près) de l’Évangile selon Matthieu :

« Notre Père qui es aux cieux !

Que ton nom soit sanctifié ;

que ton règne vienne ;

que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ;

Pardonne-nous nos offenses, comme […] nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;

Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du [mal].

Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire.

Amen. »

632 Que signifie l’adresse : « Notre Père » ?

L’adresse : « Notre Père » montre qu’il s’agit d’une prière commune. Si des hommes s’adressent à Dieu en l’appelant : « Notre Père », ils expriment ainsi qu’il les a créés, qu’il est leur Seigneur et qu’il prend soin d’eux. Ils ont la grâce de dire « Père »  à Dieu, sans crainte, avec amour et en toute confiance.

↗ Enfant de Dieu : Se reporter à l’explication donnée à la question 530

633 Que signifie : « … aux cieux » ?

Les mots : « aux cieux » soulignent le fait que Dieu est supérieur à tout ce qui est terrestre. Cependant, il n’en est pas moins près des hommes dans son omniprésence.

634 Que signifie : « Que ton nom soit sanctifié » ?

C’est la première demande exprimée dans le « Notre Père ». Dieu est saint. Les croyants sanctifient son nom en lui rendant toute gloire et en s’efforçant de vivre conformément à sa volonté. Cette demande renvoie en outre au deuxième commandement.

635 Que signifie : « Que ton règne vienne » ?

C’est en Jésus-Christ que le royaume (ou règne) de Dieu est venu auprès des hommes. Prier : « Que ton règne vienne », c’est demander que la nature de Christ soit de mieux en mieux perceptible dans l’assemblée. C’est demander en outre que le royaume de Dieu à venir soit manifesté : il débutera par le retour de Christ en vue de l’enlèvement de son Église-Épouse.

636 Que signifie : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » ?

Au ciel, là où trône Dieu, sa volonté s’applique sans aucun frein. La demande va dans ce sens que, sur la terre aussi, tout s’accomplisse conformément à la volonté de Dieu. Par ces mêmes paroles, les fidèles demandent aussi à Dieu de les aider à réussir à faire sa volonté.

636 Que signifie : « Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien » ?

Il s’agit d’implorer de Dieu tout ce dont l’homme a besoin pour vivre. Cette demande inclut aussi le fait que Dieu veuille conserver sa Création. Au sens figuré, il s’agit de la demande adressée à Dieu d’accorder sa parole en guise de « nourriture » pour l’âme immortelle.

638 Que signifie : « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés » ?

À cause de leurs péchés, tous les hommes se rendent coupables. Par ces paroles, les croyants se confessent pécheurs devant Dieu et implorent son pardon. Comme Dieu est miséricordieux et qu’il pardonne, il attend aussi de nous que nous pardonnions à ceux qui nous ont causé du tort. Aussi le pardon ne nous est-il accordé qu’à la condition que nous soyons nous-mêmes conciliants et disposés au pardon.

« Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois » (Matthieu 18 : 21-22).

639 Que signifie : « Ne nous induis pas en tentation » ?

Les fidèles implorent Dieu de les aider à résister de toutes leurs forces au péché. Ils lui demandent aussi de les préserver de dures mises à l’épreuve de leur foi.

640 Que signifie : « Délivre-nous du [mal] » ?

C’est la demande que Dieu nous délivre de l’emprise du malin. Il s’agit, en fin de compte, que Dieu accorde la rédemption complète, en nous délivrant du mal pour toujours. Dans le Fils de Dieu, « nous avons la rédemption, le pardon des péchés » (Colossiens 1 : 14).

↗ Le mal/le malin : Se reporter aux questions 217 sqq.

641 Que signifie : « C’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire » ?

Ces paroles sont une louange de Dieu, une « doxologie ». Le Tout-Puissant est ainsi glorifié ; l’honneur qui lui est dû lui est rendu. Le regard se dirige vers l’achèvement de son plan de salut, quand ceux qui auront été libérés auront la grâce de vivre éternellement auprès de Dieu, dans sa gloire.

↗ Plan de salut : Se reporter aux questions 243 sqq.

642 Que signifie : « Amen » ?

Ce mot vient de l’hébreu et signifie : « Ainsi soit-il ». Il clôt le « Notre Père » et confirme toute parole adressée à Dieu dans cette prière.

643 Quand le pardon des péchés est-il annoncé au cours du service divin ?

L’annonce du pardon des péchés a lieu immédiatement après la prière commune du « Notre Père ».

644 En quels termes le pardon des péchés est-il annoncé ?

Les apôtres annoncent le pardon des péchés en se référant directement à Jésus-Christ : « Je vous annonce la bonne nouvelle : Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant, vos péchés vous sont pardonnés… »

Les ministres sacerdotaux annoncent le pardon des péchés en se référant à l’apostolat : « Selon la mission que j’ai reçue de l’apôtre, mon mandant, je vous annonce la bonne nouvelle : Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant, vos péchés vous sont pardonnés. La paix du Ressuscité soit avec vous ! Amen. »

↗ Ministres sacerdotaux : Se reporter aux questions 415, 508, 661

645 Le pardon des péchés est-il un sacrement ?

Non, le pardon des péchés (l’absolution) n’est pas un sacrement. Il est cependant une condition préalable à la digne réception des sacrements.

646 Pour quelle raison les péchés peuvent-ils être pardonnés ?

Les péchés peuvent être pardonnés, parce que Dieu, qui est un Dieu d’amour, a envoyé son Fils auprès des hommes sur cette terre. En mourant à la croix, celui-ci a consenti le sacrifice éternellement valable en vue du pardon des péchés. En donnant librement sa vie, Jésus-Christ a brisé le pouvoir de Satan et remporté la victoire sur lui et sur ses œuvres que sont le péché et la mort. Depuis lors, la possibilité est donnée, pour les hommes, d’être affranchis de leurs péchés (cf. Matthieu 26 : 28).

Jésus a sacrifié sa vie pour nous, afin que nos péchés puissent être pardonnés et que nous n’ayons pas à rester assujettis à la domination du péché.

« Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1 : 29).

« … nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils… » (Romains 5 : 10a).

647 Qui pardonne les péchés ?

C’est le Dieu-Trinité qui pardonne les péchés. De lui-même, l’homme n’est pas en mesure de pardonner les péchés ni de s’en affranchir. « Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute pas son péché ! » (Romains 4 : 8).

648 L’annonce du pardon des péchés est-elle nécessaire ?

Oui, le pardon des péchés doit être annoncé. Les apôtres annoncent le pardon des péchés par mission de Jésus, selon ses paroles : « Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés » (Jean 20 : 23). Ils rendent ainsi le sacrifice de Jésus accessible aux croyants. Les ministres sacerdotaux sont habilités par les apôtres à agir de même.

649 Que doit faire l’homme pour obtenir le pardon des péchés ?

Pour obtenir le pardon des péchés, il faut

  • croire en Jésus-Christ comme étant le Rédempteur (cf. Jean 8 : 24) ;
  • croire, de surcroît, que le pardon des péchés est annoncé par les apôtres ;
  • prendre conscience de son état de péché et de sa culpabilité ainsi que, par conséquent, de sa dépendance de la grâce ;
  • souhaiter ardemment être réconcilié avec Dieu ;
  • regretter ses péchés et les confesser devant Dieu, dans le « Notre Père » : « Pardonne-nous nos offenses… » ;
  • avoir la ferme résolution de surmonter ses faiblesses et ses défauts ;
  • vouloir se réconcilier avec celui qui vous a causé du tort et s’est ainsi rendu coupable envers vous.

« C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés ; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés » (Jean 8 : 24).

650 De quoi la connaissance du fait d’avoir péché doit-elle s’accompagner ?

La connaissance du fait d’avoir péché doit s’accompagner de la prise de conscience de ses propres faiblesses et défauts. Cela suppose un examen de soi préalable.

Cette connaissance conduit au repentir et au regret.

651 Qu’est-ce que le repentir et le regret ?

La repentance réside dans la prise de conscience de s’être mal comporté, dans le regret dont on fait preuve et dans la résolution sincère de surmonter ses défauts et ses faiblesses.

Le regret est le sentiment de peine que l’on éprouve au sujet d’une injustice qu’on a commise, que ce soit sous la forme d’un acte ou d’une omission. Le regret sincère s’exprime aussi par la volonté de se réconcilier avec son prochain et de réparer au mieux le préjudice qu’on lui a fait subir.

652 Quels sont les effets du pardon des péchés ?

Le pardon des péchés purifie du péché et abolit la culpabilité envers Dieu qui en résulte.

Aux croyants dont les péchés ont été pardonnés est promise la paix de Jésus-Christ, par les paroles : « La paix du Ressuscité soit avec vous ! » Si cette paix est reçue dans un cœur croyant, la peur des conséquences du péché disparaît.

Indépendamment du pardon des péchés, l’homme doit assumer les conséquences et les responsabilités liées à son comportement pécheur, qu’elles soient de nature matérielle ou pénale.

653 Existe-t-il des péchés qui ne sont pas pardonnés ?

Oui, le blasphème contre le Saint-Esprit est un péché impardonnable. À ce sujet, le Fils de Dieu a dit : « Mais quiconque blasphémera contre le Saint-Esprit n’obtiendra jamais de pardon : il est coupable d’un péché éternel » (Marc 3 : 29).

654 Qui blasphème contre le Saint-Esprit ?

Blasphémer contre le Saint-Esprit, c’est lui prêter délibérément, par hostilité ou bassesse, des intentions diaboliques ou séductrices.

655 Qui dispense les sacrements au cours du service divin ?

Les sacrements du saint baptême d’eau et de la sainte cène sont dispensés par les apôtres ou des ministres sacerdotaux mandatés par eux. Le sacrement du saint-scellé est dispensé par les apôtres seulement.

656 À quelle fréquence les sacrements sont-ils dispensés ?

Le saint baptême d’eau et le saint-scellé ne sont dispensés qu’une seule fois à l’homme. La sainte cène lui est dispensée de manière répétée.

657 La sainte cène est-elle célébrée lors de chaque service divin ?

En règle générale, la sainte cène est fêtée lors de chaque service divin.

À certaines occasions (par exemple un mariage, un décès) sont célébrés des « services divins sans actes sacramentels », c’est-à-dire sans célébration de la sainte cène (service nuptial, cérémonie funèbre).

658 Les sacrements sont-ils aussi dispensés aux enfants ?

Oui, même les enfants peuvent recevoir les sacrements. Autant que possible, les enfants participent à la célébration de la sainte cène avec l’assemblée.

Conformément à ces paroles de Jésus : « Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas » (Marc 10 : 14), les enfants reçoivent les sacrements du saint baptême d’eau, du saint-scellé et de la sainte cène.

Baptême d’enfants : Se reporter à la question 489

659 Les sacrements sont-ils aussi dispensés aux défunts ?

Oui, au cours du service divin dominical et lors des fêtes religieuses, après avoir fêté la sainte cène avec l’assemblée, l’apôtre-patriarche, les apôtres de district ou des apôtres mandatés par eux dispensent aussi ce sacrement aux défunts. Deux ministres prennent alors le corps et le sang de Christ en lieu et place de ces derniers.

Trois fois l’an, le premier dimanche des mois de mars, juillet et novembre, ont lieu des services divins au cours desquels l’apôtre-patriarche, les apôtres de district ou des apôtres mandatés par eux dispensent les trois sacrements aux défunts. Ces actes aussi sont accomplis à l’égard de deux ministres qui représentent les défunts.

Le fait que les sacrements soient dispensés à des vivants en lieu et place des défunts se déduit du passage en I Corinthiens 15 : 29 : « Autrement, que feraient ceux qui se font baptiser pour les morts ? Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi se font-ils baptiser pour eux ? »

↗ Le secours aux défunts : Se reporter à la question 545

660 Que sont les « bénédictions » ?

Dieu accompagne l’homme de sa bénédiction au cours des diverses situations de l’existence. Par « bénédictions », nous entendons tous ces actes qui, dans l’Église, sont dispensés en des occasions particulières. Ces bénédictions ne sont pas des sacrements.

↗ Sacrements : Se reporter aux questions 472 sqq.

661 Que se passe-t-il lors de la dispensation d’une bénédiction ?

Lors de la dispensation d’une bénédiction, Dieu se tourne vers l’homme qui implore sincèrement sa bénédiction. Par l’intermédiaire d’apôtres ou de ministres sacerdotaux, Dieu le bénit en lui offrant son secours, sa grâce et sa miséricorde.

Au sens large, la consécration (dédicace) d’une église ou du lieu de célébration d’une communauté est aussi à considérer comme étant une bénédiction.

662 Quelles bénédictions sont-elles dispensées au cours du service divin ?

Au cours du service divin sont dispensées les bénédictions suivantes : celles de la confirmation, de l’admission au sein de l’Église néo-apostolique, des fiançailles, du mariage ou des anniversaires de mariage. Les ordinations et autres actes concernant le ministère spirituel sont également effectués au cours du service divin.

663 Qu’est-ce que la confirmation ?

La confirmation (du latin : « confirmatio », attestation, confirmation) est cette bénédiction lors de laquelle de jeunes chrétiens prennent à leur compte la responsabilité que les personnes légalement en charge de leur éducation avaient acceptée à leur place lors de leur saint baptême d’eau et de leur saint-scellé.

Les confirmands s’engagent à rester fidèles à Dieu et déclarent publiquement, devant l’assemblée, leur adhésion à la foi néo-apostolique.

À partir de leur confirmation, ils sont, en leur qualité de chrétiens majeurs, responsables de leur vie de foi devant Dieu.

↗ Personnes légalement en charge de l’éducation, responsabilité lors du baptême : Se reporter à la question 489

↗ Personnes légalement en charge de l’éducation, responsabilité lors du saint-scellé : Se reporter à la question 527

664 Quelles sont les conditions à remplir pour la confirmation ?

La première condition à remplir en vue de la confirmation, c’est d’avoir reçu le saint baptême d’eau et le saint-scellé. D’autres conditions sont la fréquentation régulière des services divins et du cours de catéchisme.

Les confirmands sont censés connaître les éléments fondamentaux de la foi néo-apostolique et les articles de la confession de foi, et être disposés à mener leur vie conformément à l’Évangile.

665 Comment se déroule la confirmation ?

La confirmation a lieu au cours d’un service divin. Les confirmands commencent par répondre « oui » à la question qui leur est posée devant l’autel, de savoir s’ils sont disposés à parcourir leur itinéraire futur en qualité de chrétiens néo-apostoliques et dans la fidélité à Dieu. Après cette affirmation faite devant Dieu et l’assemblée, les jeunes chrétiens récitent leur vœu de confirmation, promettant ainsi publiquement d’accepter Jésus-Christ pour Seigneur et de vivre en conséquence.

Après la prière de l’officiant, les confirmands reçoivent ensuite la bénédiction qui leur est dispensée par l’imposition de ses mains.

666 Quels sont les effets de la bénédiction de la confirmation ?

Cette bénédiction affermit les confirmands dans leurs efforts en vue de respecter le vœu de la confirmation et de prendre fait et cause pour Jésus-Christ, en paroles et en actes.

667 Quels sont les termes du vœu de confirmation ?

Les termes du vœu de confirmation sont les suivants : « Je renonce au diable, à toutes ses œuvres et manifestations, et je me donne à toi, ô Trinité divine, Dieu le père, le Fils et le Saint-Esprit, dans la foi et l’obéissance, et avec la sincère résolution de te rester fidèle jusqu’à mon dernier jour. Amen. »

Le confirmand exprime ainsi sa ferme volonté de fuir le mal et tout ce qui s’oppose à Dieu, pour suivre résolument le chemin de l’Évangile. Il professe sa foi en le Dieu-Trinité et promet de vivre dans la foi et l’obéissance à Dieu tout au long de ses jours.

668 Qu’entendons-nous par cette bénédiction qu’est l’ « admission » ?

L’ « admission » est l’acte par lequel, au cours d’un service divin, des chrétiens d’autres dénominations sont admis au sein de l’Église néo-apostolique.

Dénomination : Se reporter à la question 365

669 Que se passe-t-il lors de l’admission ?

Lors de l’admission de chrétiens, ceux-ci déclarent publiquement leur adhésion à la foi néo-apostolique. Après une prière, ils sont reçus dans l’Église néo-apostolique au nom de la Trinité divine. Ceux qui sont ainsi admis (ou reçus) sont désormais habilités à prendre durablement part à la sainte cène. Toutes les autres bénédictions de l’Église leur sont accessibles.

670 Qu’est-ce que la bénédiction des fiançailles ?

La bénédiction des fiançailles est dispensée à un couple qui vient de se fiancer. Les fiançailles sont une promesse sincère de mariage. Lors de cette bénédiction, les fiancés promettent devant Dieu et l’assemblée de se préparer d’une manière agréable à Dieu en vue de leur mariage. C’est à cette fin qu’ils reçoivent cette bénédiction.

671 Qu’est-ce que la bénédiction nuptiale ?

La bénédiction nuptiale est la bénédiction dispensée après le mariage.

La question est posée aux époux de savoir s’ils sont disposés à parcourir ensemble le chemin de la vie, à rester fidèles l’un à l’autre, à s’aimer et à se soutenir en toutes circonstances. Ils le promettent devant Dieu et l’assemblée en échangeant leurs consentements, puis ils reçoivent la bénédiction du Dieu-Trinité. Celle-ci les aidera à tenir leur promesse, à mener leur vie commune d’une manière harmonieuse et à maîtriser les situations difficiles avec l’aide de Dieu.

672 Lors de quels anniversaires de mariage une bénédiction est-elle dispensée ?

À la demande des époux, une bénédiction leur est dispensée pour les anniversaires de mariage suivants :

Noces d’argent (25 ans)

Noces d‘émeraude (40 ans)

Noces d‘or (50 ans)

Noces de diamant (60 ans)

Noces de palissandre (65 ans)

Noces de vermeil (70 ans)

Noces albâtre (75 ans)

La bénédiction de Dieu leur est renouvelée, et ils sont recommandés à la sollicitude et à l’assistance divines.

673 Que se passe-t-il lors de la dédicace d’une église ?

La dédicace d’un édifice cultuel a lieu lors du premier service divin qui y est célébré. Lors de la prière de dédicace, il est consacré au nom de la Trinité divine pour être le lieu de la manifestation du Saint-Esprit, c’est-à-dire le lieu où est annoncée la parole de Dieu et où sont dispensés les sacrements.

L’église consacrée est un lieu dédié à l’adoration de Dieu ; c’est aussi un lieu de refuge pour les hommes en quête du salut. Au cours des services divins, on y propose grâce et consolation, affermissement de la foi et paix pour l’âme.

674 Que se passe-t-il lors de la déconsécration d’une église ?

Lorsqu’une église consacrée n’est plus utilisée à des fins cultuelles, on procède à sa déconsécration : au cours du dernier service divin, la consécration du lieu à être un lieu saint dédié à la manifestation de Dieu, définie lors de la dédicace, est abolie. Après la déconsécration, l’église redevient un lieu profane pouvant être voué à une autre utilisation.

675 À quel moment du service divin les sacrements et les bénédictions sont-ils dispensés ?

Au cours du service divin, les sacrements sont dispensés après le pardon des péchés et la prière qui le suit.

Par principe, les bénédictions ont lieu après la célébration de la sainte cène. Étant donné qu’il existe un lien direct entre la confirmation et les sacrements du saint baptême d’eau et du saint-scellé, cette bénédiction est dispensée avant la célébration de la sainte cène. L’admission a lieu, elle aussi, avant la célébration de la sainte cène, puisqu’elle implique l’autorisation à participer à celle-ci.

676 À quel moment du service divin l’ordination, l’installation dans une charge, la confirmation d’un ministère et l’admission à la retraite ont-elles lieu ?

L’ordination, c’est-à-dire l’investiture dans un ministère spirituel, l’installation dans la charge de conducteur d’une communauté ou de responsable d’un district, la confirmation d’un ministre dans son ministère et l’admission à la retraite d’un ministre font suite à la dispensation des sacrements. Elles ont donc lieu après la célébration de la sainte cène.

↗ Ordination : Se reporter aux questions 462 sqq.

677 Comment se déroule l’ordination ?

Les ordinations sont effectuées exclusivement par des apôtres. Après s’être adressé à lui dans une allocution, l’apôtre demande au frère à ordonner s’il est disposé à accepter son ministère. Il lui demande aussi s’il est disposé à servir Dieu dans la fidélité et l’obéissance, à défendre l’Évangile de Jésus-Christ et à exercer son ministère conformément à la profession de foi néo-apostolique. Il lui demande encore s’il est disposé à exercer son ministère dans l’esprit de Jésus-Christ, dans l’amour des fidèles et l’obéissance de la foi.

Il promet toutes ces choses devant Dieu qui l’appelle à son service et devant l’assemblée, en répondant par « oui ». C’est à genoux qu’il reçoit ensuite son ministère par l’imposition des mains et la prière de l’apôtre.

678 . Quel est le rôle dédié à la musique au cours du service divin ?

La musique a pour rôle de louer et de célébrer Dieu pendant le service divin (cf. Psaume 150). Elle a par conséquent une fonction de service.

Elle est à même de toucher les cœurs ; elle prépare l’assemblée à la proclamation de la parole et souligne la parole de Dieu. Le chant de l’assemblée et du chœur ainsi que la musique instrumentale sont expression de courage, de force et d’assurance. La musique peut aussi procurer du réconfort à ceux qui sont tristes et affligés.

Avant le service divin, la musique et la méditation favorisent le recueillement des participants au service divin et préparent la proclamation de la parole. Le chant de l’assemblée intègre activement toutes les personnes présentes à l’acte cultuel.

Avant la célébration de la sainte, l’assemblée peut témoigner de sa disposition à la repentance en chantant un cantique approprié. Le cantique qui accompagne la célébration de la sainte cène exprime l’amour pour Dieu et la reconnaissance envers lui.

679 Comment se termine le service divin ?

À la fin d service divin, la bénédiction de la Trinité divine est dispensée à toutes les personnes présentes. Avec l’introduction trinitaire, la bénédiction finale constitue le cadre dans lequel se déroule le service divin. À l’évidence, ce qui s’y passe procède ainsi du Dieu-Trinité.

Trinitaire : Se reporter à l’explication donnée à la question 490

680 Quels sont les termes de la bénédiction finale ?

La bénédiction finale est dispensée selon les paroles en II Corinthiens 13 : 13 : « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu, et la communion du Saint-Esprit, soient avec vous tous ! »

681 Qu’est-ce qui incite les croyants à fréquenter régulièrement les services divins ?

Les croyants veulent adorer Dieu dans la communion fraternelle. Ils savent qu’au cours du service divin leur foi est fortifiée et leur espérance en le proche retour de Christ affermie sous l’action de la prédication. C’est à cet événement qu’ils se préparent lors de chaque service divin. Par ailleurs, ils souhaitent obtenir le pardon de leurs péchés et recevoir la sainte cène ; de surcroît, ils sont bénis au cours du service divin.

682 Quelles sont les conséquences du fait de manquer les services divins ?

Celui qui, insouciant, manque les services divins se prive de la bénédiction, de la grâce et des forces qui résident dans la parole de Dieu et dans la sainte cène.

Si, sans raison impérative, on manque souvent les services divins, on risque de voir sa foi s’amenuiser et le désir d’entendre la parole de Dieu disparaître.

C’est un péché que de refuser sciemment le service divin et la grâce, ou de les mépriser.

683 Y a-t-il des bénédictions qui ne sont pas dispensées au cours d’un service divin ?

Oui, la dispensation de la bénédiction prénatale a toujours lieu en dehors du service divin ; en règle générale, cette bénédiction est dispensée dans le cercle familial.

684 Qu’est-ce que la bénédiction prénatale ?

La bénédiction prénatale est le premier geste de bénédiction visible de la part de Dieu à l’égard de l’homme à naître. Cette bénédiction profite à l’âme de l’enfant à naître. Elle est dispensée à la future maman. Par le biais de la bénédiction prénatale, Dieu fortifie la mère, afin qu’elle puisse favoriser le développement intra-utérin de son enfant sur le plan de la foi.

À la bénédiction prénatale est liée l’assistance de Dieu pour le temps de la grossesse et pour la naissance de l‘enfant. Pour autant, ce n’est pas la promesse d’une grossesse exempte de difficultés ni de la naissance d’un enfant en bonne santé.

685 Qu’est-ce qu’une cérémonie religieuse funèbre ?

La cérémonie religieuse funèbre est un service divin destiné à consoler et à réconforter les proches du défunt. La consolation réside avant tout dans l’espérance en le retour de Christ, en la résurrection des morts en Christ qui y est associée, et en l’union avec eux (cf. I Thessaloniciens 4 :13-18).

La parole prêchée au cours du service funèbre vaut aussi pour l’âme immortelle du défunt qui est recommandée à la grâce de Dieu.

L’assemblée en deuil réunie à l’occasion du service funèbre entoure les proches du défunt pour leur témoigner sa sympathie et leur procurer le sentiment d’être à l’abri. De surcroît, elle rend un dernier hommage au défunt.

686 Que se passe-t-il lors d’une cérémonie religieuse funèbre ?

Au cours de la cérémonie funèbre, un hommage approprié est rendu à la vie et à l’œuvre du défunt. Son âme et son esprit sont recommandés à l’amour de Jésus-Christ, le Rédempteur, au moyen d’une parole de bénédiction, pour qu’il les garde en vue de la résurrection pour la vie éternelle. Quant au corps mortel, privé de l’âme, il est rendu à sa destinée.

« C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière » (Genèse 3 : 19).

687 La nature de l’inhumation influe-t-elle sur la résurrection d’entre les morts ?

La manière dont le corps est ou non inhumé n’a aucune importance dans la perspective de la résurrection du défunt.

688 Qu’est-ce que la pastorale ?

C’est en observant la conduite de Jésus que l’on reconnaît ce qu’est la pastorale : il s’est tourné vers les pécheurs, sans faire aucun favoritisme, et leur a fait sentir son amour. Il les a écoutés, aidés, consolés, conseillés, exhortés et fortifiés ; il a prié pour eux et les a enseignés.

689 Comment les ministres de l’Église accomplissent-ils les tâches pastorales ?

Les soins pastoraux prodigués par les ministres de l’Église visent à assister les fidèles et à les préparer en vue du retour de Christ. Les ministres accompagnent les fidèles au travers des diverses situations et circonstances de leur vie. Cela implique qu’ils prient aussi pour eux.

Tout chrétien néo-apostolique se voit proposer un suivi pastoral individualisé. Il se traduit essentiellement par des visites pastorales effectuées par les ministres sacerdotaux ; ces visites pastorales peuvent aussi être effectuées par des diacres.

690 Quel est le but de la visite pastorale ?

L’objectif de la visite pastorale est d’approfondir l’amour pour Dieu et son Œuvre, de favoriser la vie de foi et d’augmenter la connaissance au sujet de l’agir salvifique de Dieu. Cette démarche passe avant tout par un échange de pensées sur des questions relatives à la foi. La prière commune fait partie intégrante de la visite pastorale.

S’il est malade, le chrétien néo-apostolique est visité à son domicile ou à l’hôpital. Le ministre qui lui témoigne ainsi sa sollicitude le fortifie dans la foi, le réconforte, prie avec lui et, si possible, fête la sainte cène avec lui.

Le modèle du suivi pastoral personnalisé, c’est le travail accompli par Jésus-Christ qui effectuait régulièrement des visites, notamment chez Marie, Marthe et Lazare ou encore chez Zachée, le publicain : « Jésus lui dit : Le salut est entré aujourd’hui dans cette maison » (Luc 19 : 9).

691 La confession fait-elle partie de la pastorale ?

Oui, la confession de péchés, l’aveu de fautes à un ministre de l’Église fait partie de la pastorale.

Même si l’obtention du pardon des péchés ne nécessite pas de confession, la possibilité de se confesser existe si, en dépit de l’absolution, le sentiment de culpabilité continue de peser sur le fidèle et qu’il ne parvient pas à trouver la paix intérieure. C’est à l’apôtre que le fidèle se confesse. Si, dans l’urgence, l’apôtre n’est pas joignable, tout ministre sacerdotal est habilité à entendre le fidèle en confession et à lui annoncer le pardon des péchés par mission de l’apôtre et au nom de Jésus-Christ.

692 La pastorale est-elle une tâche qui incombe seulement aux ministres de l’Église ?

Au sens large, la pastorale incombe à l’Église tout entière. Elle concerne les aides concrètes à la vie.

Entrent en ligne de compte ces paroles de Jésus : « Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ; j’étais nu, et vous m’avez vêtu ; j’étais malade, et vous m’avez rendu visite ; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi. […] Toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites » (Matthieu 25 : 35-36.40).

693 Comment se déroule la pastorale des enfants ?

La pastorale des enfants est avant tout du ressort des parents. C’est à eux qu’il incombe de communiquer à leurs enfants les valeurs fondamentales de l’Évangile, de les initier à l’amour de Dieu et du prochain, et de leur servir de modèle en matière de prière et d’esprit de sacrifice.

Des ministres et des frères et sœurs installés, par l’Église, dans la charge de moniteurs de l’instruction religieuse soutiennent les parents dans l’exercice de leurs responsabilités, de manière à permettre aux enfants de devenir des chrétiens néo-apostoliques convaincus et responsables.

694 Quel est l’objectif de l’instruction religieuse dispensée au sein de l’Église ?

Dans les différents niveaux de l’instruction religieuse dispensée à l’Église, les enfants et adolescents se familiarisent avec les vérités de la foi et apprennent à mener leur vie en conscience de leurs responsabilités devant Dieu. Cet objectif se déduit de l’Évangile de Jésus-Christ. De surcroît, ces cours d’instruction religieuse encouragent la pratique de la communion fraternelle entre les enfants et leur sentiment d’appartenance à l’Église.

L’offre pédagogique est adaptée à l’âge et au stade de développement des enfants.

695 Quel est l’objectif de l’école préparatoire du dimanche ?

L’école préparatoire du dimanche vise à faire découvrir aux enfants, d’une manière adaptée à leur âge, qui est Dieu et comment il agit. De cette manière, les enfants, même non encore scolarisés, peuvent entrer dans une relation de confiance avec Dieu. L’objectif de l’école préparatoire du dimanche n’est pas d’abord de transmettre des connaissances, mais plutôt de susciter, dans le cœur des enfants, un sentiment de sécurité ainsi que la joie que procure la foi.

696 Quel est l’objectif de l’école du dimanche ?

Au moment ou à l’âge de leur scolarisation, les enfants entrent à l’école du dimanche qui a pour vocation

  • de susciter et d’amplifier la joie que procurent la communion fraternelle et les services divins ;
  • de faire découvrir l’agir de Dieu aux enfants, à l’aide d’histoires bibliques et d’une manière adaptée à leur âge ;
  • de fortifier la foi en les promesses divines ;
  • d’expliquer aux enfants quel est le déroulement du service divin et quels sont le sens et l’importance des sacrements, des bénédictions et des fêtes religieuses.

697 Quels sont la teneur et l’objectif des services divins pour enfants ?

En plus des cours de l’école du dimanche, ont lieu de temps à autre, et dans un cadre plus ou moins grand, des services divins pour enfants. Des ministres sacerdotaux y prêchent la parole de Dieu d’une manière compréhensible aux enfants, les aidant ainsi à comprendre Dieu et son Œuvre. Les expériences et les acquis des enfants constitueront, tout au long de leur vie, le fondement de leur foi.

Le service divin pour enfants répond aux besoins des enfants. Ils se sentent compris, protégés et aimés. C’est quelque chose de particulier pour eux que de vivre un service divin et de célébrer la sainte cène dans leur cercle.

698 Quel est l’objectif du cours de religion dispensé au sein de l’Église ?

Pendant le cours de religion, les enfants découvrent les récits d’expériences d’interventions divines vécues par des hommes : l’histoire du salut y est montrée dans son rapport avec la vie de foi des enfants. Le cours de religion approfondit les vérités de la foi, enrichit la connaissance des enfants et leur explique les cohérences du plan de salut divin. Il leur transmet ainsi des valeurs durables.

Par ailleurs, le cours de religion vise à leur permettre de professer courageusement leur foi.

↗ Plan de salut, histoire du salut : Se reporter aux questions 243 sqq.

699 Quel est l’objectif du cours de catéchisme ?

Le cours de catéchisme prépare les catéchumènes à prêter serment de fidélité à Dieu devant l’assemblée et à endosser, en qualité de chrétiens néo-apostoliques majeurs, la responsabilité de leur vie de foi. La confession de foi, le « Notre Père » et les Dix commandements sont les thèmes essentiels du cours de catéchisme.

700 Comment se déroule la pastorale de la jeunesse ?

Les jeunes gens de l’Église font l’objet d’un suivi et d’un accompagnement adaptés à leur âge. Des responsables de jeunesse sont leurs interlocuteurs personnels, y compris pour des entretiens confidentiels portant sur les diverses situations qu’ils vivent et sur les questions relatives à la foi.

701 Quel est l’objectif de la pastorale de la jeunesse ?

Le suivi pastoral des jeunes gens vise à leur permettre de développer leur personnalité, de manière être forts dans la foi et conscients de leurs responsabilités. Ils doivent affermir leur attachement aux valeurs chrétiennes et s’enthousiasmer pour elles, afin qu’elles constituent finalement le fondement de leurs choix de vie et de leurs décisions. Ils sont encouragés à pratiquer leur foi, à la professer et la défendre dans leur entourage. Ils sont également encouragés à s’intégrer dans la communauté des fidèles.

La pratique de la communion fraternelle des jeunes gens entre eux est un objectif majeur de la pastorale de la jeunesse.

Des services divins sont célébrés spécialement à l’intention de la jeunesse. Ils ont lieu, en règle générale, à l’échelle des districts, ou encore à l’échelle suprarégionale pour ce qui est des journées de jeunesse.

702 Comment se déroule la pastorale des personnes en fin de vie ?

Les personnes en fin de vie ont besoin de faire l’objet d’une sollicitude particulière.

Même les personnes croyantes ont peur de la mort. Or, cette peur ne doit pas être interprétée comme un signe d’absence de foi. Le ministre de l’Église accompagnera la personne en fin de vie au long de son chemin difficile, en partageant ses craintes et ses détresses.

Il s’agit d’entretenir l’espérance en une vie auprès de Dieu ainsi que la consolation qui réside dans cette espérance.

Fait partie de l’accompagnement pastoral de la personne en fin de vie le fait que le ministre lui annonce le pardon des péchés, lui prodigue la paix du Ressuscité et fête la sainte cène avec elle. La réception du corps et du sang du Seigneur garantit la communion de vie avec le Fils de Dieu. De cette manière, la personne en fin de vie est consolée et réconfortée au long de la dernière portion de son chemin.

De même, l’assurance de revoir ceux qui l’ont déjà précédée dans l’au-delà aide la personne en fin de vie à passer la phase de la prise de congé avec ceux qui lui sont chers.

↗ Sainte cène : Se reporter aux questions 494 sqq.

↗ La vie après la mort : Se reporter à la question 531

703 Comment se déroule la pastorale des proches d’une personne en fin de vie ?

Les proches d’une personne en fin de vie ont également besoin d’un suivi pastoral. Dans la phase où ils prennent conscience du fait qu’ils vont perdre un être cher, il faut qu’ils aient l’assurance de ne pas être abandonnés. Les prières communes seront pour eux une source particulière de forces.

La certitude des retrouvailles les aide à surmonter la difficulté de la prise de congé. Ils puisent également du réconfort dans la prise de conscience de ce qu’ils ont pu faire à l’égard de la personne en fin de vie.

704 Qu’implique l’accompagnement du deuil ?

Il faut accepter la tristesse. Il est important de visiter ceux qui sont frappés par le deuil, de leur témoigner de la sympathie et de prier avec eux. Il faut qu’ils perçoivent la compassion véritable qui leur est témoignée. En dépit de toutes réticences possibles, il faut aller vers eux : « Ne te détourne pas de ceux qui pleurent, avec les affligés, afflige-toi » (Siracide 7 : 34.TOB).

Pour surmonter le deuil, il est utile aussi de faire prendre conscience du fait que Jésus-Christ a souffert lui aussi et qu’il est mort. C’est sur sa résurrection que se fonde celle du défunt : il a part à la victoire de Christ sur la mort (cf. Romains 14 : 7-9).

705 Quel est l’objectif de l’accompagnement du deuil ?

L´accompagnement du deuil vise à encourager la personne endeuillée à parler de la perte de l´être cher et à exprimer ses sentiments. Elle doit pouvoir donner libre cours à sa tristesse, sa peur, sa colère, sa révolte contre Dieu et son sentiment de culpabilité, et les dire sans réserve au ministre qui assure son suivi pastoral.

En accompagnant le deuil, il est utile de rappeler aussi les choses positives, les événements heureux vécus avec le défunt.

Jusqu’au moment où ils réussissent à surmonter le deuil, le suivi pastoral réconfortant des proches peut s’étendre sur des semaines et des mois, voire des années après la mort de l’être cher.

706 Quelles fêtes sont-elles célébrées dans l’Église néo-apostolique ?

Dans l’Église néo-apostolique sont célébrées les fêtes suivantes : Noël, le dimanche des Rameaux, le vendredi saint, Pâques, l’Ascension, la Pentecôte et le dimanche d’actions de grâces.

707 Quel est le sens de Noël ?

À Noël, nous commémorons la naissance de Jésus-Christ ; cette fête renvoie à un événement essentiel de l’histoire du salut. La commémoration de la première venue du Fils de Dieu nous conforte aussi dans la foi en son proche retour.

↗ Histoire du salut : Se reporter aux questions 243 sqq.

708 Quel est le sens du dimanche des Rameaux ?

Le dimanche des Rameaux rappelle l’entrée de Jésus à Jérusalem à l’occasion de la fête de la Pâque juive.

↗ La Pâque : Se reporter à l’explication donnée à la question 496

709 Quel est le sens du vendredi saint ?

Le vendredi saint, nous commémorons la crucifixion et la mort sacrificatoire de Jésus-Christ. Par sa mort expiatoire, le Fils de Dieu a brisé le pouvoir de Satan et du péché.

« … il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit » (Jean 19 : 30).

710 Quel est le sens de Pâques ?

Le fondement de cette fête est le fait réel de la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts.

La résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts a eu lieu le premier jour de la semaine, le dimanche. Par la suite, la date de la fête de Pâques a été fixée à un dimanche précis de l’année.

Par sa résurrection, Jésus-Christ démontre qu’il a aussi brisé le pouvoir de la mort. La résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts constitue le fondement de la foi en la résurrection des morts et fonde l’espérance en la vie éternelle.

↗ La résurrection de Jésus-Christ : Se reporter aux questions 184, 535

↗ La résurrection des morts: Se reporter aux questions 92, 186, 535, 579

711 Quel est le sens de l’Ascension ?

L’Ascension rappelle que, le quarantième jour après Pâques, Jésus-Christ est monté au ciel du milieu de ses apôtres : « Il fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. » Deux anges firent alors cette promesse aux apôtres : « Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel » (cf. Actes 1 : 3-11).

712 Quel est le sens de la Pentecôte ?

La fête de la Pentecôte - cinquante jours après la résurrection de Jésus - commémore l’effusion du Saint-Esprit. On dit aussi de la Pentecôte qu’elle est le « jour de la naissance de l’Église de Christ ». Après l’effusion du Saint-Esprit, l’apôtre Pierre a tenu un sermon axé sur le Christ crucifié, ressuscité et monté au ciel.

De surcroît, la Pentecôte est une fête de la joie liée à la présence agissante du Saint-Esprit dans l’Église.

↗ Pentecôte : Se reporter aux questions 209, 422, 520, 582

713 Quel est le sens du dimanche d’actions de grâces ?

Le dimanche d’actions de grâces est une fête en l’honneur de Dieu, le Créateur.

Ce dimanche-là est célébré, une fois l’an, un service divin articulé autour de la reconnaissance envers Dieu pour tous les dons qu’il fait aux hommes.

Par reconnaissance, les fidèles consentent une offrande particulière : « Celui qui offre pour sacrifice des actions de grâces me glorifie, et à celui qui veille sur sa voie je ferai voir le salut de Dieu » (Psaume 50 : 23).

714 Comment se déroulent les services divins lors de ces fêtes religieuses ?

Le déroulement des services divins célébrés à l’occasion de ces fêtes est, par principe, identique à celui des services divins comportant la célébration de la sainte cène.

L’événement historique est thématisé par la lecture d’un passage biblique ; un éclairage de son importance dans la perspective du salut des hommes en est donné.

↗ Salut : Se reporter aux questions 243 sqq.

13 Le chrétien néo-apostolique et sa vie dans la foi

715 Qu’entendons-nous par le terme de « prière » ?

La prière est une possibilité offerte à l’homme par Dieu d’entrer en contact avec lui. Lors de la prière, le croyant fait l’expérience suivante : Dieu est présent, il écoute, il répond. Aussi l’homme croyant se prosterne-t-il humblement devant la majesté et l’amour de Dieu. Le Saint-Esprit lui donne les impulsions nécessaires lui permettant de prier à bon escient.

716 Est-il nécessaire de prier ?

La prière est parfois appelée la « respiration de l’âme ». Cette image met en évidence la nécessité de la prière pour l’entretien de la foi.

Une foi qui ne s’accompagne pas de prières n’est pas vivante. Une prière prononcée sans foi n’est pas une vraie prière.

717 Quelles indications sont-elles données dans l’Ancien Testament au sujet de la prière ?

L’Ancien Testament livre beaucoup de témoignages sur l’adoration de Dieu. Citons, pour l’exemple, le cantique de Moïse : « Car je proclamerai le nom de l’Eternel. Rendez gloire à notre Dieu ! Il est le rocher ; ses œuvres sont parfaites, car toutes ses voies sont justes ; c’est un Dieu fidèle et sans iniquité, il est juste et droit » (Deutéronome 32 : 3-4).

L’objectif essentiel des Psaumes est de remercier Dieu par des prières, de le louer et de le célébrer. Dans l’Ancien Testament, on trouve aussi beaucoup de prières pour implorer l’aide et l’assistance de Dieu.

718 Quelles indications Jésus a-t-il données au sujet de la prière ?

Dans son Sermon sur la montagne, Jésus a donné des indications importantes au sujet de la prière (cf. Matthieu 6 : 5-8) : il ne faut pas prier de manière ostentatoire ni multiplier les vaines paroles. On peut s’adresser à Dieu en disant : « Père ». La prière doit venir du cœur.

Dans la perspective de son retour, Jésus a lancé l’exhortation suivante : « Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme » (Luc 21 : 36).

719 Que rapporte la Bible au sujet des prières de Jésus ?

Les Évangiles rapportent que Jésus s’est souvent retiré à l’écart pour prier. L’Évangile selon Luc nous apprend que Jésus priait plus spécialement avant certains événements déterminants :

  • avant que le Saint-Esprit descende sur lui (cf. Luc 3 : 21-22) ;
  • avant de choisir les douze apôtres (cf. Luc 6 : 12) ;
  • avant que le Père ne le glorifie sous les yeux des témoins d’ici-bas et de l’au-delà (cf. Luc 9 :28-36) ;
  • avant le début de ses souffrances (cf. Luc 22 : 41-46) ;
  • avant de mourir à la croix (cf. Luc 23 : 46).

Ce qui est remarquable, c’est que Jésus remerciait Dieu avant même que sa prière n’ait été exaucée (cf. Jean 11 : 41-42).

720 Qu’est-ce que la « prière sacerdotale » ?

En Jean 17, se trouve la « prière sacerdotale », cette grande prière que Jésus a prononcée avant son calvaire. Il y a prié en faveur de ses apôtres et de l’Église future, c’est-à-dire aussi en notre faveur : « Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un » (Jean 17 : 20-21).

721 Que savons-nous au sujet des prières des premiers chrétiens ?

Les premiers chrétiens priaient en commun : « Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus » (Actes 1 : 14).

Il est question de prières intenses dans le contexte d’événements majeurs comme, par exemple, avant le choix de Matthias pour apôtre ou lors de l’institution des sept premiers diacres.

L’Église priait aussi pour les apôtres, lorsque ceux-ci étaient exposés à des dangers (cf. Actes 12 : 1-12).

↗ Diacres : Se reporter à la question 470

« Et nous, nous continuerons à nous appliquer à la prière et au ministère de la parole » (Actes 6 : 4).

722 Comment devons-nous prier ?

Il n’y a pas de forme imposée pour la prière. Cependant, pour favoriser sa ferveur, on peut fermer les yeux, joindre les mains ou encore s’agenouiller. Ce faisant, le priant se retire de l’agitation de la vie quotidienne pour marquer un arrêt et se prosterner humblement devant Dieu.

Les chrétiens néo-apostoliques commencent et finissent la journée par la prière. Ils prient également avant les repas ; au courant de la journée, ils se tournent régulièrement vers Dieu pour sentir sa présence et rechercher son aide.

Au sein des familles, les parents prient avec leurs enfants pour les initier à avoir leur propre vie de prière.

723 Quel est la teneur de la prière ?

La prière se compose de l’adoration, de l’action de grâces, des demandes et des intercessions.

724 Comment exprimer l’adoration ?

La conscience de la majesté de Dieu nous incite à l’adorer : « Venez, prosternons-nous et humilions-nous, fléchissons le genou devant l’Eternel, notre créateur ! » (Psaume 95 : 6).

725 Pour quelles choses rendons-nous grâces dans nos prières ?

Nos actions de grâces incluent tout ce qui procède de la bonté de Dieu : sa parole, sa grâce, les sacrements ainsi que les dons matériels tels la nourriture, le vêtement et le toit.

726 Quelles demandes adressons-nous à Dieu ?

Nous soumettons toutes nos préoccupations à Dieu, celles qui concernent la préservation de la foi, la protection de ses anges ou encore son aide au quotidien. La demande la plus importante porte sur le proche retour de Christ et notre souhait d’être acceptés par grâce.

727 Pourquoi faire des prières d’intercession ?

L’intercession est l’expression de notre amour du prochain. Elle ne se limite pas à notre famille ou à notre communauté, mais inclut tous ceux qui ont besoin du secours et du salut de Dieu, ici-bas et dans l’au-delà.

728 Quels sont les effets de la prière ?

La prière affermit la foi et la confiance en Dieu, et procure la certitude de trouver refuge en Dieu. Après avoir prié, le priant est sûr que toutes ses préoccupations sont connues de Dieu qui en détermine l’issue : « Recommande ton sort à l’Eternel, mets en lui ta confiance, et il agira » (Psaume 37 : 5).

729 Qu’est-ce que l’ « esprit de sacrifice » ?

Par « esprit de sacrifice », on entend généralement la disposition intérieure de l´homme à mettre ses forces et ses dons au service d´autrui, en renonçant totalement ou partiellement à ses propres intérêts.

730 Qu’entend-on, d’une manière générale, par « sacrifice » ?

Dans l’usage courant, on appelle « sacrifices » les offrandes faites à Dieu ; ce terme peut aussi désigner des actes accomplis par des personnes qui se dévouent au service d’autrui. Donner de l’argent à des fins religieuses, c’est aussi consentir un sacrifice dans le langage religieux.

731 Quelle est notre conception des sacrifices ?

Par la notion de « sacrifices », nous entendons la mise au service de Dieu et de son Œuvre de talents et de capacités, de temps et de forces.

C’est aussi consentir un sacrifice que de renoncer à quelque chose en faveur de l’Œuvre de Dieu.

Le croyant a aussi à cœur d’exprimer sa reconnaissance envers Dieu et son amour pour lui sous forme de dons concrets (offrandes), c’est-à-dire d’argent ou de produits de la terre. Selon le passage en Malachie 3 : 10, il conviendrait d’apporter dans la maison du Seigneur la dîme de tous ses revenus. Cette « dîme » peut servir de référence en matière d’ordre de grandeur des offrandes consenties par les fidèles.

Est finalement sacrifice tout ce que le croyant fait ou ce à quoi il renonce par amour pour Dieu.

« Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, Afin qu’il y ait de la nourriture dans ma maison ; Mettez-moi de la sorte à l’épreuve, Dit l’Eternel des armées, Et vous verrez si je n’ouvre pas pour vous les écluses des cieux, Si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance » (Malachie 3 : 10).

732 Quelle est l’importance des sacrifices sous l’Ancienne Alliance ?

Sous l’Ancienne Alliance, les sacrifices revêtaient une importance capitale. Ils servaient à exprimer la reconnaissance, à éviter un châtiment divin ou encore à provoquer la réconciliation.

Les sacrifices étaient consentis sous diverses formes. La loi mosaïque précisait le culte sacrificiel dans ses moindres détails (cf. Lévitique 1-7).

↗ Ancienne Alliance : Se reporter à l’explication donnée à la question 175

↗ Loi mosaïque : Se reporter aux questions 272 sqq.

733 Quelle importance revêtent les sacrifices sous la Nouvelle Alliance ?

Le culte sacrificiel vétérotestamentaire censé réconcilier l’homme avec Dieu est devenu caduc à la suite du sacrifice de Christ (cf. Hébreux 8-10). Au sens néotestamentaire, consentir un sacrifice, c’est conformer sa vie aux exigences de l’Évangile. Aussi l’apôtre Paul a-t-il exhorté les chrétiens à offrir leur « corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu » (Romains 12 : 1).

↗ Nouvelle Alliance : Se reporter à l’explication donnée à la question 175

« Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché » (Hébreux 10 : 18).

734 Qui est notre modèle en matière d’esprit de sacrifice ?

Jésus-Christ est le modèle en matière d’esprit de sacrifice. Par amour pour les hommes, il s’est livré lui-même en offrande et en sacrifice.

Quand bien même aucun autre sacrifice ne saurait être comparé à celui du Seigneur, son esprit de sacrifice n’en est pas moins un modèle à imiter.

« Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ; et marchez dans l’amour, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice… » (Éphésiens 5 : 1-2).

735 Quel est le fondement de l’esprit de sacrifice ?

Au sens chrétien, le sacrifice n’est pas un devoir accompli sous la contrainte ni non plus dans l’attente d’une contrepartie. L’esprit de sacrifice procède bien plutôt de la foi, de la reconnaissance et de l’amour envers Dieu.

736 Comment se traduit l’esprit de sacrifice dans la vie de la communauté ?

L’esprit de sacrifice a des répercussions directes sur la vie de la communauté : beaucoup de fidèles mettent bénévolement au service de la communauté une grande partie de leur temps de loisirs, de leurs forces et de leurs talents. Beaucoup apportent leur concours aux activités musicales et pédagogiques au sein de l’Église. À peu d’exceptions près, les ministres sont aussi des bénévoles.

737 Qu’appelle-t-on « victimes spirituelles » ?

Soumettre sa volonté à celle de Dieu et se laisser guider par elle, c’est offrir des « victimes spirituelles » (NdT : cf. I Pierre 2 : 5).

738 Quel rapport y a-t-il entre les sacrifices et la bénédiction ?

Fondamentalement, l’homme n’est en mesure de consentir des sacrifices que parce que Dieu l’a préalablement béni. Aussi ses sacrifices sont-ils l’expression de sa reconnaissance.

En matière de sacrifices, c’est la disposition de cœur qui importe. Si le sacrifice est consenti par reconnaissance et amour, il est béni. Cette bénédiction peut se vérifier dans les choses terrestres, notamment en termes de prospérité. La bénédiction est cependant d’abord de nature spirituelle et inclut la dispensation du salut en vertu du mérite acquis par Christ (cf. Éphésiens 1 : 3-7).

« Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment. Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. Et Dieu peut vous combler de toutes ses grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne œuvre » (II Corinthiens 9 : 6-8).

739 Qu’est-ce que le mariage ?

Le mariage est la communauté de vie d´un homme et d´une femme, voulue et bénie par Dieu ; il constitue le fondement de la famille et repose sur une promesse publique de fidélité, librement consentie par les deux époux. L´amour et la fidélité réciproques sont indispensables à la réussite du mariage.

La polygamie est incompatible avec la doctrine et la tradition chrétiennes.

740 Que peut-on déduire du récit de la Création au sujet du mariage ?

« Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et assujettissez-la » (Genèse 1 : 27-28). L’homme et la femme ont tous deux été créés à l’image de Dieu. Quoique différents l’un de l’autre, ils ont la même valeur aux yeux de Dieu qui les bénit.

L’homme est un être social ; en la personne de leur conjoint, l’homme et la femme ont un alter ego dont ils sont censés être l’aide : « L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui » (Genèse 2 : 18).

En contractant mariage, l’homme et la femme sont réunis en une entité pour toute la durée de leur vie : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair » (Genèse 2 : 24).

741 Quelle est l’importance de la bénédiction nuptiale ?

La bénédiction nuptiale peut avoir des répercussions multiples : elle conforte les époux dans leur résolution d’amour et de fidélité durables, elle favorise leur disposition à se servir, s’aider et se comprendre mutuellement, elle les aide à se pardonner réciproquement leurs fautes et à se réconcilier. En revanche, cette bénédiction ne peut déployer ses effets qu’à la condition que les époux se comportent en conséquence.

↗ Bénédictions, bénédiction nuptiale : Se reporter aux questions 660 sqq., 671

742 Quelle est l’importance de la foi chrétienne pour la pérennité du mariage ?

Il est bon et utile, pour les deux époux, de partager une même position sur les questions relatives à la foi. Toutefois, le fait qu’ils soient tous deux chrétiens n’est pas en soi la garantie d’une vie conjugale harmonieuse.

Dès avant leur mariage, et surtout s’ils ne sont pas issus de la même culture, de la même religion ou de la même confession de foi, les futurs époux devraient s’efforcer de clarifier toutes les questions relatives à leur vie commune.

743 Quelle est l’importance de la sexualité au sein du mariage ?

Si l’amour et l’harmonie sont les préoccupations premières des deux époux, la sexualité peut être vécue comme un ciment important de leur union et contribuer au bien-être de chacun d’eux. Au sein du couple marié, la sexualité doit être empreinte de respect et d’empathie.

744 Quelle est la position de l’Église néo-apostolique sur la contraception ?

La contraception est l’affaire des époux. L’Église rejette cependant les méthodes et moyens contraceptifs dont l’effet majeur consiste à tuer les ovules fécondés. Par principe, l’Église approuve la fécondation artificielle ; elle rejette cependant toute mesure pouvant détruire la vie sur le critère d’une sélection humaine.

745 Quelle est la position de l’Église néo-apostolique sur l’accomplissement des devoirs dans l’univers professionnel et dans la société ?

Les Dix commandements donnent des repères pour l’accomplissement de devoirs dans l’univers professionnel et dans la société.

Il est du devoir de tout chrétien de contribuer au bien de la société dont chacun est coresponsable.

« Rendez à tous ce qui leur est dû, l’impôt à qui vous devez l’impôt, le tribut à qui vous devez le tribut… » (Romains 13 : 7).

746 Comment l’Église néo-apostolique assume-t-elle ses responsabilités au sein de la société ?

Dans le cadre de ses possibilités et de sa mission, l’Église néo-apostolique aide à promouvoir l’intérêt général. Elle défend la paix dans le monde, appelle à la réconciliation et exhorte au pardon. Elle rejette toute forme de violence.

747 Les chrétiens néo-apostoliques sont-ils des acteurs de la vie publique ?

Oui, les chrétiens néo-apostoliques sont des acteurs de la vie publique. L’Église n’exerce aucune influence sur les conceptions et activités politiques de ses membres.

L’Église néo-apostolique appelle ses membres à faire preuve de respect et de tolérance envers tous les hommes, indépendamment de leur origine sociale, de leur âge, de leu langue ou de toute autre différence.

748 Quel est le rapport de l’Église néo-apostolique à l’État ?

L’Église néo-apostolique attache de l’importance à l’entretien de relations ouvertes et constructives avec les gouvernements et les autorités. Elle est politiquement neutre. Elle se conforme, dans son action, aux lois des pays où elle est présente, en tenant compte de ce qui est écrit en Romains 13 : 1 : « Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. » Cela suppose évidemment que l’autorité de l’État puisse se mesurer à l’aune des commandements divins.

L’Église remplit les devoirs imposés par les lois et les prescriptions des différents pays et s’attend, en contrepartie, à être respectée et reconnue dans sa position.

↗ Rapport aux autorités : Se reporter à l’article 10 de la confession de foi

749 Quelles relations l’Église néo-apostolique entretient-elle avec les autres Églises, confessions religieuses et religions ?

L´Église néo-apostolique et ses membres respectent les pratiques religieuses d´autrui et s´abstiennent de toute déclaration méprisante au sujet d´autres croyants, religions et confessions religieuses. Ils s´efforcent d´établir de bons rapports, paisibles, sur la base du respect mutuel. L´Église rejette toute forme de fanatisme religieux.

Dans son dialogue avec les autres Églises chrétiennes, l’Église néo-apostolique met l’accent, en dépit des divergences doctrinales, sur les points communs de la foi chrétienne.

750 Qu’en est-il de l’engagement social de l’Église néo-apostolique ?

L´Église néo-apostolique est tenue de respecter l´Évangile. Elle considère que son devoir réside notamment dans la « mise en pratique de l´amour du prochain » envers quiconque. Son engagement social est porté par de nombreux membres bénévoles dans les communautés ainsi que par la fourniture d’une aide matérielle.

Autant que possible, l´Église planifie, favorise et soutient des projets caritatifs contribuant au bien public, des institutions ainsi que des actions d´aide dans le monde entier, et elle travaille aussi en collaboration avec d´autres organisations d´aide.

14 Appendice

14.1 La confession de foi néo-apostolique

Article 1 :

Je crois en Dieu, le Père, le Tout-Puissant, le créateur du ciel et de la terre.

Article 2 :

Je crois en Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit et qui est né de la vierge Marie. Il a souffert sous Ponce Pilate, il a été crucifié, il est mort et a été enseveli ; il est entré dans le séjour des morts ; il est ressuscité d’entre les morts le troisième jour et monté au ciel. Il siège à la droite de Dieu, le Père tout-puissant, d’où il reviendra.

Article 3 :

Je crois au Saint-Esprit, à l’Église une, sainte, universelle et apostolique, à la communion des saints, au pardon des péchés, à la résurrection des morts et à la vie éternelle.

Article 4 :

Je crois que le Seigneur Jésus gouverne son Église et qu’à cette fin il a envoyé et envoie encore, jusqu’à son retour, ses apôtres avec la mission d’enseigner et, en son nom, de pardonner les péchés et de baptiser d’eau et du Saint-Esprit.

Article 5 :

Je crois que ceux que Dieu a choisis pour exercer un ministère en sont investis uniquement par des apôtres, et que, de l’apostolat, procèdent le pouvoir, la bénédiction et la sanctification nécessaires à l’exercice de leur ministère.

Article 6 :

Je crois que le saint baptême d’eau constitue le premier pas vers le renouvellement de l’être humain dans le Saint-Esprit, et que, par cet acte, le baptisé est admis dans la communauté de ceux qui croient en Jésus-Christ et le professent comme étant leur Seigneur.

Article 7 :

Je crois que la sainte cène a été instituée par le Seigneur Jésus-Christ lui-même, en mémoire de son sacrifice unique et pleinement valable, de ses souffrances amères et de sa mort. La digne réception de la sainte cène nous garantit la communion de vie avec Jésus-Christ, notre Seigneur. La sainte cène est célébrée avec du pain sans levain et du vin qui, tous deux, doivent être consacrés et dispensés par un ministre de l’Église mandaté par l’apôtre.

Article 8 :

Je crois que, pour obtenir la filiation divine et remplir la condition nécessaire pour être des prémices, les baptisés d’eau doivent recevoir le don du Saint-Esprit par l’intermédiaire d’un apôtre.

Article 9 :

Je crois que le Seigneur Jésus reviendra aussi certainement qu’il est monté au ciel et qu’il prendra auprès de lui les prémices d’entre les morts et les vivants, qui auront espéré en sa venue et qui y auront été préparées ; qu’après les noces dans le ciel, il reviendra avec elles sur la terre pour instaurer son règne de paix, et qu’elles régneront avec lui comme sacerdoce royal. A la fin du règne de paix, il présidera au Jugement Dernier. Alors Dieu créera un nouveau ciel et une nouvelle terre, et il habitera avec son peuple.

Article 10 :

Je crois que je dois obéissance aux autorités temporelles, dans la mesure où les lois divines ne s’y opposent pas.

14.2 Les Dix commandements

(cf. Exode 20 : 2-17 ; Deutéronome 5 : 6-21)

Le premier commandement

Je suis l’Eternel, ton Dieu, tu n’auras point d’autres dieux devant ma face.

Le deuxième commandement

Tu ne prendras point le nom de l’Eternel, ton Dieu, en vain, car l’Eternel ne laissera point impuni celui qui aura pris son nom en vain.

Le troisième commandement

Tu sanctifieras le jour du repos.

Le quatrième commandement

Honore ton père et ta mère, afin que tes jours soient prolongés dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne.

Le cinquième commandement

Tu ne tueras point.

Le sixième commandement

Tu ne commettras point d’adultère.

Le septième commandement

Tu ne déroberas point.

Le huitième commandement

Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.

Les neuvième et dixième commandements

Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain. Tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bétail, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain.

14.3 Le « Notre Père »

(d’après Matthieu 6 : 9-13)

« Notre Père qui es aux cieux !
Que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne ;
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ;
pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;
ne nous induis pas en tentation,
mais délivre-nous du mal.
Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles,
le règne, la puissance et la gloire.
Amen ! »

14.4 Index thématique

TermeNuméros des questions
À l’image de Dieu81-83, 86, 87, 740
Abattage d’animaux340
Abraham 255, 263
Absolution – pardon des péchés645
Accompagnement de personnes en fin de vie702
Accompagnement du deuil704, 705
Actions de grâces, sacrifices d’actions de grâces169, 713, 738
Activité missionnaire392, 393, 403, 434, 447, 584, 600, 601
Admission662, 668, 669
Admission à la retraite467, 471, 676
Adoration de Dieu301, 302, 303, 307, 321, 366, 370, 409, 622, 673, 717, 723, 724
Adultère342-345
Agneau de Dieu97, 98, 564-566, 646
Aimer ses ennemis174
Alliance
(cf. Alliance – Ancienne et Nouvelle Alliance)
Âme73, 78, 80, 91, 92, 531, 532, 537, 541, 543, 544, 546
Amen642
Amour du prochain138, 155, 271, 277, 285-291, 299, 361, 378, 727, 746, 750
Amour mutuel290, 291
Amour de Dieu57, 76, 81, 99, 154, 156, 204, 225, 258, 281, 283, 530, 646, 680
Amour pour Dieu81, 281, 283, 284, 299, 302, 307, 314, 690, 693, 735, 731
Ancien de district452
Ancien Testament16, 17, 19, 25, 30
Ancienne Alliance – Ancienne et Nouvelle Alliance 57, 163, 175, 256, 263, 265, 271, 277, 294, 327, 427, 497, 509, 517, 732, 733
Anges73-77, 94, 100, 107, 122, 125, 131, 164, 187, 190, 551, 552, 711
Anniversaires de mariage – bénédiction661, 662, 672
Antéchrist220
Apocryphes 20, 21
Apostolat8, 37, 174, 385, 395, 399-404, 408, 413, 421, 422, 425-431, 433, 440, 447, 448, 450, 451, 454, 456, 464, 556, 586, 603, 610
Apostolat – Église de Christ378, 385, 386, 399, 401-403, 408, 456, 562
Apostolat – pérennité447, 586
Apostolat – réoccupation400, 448, 450, 586, 603
Apostolicité381, 385, 386, 408
Apostolique, ministère – apostolat8, 37, 174, 385, 399-404, 408, 413, 421, 422, 425-431, 433, 440, 447, 448, 450, 451, 454, 456, 464, 556, 586, 603, 610
Apostolique, ministère – appellations426-432
Apôtre24, 37, 38, 44, 139, 159, 162-167, 187, 190, 203, 205, 210, 214, 249, 256, 295, 372, 386, 387, 391, 392, 394, 399, 401-404, 413, 415, 421, 423, 424, 425, 432, 434, 439, 442, 444, 447, 450, 453, 477, 480, 486, 492, 494, 508, 548, 554, 557, 603, 604, 606, 648
Apôtre – envoi44, 159, 392, 422, 423, 425, 434, 447, 486
Apôtre – les Douze premiers435
Apôtre – les premiers apôtres435, 436, 586
Apôtre – mort des premiers apôtres394, 395
Apôtre – non-occupation447-449
Apôtre – pouvoir / vocation187, 401, 415, 421, 424, 425, 434, 451, 454, 464, 492
Apôtre – proximité avec Jésus-Christ159, 508
Apôtre – tâches387, 421, 424, 425, 430, 432, 433, 439, 440, 441, 453, 455, 461, 480, 486, 492, 524, 557, 619, 655
Apôtre de district, apôtre de district adjoint452, 460, 471, 659
Apôtre-patriarche, ministère patriarcal452, 457-459, 611, 612
Arbre de la connaissance81, 87, 223
Arche 157, 183, 226, 255, 373, 484, 536
Arrestation de Jésus165, 166
Articles de la confession de foi
(cf. confession de foi néo-apostolique)
Ascension190, 191, 193, 550, 551, 711
Au-delà197, 537, 538, 541, 543-546, 702, 727
Auteur d’une nouvelle création66, 539
Autorévélation de Dieu6
Autorités37, 40, 748
Autres dieux
(cf. idoles, idolâtrie)
Baptême d’Esprit
(cf. saint-scellé)
486
Baptême de repentance96, 130, 485
Baptême des enfants489, 658
Baptisés37, 204, 375, 406, 410, 418, 476, 481, 513, 525
Béatitudes148, 149
Bénédiction63, 259-267, 269, 270, 327, 416, 660-662, 666, 679, 728
Bénédiction finale679, 680
Bénédiction prénatale683, 684
Bénédiction spirituelle267, 268
Bénédictions, actes660-663, 669-671, 676, 683, 684
Berger – le bon158
Berger – ministère445, 452
Bible / Écriture sainte6, 12-16, 19, 20, 22-27, 71, 72, 96, 115, 292, 360, 533, 545, 587, 596, 623
Biens spirituels327
Blasphème contre Dieu168, 313
Blasphème contre le Saint-Esprit 653
But de la foi550, 553-558, 560, 563
Calomnie357
Canon15, 587
Catholique34, 35, 593, 598
Cène, sainte37, 47, 146, 159, 372, 377, 404, 455, 469, 473, 475, 477, 479, 490, 494, 496-505, 507, 508, 656, 681, 682
Cène, sainte – autorisation participation490, 513, 669
Cène, sainte – autres appellations514
Cène, sainte – célébration505, 510, 620, 629, 657, 714
Cène, sainte – conditions préalables511
Cène, sainte – consécration378, 497, 503, 509, 510
Cène, sainte – défunts659
Cène, sainte – dénomination495
Cène, sainte – distribution510, 655
Cène, sainte – effets512
Cène, sainte – enfants658, 697
Cène, sainte – espèces498
Cène, sainte – festin des noces502
Cène, sainte – institution159, 163, 496, 508
Cène, sainte – malades, personnes en fin de vie690, 702
Cène, sainte – repas de commémoration37, 496, 499
Cène, sainte – repas de la communion501
Cène, sainte – repas de la profession de foi500
Cène, sainte – repas eschatologique502
Cène, sainte –pardon des péchés507, 511
Cent quarante-quatre mille564, 565
Centre de l’Écriture25
Cérémonie funèbre469, 657, 685, 686
Chrétiens28, 36, 62, 312, 320, 358, 405, 406, 410, 481, 490, 513, 585, 604
Chrétiens – les premiers chrétiens389, 396, 582, 583, 585, 589, 615, 721
Christianisme – développement391, 589-594, 601, 602
Christos
Chute dans le péché88, 89, 215, 223-228, 244, 482
Ciel, cieux34, 35, 37, 64, 190, 191, 457, 581, 633, 711
Commandement – cinquième329-340
Commandement – cinquième, disposition intérieure332
Commandement - cinquième, protection de la vie333, 744
Commandement – cinquième, suicide335
Commandement – deuxième308-315
Commandement – huitième353-358
Commandement – premier300-307
Commandement – quatrième322-328
Commandement – quatrième, devoirs des parents328
Commandement – septième348-352
Commandement – sixième341-347
Commandement – sixième, divorce345, 347
Commandement – troisième 316-321
Commandement
(cf. double commandement de l’amour, Dix commandements)
138, 155, 277, 282
Commandement premier – Interdiction de confectionner des images304-305
Commandements – neuvième et dixième359-364
Communauté (assemblée)18, 290, 291, 365-367, 373, 388, 390, 403, 432, 554, 582, 583, 613
Communauté – pastorale442, 445, 446, 453, 460, 468, 469, 626, 692, 736
Communauté domestique489
Communication d’une grâce472
Communication du salut
(cf. défunts, rédemption, communication du salut, secours aux défunts)
183, 543-548, 588, 659
Communion37, 366, 367, 501, 502, 618, 621, 680
Communion des saints34, 37
Communion éternelle avec Dieu242, 251, 366, 370, 559, 567, 580
Concile33, 65, 398, 587, 598
Concile des apôtres583
Concupiscence227, 576
Condamnation de Jésus168, 169, 173
Conducteur de communauté445, 471
Conducteur, responsable – communauté, district471, 676
Confession (péchés)691
Confessions 36, 400, 603
Confession (communauté) de foi29, 36
Confession de foi néo-apostolique36-40
Confession de foi, symbole de foi29-33, 35-40, 677, 699
Confirmation377, 662-666, 675, 699
Confirmation, vœu 665-667
Conscience234-236
Consécration (sainte cène)497, 503, 509, 510
Consécration, dédicace497, 503, 661, 673, 674
Consubstantiation503
Contre-Réforme598
Convoitise359, 361-364
Corps de Christ 374, 375, 397
Corps et sang de Jésus321, 377, 476, 503, 506, 509, 510, 659, 702
Corps de résurrection92, 189, 559
Corruption352
Cours de religion698
Crainte de Dieu27, 269, 307
Création5, 17, 55, 68-72, 78, 80, 85, 86, 224, 228, 262
Création – conservation, responsabilité85, 86, 262, 340
Création – invisible72-80
Croisades313, 594
Croix, signe de croix103, 172, 174, 181, 182, 276, 488
Crucifixion170, 172, 174, 175, 709
Culpabilité229, 230, 236, 298, 333, 337, 631, 638, 652
Culte vétérotestamentaire614
Culture407, 593
Cupidité219, 361
Décalogue 292
Déconsécration674
Défunts183, 377, 537, 540-548, 577, 659, 704
Défunts – rédemption, communication du salut, secours aux défunts183, 543-548, 588, 659
Démon143
Dénomination365, 407, 410, 668, 749
Désobéissance à Dieu74, 221, 223, 225, 226, 264
Détournement de fonds352
Deux natures de Jésus-Christ (doctrine des deux natures)104-106, 164, 376, 398
Diable / Satan74, 78, 131, 132, 220, 222, 223, 362, 437, 568, 572, 573, 576, 578, 646, 709
Diacre394, 421, 443, 452, 470, 689
Dieu, l’Aimant57, 154, 225, 258, 283, 382, 530
Dieu, l’Éternel51, 52, 56
Dieu, l’Un51-53, 61, 66
Dieu, le Créateur3, 5, 9, 34, 37, 41, 55, 56, 66-69, 84, 86, 87, 91, 101, 145, 301, 303, 318, 713
Dieu, le Fils5, 28, 64, 66, 93, 94, 100-102, 105, 106, 113, 121, 129, 135, 141, 175, 177, 198
Dieu, le Juste52, 59, 230
Dieu, le Miséricordieux52, 58
Dieu, le Parfait52, 60
Dieu, le Père5, 28, 37, 51, 41, 64, 66, 67, 93, 101, 105, 129, 145, 413
Dieu, le Saint52, 54
Dieu, le Saint-Esprit 5, 51, 66, 100, 101, 197, 198
Dieu, le Tout-Puissant34, 35, 37, 52, 55, 141, 281, 315, 530, 641
Diffamation357
Dignité de l’homme352
Dimanche – jour de fête, de repos317, 320, 321
Dimanche des Rameaux160, 706, 708
Dîme731
Disciples de Jésus97, 139, 159, 187, 189, 209, 256, 368, 372, 434
Dispensateur des mystères divins24, 432
Divination307
Divorce345, 347
Dix commandements
(cf. commandement – du premier au dixième)
292-296, 745
Docteurs de l’Église, pères de l’Église 590, 591
Dotation et formation spirituelles 460
Double commandement de l’amour138, 155, 277, 282
Doxologie (louange de Dieu)641
École du dimanche696, 697
Écriture sainte – interprétation24, 25, 38, 407
Écriture sainte
(cf. Bible)
Éden (jardin d’Éden)68, 87, 223, 224
Édifice cultuel – déconsécration674
Édifice cultuel – dédicace, consécration661, 673
Effusion du Saint-Esprit209, 210, 388, 518-520, 712
Église – Église d’Occident, Église d’Orient593
Église – Réforme595-598
Église apostolique-catholique604, 606, 607, 609
Église de Jésus-Christ44, 135, 365-410, 418, 450, 456-458, 481, 493, 562, 569, 712
Église de Jésus-Christ – apostolicité381, 385, 386, 408
Église de Jésus-Christ – caractéristiques (notae ecclesiae)381, 386, 408
Église de Jésus-Christ – chef369
Église de Jésus-Christ – développement390-392, 395-397, 593
Église de Jésus-Christ – fondation, institution368, 372

Église de Jésus-Christ – indications relatives à l’Église de Christ

373
Église de Jésus-Christ – invisible377, 379
Église de Jésus-Christ – protection569
Église de Jésus-Christ – sainteté381, 383, 386, 408
Église de Jésus-Christ – tâches et missions370, 387
Église de Jésus-Christ – unité381, 382, 386, , 408
Église de Jésus-Christ – universalité381, 384, 386, 408
Église de Jésus-Christ – visible378, 380
Église néo-apostolique23, 36-40, 371, 387, 403, 404, 420, 452, 492, 500, 607-609, 746-750
Élection253-259, 268
Emmanuel95, 115
Empire romain391, 589, 592
Enfants76, 266, 294, 325-328, 420, 489, 527, 658, 693, 695-698, 722
Enfer74, 437, 457, 533
Enlèvement de l’Épouse de Christ195, 535, 635
Enlèvement, enlever194, 556, 558-561, 566, 574
Enseignement de Jésus134, 148, 619
Enseignement des apôtres389, 618, 619
Entrée à Jérusalem117, 160, 161, 708
Envie74, 219, 233, 361, 363
Environnement social326, 407, 750
Épouse de Christ / Église-Épouse194, 195, 214, 249, 251, 387, 401, 402, 405, 408, 409, 428, 450, 455, 555, 561-567, 570, 571, 574, 635
Eschatologie (doctrine des fins dernières)37, 40, 49, 549, 550-581
Esprit de l’homme91, 92
Esprit de sacrifice466, 729, 735, 736
Esprit de sacrifice – Jésus-Christ, le modèle734
État50, 297, 748
État de péché629
Étoile de Bethléhem125
Eucharistie495
Euthanasie338
Évangéliste de communauté452
Évangéliste de district452
Évangéliste, Évangile120
Évangéliste, premières communautés445
Évangile15, 120, 137, 150, 151, 214, 237, 258, 259, 274-277, 358, 427, 455, 459, 543, 547, 550, 555, 583, 588, 619, 626
Évangile, propager, proclamer183, 198, 358, 372, 392, 395, 425, 443, 455, 459, 468, 547, 577, 582-▪284, 588, 601, 619, 626, 677
Évêque452
Évocation des esprits79, 540
Évocation, invocation, interrogation des morts79, 307, 540
Famille722, 727, 739, 744
Faux témoignage355
Fécondation, artificielle744
Fête religieuse 706, 714
Fiançailles, bénédiction des fiançailles662, 670
Filiation divine37, 204, 428, 515, 530
Fils de l’homme114, 151, 157, 180
Fin du monde447
Foi10, 11, 26, 142, 234, 235, 239-241, 716
Foi en Dieu1, 9, 10, 11, 28, 53, 186, 240-242, 250, 274, 278, 279
Fraction du pain389, 495, 497, 620
Fraude fiscale352
Fruit de l’Esprit363, 530
Gethsémané164
Gloire37, 101, 141, 192, 195, 199, 268, 270, 567, 631, 641
Grâce de Dieu58, 59, 135, 137, 156, 240, 277-279, 427, 429, 542, 580, 682, 726
Grande tribulation – période de la grande tribulation568-574
Guérison142, 603
Hérésie31, 181, 441
Histoire du salut40, 119, 243-245, 549, 707
Homme – corruption228, 531
Homme – entité composé du corps, de l’âme et de l’esprit78, 91, 531
Hostie503, 506, 510
Humble, humilité156, 159, 164, 272, 290, 307, 466, 715, 722
Hypocrisie161, 357
Ici-bas197, 546, 719
Idole, idolâtrie300, 302, 303, 307, 363, 396, 545, 592
Imitation de Christ259, 368, 382, 453, 465, 561, 628, 734
Immatériel80
Immortel, immortalité73, 78, 81, 91, 92, 531, 636, 685
Imposition des mains205, 444, 463, 475, 515, 605, 665, 677
Imposition des mains d’un apôtre605
Incarnation de Dieu90, 94, 100, 102, 103, 121, 124, 177, 203
Incorruptibilité559
Incrédulité 241, 541
Inspiration13
Installation dans une charge420, 471, 676
Instruction religieuse assurée par l’Église 694-696, 698, 699
Intercession546, 622, 723, 727
Interdiction de confectionner des images304, 305
Interprétation de l’Écriture sainte24, 38
Interruption de grossesse334
Islam53, 594
Israël4, 17, 30, 57, 138, 175, 255, 256, 263, 264, 294, 373, 427, 530
Jardin d’Éden68, 87, 223, 224
Jean-Baptiste96, 97, 119, 129, 130, 485, 521
Jésus – baptême105, 129, 130, 131, 485, 521, 522
Jésus – dans le séjour des morts34, 37, 183, 536
Jésus – enfance127, 128, 325
Jésus – fils de David115
Jésus – indications au sujet de sa mort et de sa résurrection180
Jésus – l’Oint, onction111, 112, 521, 522
Jésus – miracles106, 117, 140-147, 266, 386
Jésus – naissance16, 95, 107, 121, 122, 124-126, 170, 275, 707
Jésus – paroles à la croix174
Jésus – serviteur de Dieu115, 179
Jésus – victoire sur le péché182, 247, 565, 578, 704
Jésus-Christ4, 7, 25, 28, 34-37, 42, 59, 60, 64, 90, 94, 100, 103-106, 108, 109, 111, 112, 135, 184, 186, 190, 192, 194, 247, 275, 368, 376, 479, 550, 571, 577, 579
Jésus-Christ – à la droite de Dieu34, 37, 191, 192
Jésus-Christ – autorité114, 117, 141
Jésus-Christ – communion de vie avec Jésus-Christ37, 473, 505, 702
Jésus-Christ – Dieu et homme94, 102, 103-106
Jésus-Christ – le bon Berger158
Jésus-Christ – le Fiancé, l’Époux194, 566
Jésus-Christ – médiateur247
Jésus-Christ – obéissance103, 164, 225
Jésus-Christ – prophète116, 119, 414
Jésus-Christ – retour
(cf. retour du Seigneur, retour de Christ)
Jésus-Christ – roi116, 117, 414, 575
Jésus-Christ – roi, sacrificateur et prophète116, 414
Jésus-Christ – sacrificateur, souverain sacrificateur116, 118, 414
Jésus-Christ – vainqueur132, 225, 247, 534, 565, 646
Jésus-Christ, créateur101, 145
Jour de fête292, 316, 318, 320, 321, 659, 696, 706
Jour de fête – journée d’actions de grâces713
Jour de la Création70
Jour du Seigneur / jour de Christ 195, 552, 553
Journée d’actions de grâces706, 713
Judas l’Iscariote 162, 163, 165, 169
Jugement37, 315, 355, 579, 580
Jugement Dernier37, 532, 579-581
Jurer315
Justice de Dieu 59, 117, 230
Justice devant Dieu (justification)278, 429, 485, 542
Justification225, 278
Lavement des pieds159
Liberté de religion592
Liturgie608
Logos101, 431
Loi37, 59, 68, 277, 295, 297, 299
Loi mosaïque161, 138, 271-274, 277, 282, 324, 350, 583, 732
Louange de Dieu (doxologie)641
Magicien125
Magie307
Magistère de Jésus133, 134, 139
Maison de Dieu365, 366, 673, 674
Mal – le malin, le mal88, 136, 215-222, 578, 579, 631, 640
Malédiction228, 260, 262, 264
Mandat ministériel467
Manifeste604
Maranatha30, 196, 554
Mariage342-344, 346, 739-743
Mariage, anniversaires - bénédiction nuptiale661, 662, 672
Mariage – contraception744
Marie (mère de Jésus) 34-37, 94, 95, 107, 121-124, 127, 174, 203, 325, 721
Martyrs394, 569, 570, 573, 574, 589
Massacre des enfants à Bethléhem126
Matériel80
Mensonge74, 201, 219, 354, 357
Mentalité136, 156, 332, 351, 356, 358, 738
Messie25, 112, 120, 207, 246, 522
Ministère37, 45, 214, 385, 395, 399-402, 411, 412, 421, 422, 443, 445, 464, 467, 627
Ministère – bénédiction412, 416
Ministère – confirmation du ministère676
Ministère – ordination400-402, 412, 415-417, 443, 444, 461-465, 661, 662, 676, 677
Ministère – pouvoir412, 413, 415, 425
Ministère – sanctification412, 417
Ministère (service) pétrinien187, 256, 372, 437, 457, 458, 459
Ministère, spirituel412-417, 419, 460-466, 471, 662, 676
Ministère, spirituel – niveaux ministériels452
Ministre – admission à la retraite467
Ministre – destitution467
Ministre – résiliation467
Ministre – tâches468
Ministre, diacre – tâches470
Ministres, sacerdotaux – tâches469, 477, 492, 644, 648, 689, 690
Miracle de la multiplication des dons140, 147
Miracles de Jésus
(cf. Jésus – miracles)
Miracles de la domination sur la nature140, 145
Miracles de la multiplication de la nourriture104, 146
Mise au tombeau de Jésus176
Mission393, 486, 582, 583
Moïse255, 271, 293, 310, 373
Monachisme593, 595
Monogamie344
Monothéisme53, 302
Mort, mourir59, 81, 219, 223, 227, 363, 531-534, 702, 703
Mort physique89, 92, 531, 532, 536, 537, 541, 543, 559, 560, 686
Mort spirituelle89, 90, 99, 118, 227, 532
Mouvement du Réveil602
Musique614, 678
Nature de Dieu5, 6, 51-61, 83, 86, 238, 310, 311, 382
Néo-apostolique, Église néo-apostolique23, 36-40, 371, 387, 403, 404, 420, 452, 492, 500, 607-609, 746-750
Noces de l’Agneau – Noces dans le ciel37, 135, 195, 251, 405, 408, 502, 566, 567, 571, 574
Noé226, 255, 373, 484, 536
Noël706, 707
Nom (le) de Dieu309-312
Nom (le) de Dieu – mésusage308, 309, 313
Notae ecclesiae
(cf. Église de Christ – caractéristiques)
Notre Père530, 630-342, 649
Nouveau Testament15, 16, 18, 22, 25, 30
Nouvelle Alliance
(cf. Ancienne et Nouvelle Alliance)
Nouvelle création55, 135, 222, 252, 580, 581
Nouvelle créature66, 528
Obéissance de la foi269, 465, 677
Œuvre de rédemption du Seigneur386, 387, 408, 451, 455
Omniscience de Dieu55, 230
Onction521, 522
Ordination
(cf. Ministère - ordination)
rdre de baptiser64, 434
Ordre de mission37, 159, 256, 392, 403, 421, 434, 447, 486
Païens (Gentils)173, 175, 256, 391, 438, 439, 583, 584, 590
Pain et vin37, 378, 475, 497, 498, 503, 509
Paix167, 363, 691, 746
Paix, salut de paix644, 652, 702
Pâque – fête, repas de la Pâque162, 163, 170, 494, 496, 708
Pâques317, 372, 706, 710, 711
Paraboles de Jésus150-157, 286, 288, 541, 553
Pardon des péchés34, 35, 37, 58, 106, 114, 118, 163, 187, 214, 225, 231, 266, 268, 274, 377, 401, 402, 415, 421, 430, 455, 507, 511, 629, 644-649, 652
Pardon des péchés – conditions préalables649
Pardon des péchés – effets652
Pardon des péchés – proclamation (absolution)424, 643, 644, 648
Parents, personnes légalement en charge de l’éducation - Tâche, responsabilité
328, 489, 527, 663
Parents, personnes légalement en charge de l’éduction322-328, 527, 663, 693, 722
Parfum de nard161
Parole de Dieu54, 71, 241, 250, 386, 613, 623, 626, 627
Paroles imagées de Jésus158
Participation au salut38, 327
Passion160
Pastorale688-690, 692
Pastorale – accompagnement personnes en fin de vie et proches702-705
Pastorale – enfants et jeunesse693, 700, 701
Pastorale – malades690
Patience196, 290, 327, 363
Péché89, 97, 132, 177, 181, 216, 262, 225-227, 229-233, 241, 247, 262, 298, 303, 333, 351, 362, 363, 490, 507
Péché – propension au péché, concupiscence532, 653
Péché originel377, 476, 481, 482, 484
Pédagogie assurée par l’Église736
Peine de mort331, 339
Pentecôte209, 210, 372, 388, 391, 422, 443, 520, 582, 706, 712
Pères apostoliques et pères de l’Église590-591
Persécutions des chrétiens394, 396, 397, 601, 602
Persévérance 389, 458
Personnalité de l’homme92, 531
Pièces d’argent162, 169
Pierre147, 166, 180, 187, 388, 435, 437, 438, 523, 583
Piétisme600
Pilate se lave les mains170
Plan de salut divin244, 249, 252, 641
Polygamie344
Polythéisme302
Pouvoir
(cf. Jésus-Christ – autorité et Apôtre – pouvoir, vocation)
15, 37, 452, 460, 469
Pouvoir des clés437, 457, 459
Prédication11, 23, 148, 203, 241, 377, 378, 455, 616, 623, 625-627
Prédication – effets543, 547, 624, 626, 681
Prédication – tâche dévolue aux auditeurs628
Préexistence100
Prémices37, 405, 428, 515, 530, 564, 565,
Première résurrection259, 559, 570, 573-576, 579, 580
Prêtre (sacrificateur)116, 118, 414, 452, 469, 655, 661
Prière27, 164, 192, 240, 321, 622, 690, 693, 703, 715, 716, 718, 722
Prière – actions de grâces725
Prière – adoration724
Prière – Ancien Testament 717
Prière – demande726
Prière – effets728
Prière – intercession546, 622, 723, 727
Prière – premiers chrétiens389, 615, 618, 721
Prière – teneur717, 718, 722-727
Prière du Notre Père
(cf. Notre Père)
Prière sacerdotale192, 454, 720
Prières de Jésus164, 192, 454, 718-720
Prince de la paix, roi de la paix95, 117
Proclamation de la parole
(cf. prédication)
408, 431, 432, 623, 625
Profession de foi, professer (confession de foi)29-33, 35-40, 677, 699
Propension au péché (concupiscence)227, 576
Prophète95, 116, 119, 207, 414, 610
Propriété349, 350, 352
Propriété de Dieu279, 530, 565
Protection des anges76, 726
Protestant599, 602
Psychè91
Purification du temple161
Raison81, 234-238
Réconciliation avec Dieu99, 116, 118, 137, 181, 182, 242, 266, 276, 278, 426, 430, 646
Réconciliation entre les hommes 156, 430, 651, 746
Rédempteur4, 5, 66, 98, 107-109, 247, 413, 546, 649, 686
Rédemption, racheter, rédimer66, 108, 109, 174, 182, 183, 214-216, 243, 268, 279, 413, 493, 496, 546, 587, 640
Réforme595, 596, 598, 599, 616
Régénération491, 528-530, 542, 561
Règle d’or288-290
Regret650-651
Réincarnation539
Religions, autres594, 749
Reniement166
Renouvellement de l’homme37, 529
Repas de commémoration 37, 496, 499
Repentance96, 130, 134, 136, 430, 651
Responsable de district471
Responsable de jeunesse, pastorale de la jeunesse700, 701
Résurrection189
Résurrection de Jésus-Christ37, 90, 184-189, 320, 441, 534, 535, 710
Résurrection de Jésus-Christ – témoins, <j>témoignages</j>185, 187-189
Résurrection des morts34, 35, 36, 186, 535, 559-560, 574, 579, 685-687, 710
Retour de Christ – date552-554, 556
Retour du Seigneur – promesse159, 196, 203, 214, 551, 555, 718
Retour du Seigneur / retour de Christ7, 18, 36, 49, 157, 194, 195, 201, 202, 214, 249, 251, 275, 386, 401, 402, 405, 409, 424, 428, 433, 442, 447, 450, 455, 456, 473, 512, 530, 542, 550-553, 556-563, 565, 568, 604, 619, 635, 681, 685, 689, 726
Révélation de Dieu1-12, 203
Rituel, rite488, 513, 526
Roc (ministère)437, 457, 458
Royaume (règne) de paix37, 135, 222, 259, 409, 575, 577, 578
Royaume de Dieu73, 135, 149, 151-154, 372, 581, 635
Sabbat318, 319
Sacerdoce royal37, 259, 409, 574, 577
Sacrement6, 36, 40, 135, 213, 214, 249, 250, 367, 401, 402, 472-480, 491, 525, 527, 528, 530
Sacrement – défunts377, 544, 545, 547, 548, 659
Sacrement – dispensation, administration401, 402, 404, 424, 434, 455, 477, 525, 548, 655, 656
Sacrement – enfants489, 658
Sacrement – foi478
Sacrement – signe475, 483, 498
Sacrement – teneur476
Sacrifice – « dîme »731
Sacrifice – Ancienne et Nouvelle Alliance732, 733
Sacrifice de Christ
(cf. crucifixion)
37, 66, 90, 98, 99, 174, 175, 177, 178, 179, 181-183, 216, 247, 266, 372, 421, 424, 504, 543, 544, 548, 646, 648, 709
Sacrifices269, 614, 713, 729-731, 735-738
Sagesse69, 86, 128
Saint baptême d’eau35, 37, 46, 175, 377, 378, 397, 404, 473, 475, 476, 477, 479, 481, 483-493, 522-524, 528, 529, 548, 588, 658
Saint-Esprit5, 13, 28, 43, 51, 64, 66, 101, 122, 129, 193, 197-204, 206, 207, 209-213, 388, 400, 449, 486, 517-521, 524, 530, 587, 712
Saint-Esprit – activité203, 207, 211, 214, 587, 603
Saint-Esprit – auteur d’une nouvelle création66, 529
Saint-Esprit – consolateur5, 28, 199, 200, 519
Saint-Esprit – dénomination199
Saint-Esprit – don204, 205, 208, 210, 268, 401, 428, 440, 515, 523-252, 530, 476
Saint-Esprit – effusion24, 25, 38, 407
Saint-Esprit – fruit du Saint-Esprit363, 530
Saint-Esprit – puissance122, 202, 204, 210, 530
Saint-Esprit – vérité199, 201, 211, 519
Sainteté54, 381, 383, 386, 408, 417
Saint-scellé48, 205, 268, 404, 440, 473, 479, 486, 491, 515, 516, 522, 524, 525, 529, 530, 605, 658
Saint-scellé – conditions préalables523, 526, 527
Saint-scellé – dispensation205, 440, 525, 548, 655, 656
Saint-scellé – effets476, 530
Saint-scellé – imposition des mains d’un apôtre205, 378, 475, 515, 524, 525, 548, 605, 655
Saint-scellé des enfants527, 658
Salut8, 30, 35, 38, 57, 66, 109, 158, 183, 242, 243, 245-247, 250, 251, 259, 274, 275, 277, 366-368, 370, 377, 424, 456, 472, 473, 476, 543, 546-548, 565, 588
Samaritain155, 286-288
Sanctification 321, 412, 417, 464, 466
Satan
(cf. diable)
Satanisme307
Sauveur125, 174, 186, 108, 247, 558
Sceau565
Seigneur30, 37, 106, 107, 111, 113, 135, 143, 144, 187, 292, 300, 301, 330, 534, 547
Séjour des morts537, 538, 543
Serment315
Sermon sur la montagne148, 149, 289, 315, 344, 530, 718
Service418-420, 471, 719
Service armé331
Service divin269, 321, 366, 378, 613-623, 625, 681, 682
Service divin – bénédiction675
Service divin – dispensation des sacrements659, 675
Service divin – en faveur des défunts545, 659
Service divin – fréquentation681, 682
Service divin – invocation617
Service divin - musique 614, 678
Service divin – sans actes sacramentels657
Service divin pour enfants697
Service religieux dans les premières communautés chrétiennes615, 616, 618
Société, vie publique357, 593, 745-750
Sorcellerie307
Souffrances (Passion) de Jésus160, 171, 172, 174, 177-180
Souverain sacrificateur (grand prêtre)118, 161, 165, 166, 168-170, 176, 188
Souveraineté, altesse110
Spiritisme79, 599
Substance503
Suicide 335
Symbole498, 575
Symbole de Nicée-Constantinople33, 35, 65, 590
Symbole des Apôtres33, 34, 40
Synagogue319, 614
Synode15
Témoins de la résurrection de Christ
(cf. Résurrection de Christ – témoins, témoignages)
Temple118, 175
Tentation78, 88, 131, 132, 223, 364, 639
Titre de souveraineté de Jésus110-115
Torture170
Toute-puissance de Dieu38, 55, 184
Tradition, traditionnel66, 174, 292, 489, 583, 616, 739
Trahison162, 163, 165, 169
Transfiguration105, 180
Transformation (transmutation)7, 554, 558-560, 566
Trinité5, 28, 31, 33, 36, 51, 61-66, 93, 184, 204, 213, 306, 383, 406, 410, 517, 587, 667
Trinité, trinitaire62, 198, 490, 617, 679
Tromperie352, 362
Tuer à la guerre337
Tuer en situation de légitime défense336
Usure352
Veau d’or 303
Vendredi saint372, 706, 709
Vérité60, 117, 199, 201, 203, 354
Vie après la mort / vie après la mort physique
(cf. défunts – rédemption, communication du salut, secours aux défunts)
531, 536, 537, 541
Vie éternelle / Immortalité186, 531, 534-536
Vision / songe583
Vœu233, 665-667, 671, 699
Vol348-352

14.5 Index citations bibliques

Références bibliquesNuméros des questions
Genèse
Genèse 15
Genèse 1 : 168
Genèse 1 : 3101
Genèse 1 : 2663
Genèse 1 : 26-2780
Genèse 1 : 26.2885
Genèse 1 : 27-28740
Genèse 1 : 3171
Genèse 2 : 270
Genèse 2 : 7-8.1968
Genèse 2 : 16-1781
Genèse 2 : 17223
Genèse 2 : 18740
Genèse 2 : 24740
Genèse 3 : 4-5223
Genèse 3 : 1590
Genèse 3 : 16-1989
Genèse 3 : 17-18228
Genèse 3 : 19224, 531, 686
Genèse 3 : 20482
Genèse 3 : 21225
Genèse 3 : 23-24224
Genèse 4 : 6-8226
Genèse 4 : 8226
Genèse 6 : 5-7.17-18226
Genèse 8 : 21-225
Genèse 8 : 22 262
Genèse 9 : 3340
Genèse 11 : 1-8226
Genèse 12 : 2-3263
Genèse 1863
Exode
Exode 3 : 14310
Exode 4 : 22-23530
Exode 15 : 26142
Exode 16 : 23318
Exode 19 ; 20293
Exode 20 : 4-5304
Exode 20 : 17360
Exode 20 : 20233
Exode 21 : 16350
Exode 21 : 32162
Exode 21 : 37350
Exode 32 : 3-4303
Exode 34 : 28292
Lévitique
Lévitique 1-7732
Lévitique 19 : 18285 
Nombres
Nombres 6 : 22-27614
Nombres 6 : 24-2663
Deutéronome
Deutéronome 4 : 13294
Deutéronome 5 : 21360
Deutéronome 6 : 430
Deutéronome 6 : 4-5302
Deutéronome 7 : 6-8255
Deutéronome 10 : 4292
Deutéronome 11 : 26-28264
Deutéronome 18 : 10 sqq.79, 540
Deutéronome 18 : 18119
Deutéronome 19 : 18-19355
Deutéronome 23 : 22233
Deutéronome 32 : 3307
Deutéronome 32 : 3-4717
Deutéronome 32/ 459
I Samuel
I Samuel 16 : 13517
I Samuel 2879
I Samuel 28 : 3 sqq.307
II Samuel
II Samuel 7115
II Samuel 11362
I Rois
I Rois 11: 7-8302
II Rois
II Rois 5: 1-14484
I Chroniques
I Chroniques 25 : 6614
Psaumes
Psaumes 8 : 785
Psaumes 18 : 3160
Psaumes 19 : 269
Psaumes 20 : 7111
Psaumes 22174
Psaumes 37 : 5728
Psaumes 50 : 23713
Psaumes 51 : 7482
Psaumes 51 : 13517
Psaumes 69 : 22174
Psaumes 90 : 256
Psaumes 90 : 470
Psaumes 95 : 6724
Psaumes 103 : 858
Psaumes 104 : 13-143
Psaumes 119 : 16059
Psaume 150678
Ésaïe
Ésaïe 6 : 354
Ésaïe 7 : 1495
Ésaïe 9 : 595
Ésaïe 44 : 653
Ésaïe 53 : 3-5179
Ésaïe 53 : 798
Ésaïe 53 : 12172
Ésaïe 58 : 13-14318
Jérémie
Jérémie 31 : 357
Ézéchiel
Ézéchiel 36 : 27518
Daniel
Daniel 12 : 2535
Joël
Joël 2 : 28-29518
Michée
Michée 5 : 195, 125
Michée 6 : 8272
Zacharie
Zacharie 9 : 9160
Zacharie 11 : 12-13162
Malachie
Malachie 3 : 196
Malachie 3 : 10731
Sagesse de Salomon
Sagesse de Salomon 2 : 23531
Sagesse de Salomon 3 : 1-3542
Tobit
Tobit 8 : 5-6343
Tobit 12 : 15.1876
Siracide
Siracide 7 : 34704
II Macchabées
II Macchabées 12545
Matthieu
Matthieu 1 : 1115
Matthieu 1 : 21107
Mathieu 2 : 2125
Matthieu 2 : 9125
Matthieu 2 : 13-14127
Matthieu 2 : 16-18126
Matthieu 3 : 1196
Matthieu 3 : 15130, 485
Matthieu 3 : 17105
Matthieu 4 : 1131, 220
Matthieu 4 : 4624
Matthieu 4 : 11131
Matthieu 5 : 3-11148
Matthieu 5 : 17138, 277
Matthieu 5 : 21-22295, 332
Matthieu 5 : 27-28295
Matthieu 5 : 28344
Matthieu 5 : 43-45286
Matthieu 5 : 44-45.48174
Matthieu 5 : 45b262
Matthieu 6 : 5-8718
Matthieu 6 : 9311
Matthieu 6 : 9-13630
Matthieu 6 : 33153
Matthieu 7 : 12288, 289
Matthieu 7 : 24-25458
Matthieu 8 : 27145
Matthieu 9 : 18-26144
Matthieu 9 : 6114
Matthieu 10 : 2-4435
Matthieu 10 : 40434
Matthieu 11 : 5108
Matthieu 12 : 40180
Matthieu 13 : 31-33152
Matthieu 13 : 34-25150
Matthieu 13 : 44-46153
Matthieu 15 : 18-20356
Matthieu 15 : 19-20351
Matthieu 15 : 32-39146
Matthieu 16 : 18372, 437
Matthieu 16 : 18-19457
Matthieu 16 : 19459
Matthieu 17 : 5105
Matthieu 18 : 1076
Matthieu 18 : 18453
Matthieu 18 : 20617, 621
Matthieu 18 : 21-22638
Matthieu 18 : 21-35156
Matthieu 19 : 6346
Matthieu 19 : 9345
Matthieu 20 : 18-19180
Matthieu 22 : 36-40282
Matthieu 22 : 37.39277
Matthieu 22 : 37-40138
Matthieu 24 : 21-22119
Matthieu 24 : 37-39157
Matthieu 24 : 42553
Matthieu 24 : 43-51553
Matthieu 25 : 1-13157
Matthieu 25 : 1-30553
Matthieu 25 : 35-36.40692
Matthieu 26 : 14-15162
Matthieu 26 : 20-29372
Matthieu 26 : 26 sqq.509
Matthieu 26 : 26-28163
Matthieu 26 : 28646
Matthieu 26 : 40-41165
Matthieu 26 : 48165
Matthieu 26 : 69-75166
Matthieu 27 : 1-5169
Matthieu 27 : 24170
Matthieu 27 : 50372
Matthieu 27 : 54175
Matthieu 27 : 62-66176
Matthieu 28 : 1 sqq.372
Matthieu 28 : 9187
Matthieu 28 : 13188
Matthieu 28 : 18-1964
Matthieu 28 : 18-20492
Matthieu 28 : 1928, 486
Matthieu 28 : 19-20159, 372, 421, 434, 447
Matthieu 28 : 20193
Marc
Marc 1 : 10-1164
Marc 1 : 13220
Marc 1 : 14-15372
Marc 1 : 15134
Marc 1 : 16 sqq.139, 372
Marc 2 : 27319
Marc 3 : 11143
Marc 3 : 13-19434
Marc 3 : 14139
Marc 3 : 14-16422
Marc 3 : 29653
Marc 6 : 30-44146
Marc 8 : 1-9146
Marc 9 : 24240
Marc 9 : 31180
Marc 10 : 9345, 346
Marc 10 : 14489, 658
Marc 11 : 1-9160
Marc 12 : 2953
Marc 12 : 30284
Marc 12 : 31285
Marc 13 : 31119 
Marc 14 : 8161
Marc 15 : 34174
Marc 16 : 19191
Luc
Luc 1 : 31107
Luc 1 : 31-33122
Luc 1 : 35122, 203
Luc 2 : 1-1494
Luc 2 : 7124
Luc 2 : 11125
Luc 2 : 41-49128
Luc 2 : 51325
Luc 2 : 52128
Luc 3 : 21-22719
Luc 3 : 2228, 129
Luc 3 : 23123, 133
Luc 5 : 1-11147
Luc 6 : 12719
Luc 6 : 12-16372
Luc 7 : 12-15144
Luc 9 : 22180
Luc 9 : 28-36719
Luc 9 : 3528
Luc 10 : 25-37286
Luc 10 : 30-35155
Luc 11 : 2-4630
Luc 12 : 11-12198
Luc 15 : 3-7154
Luc 16 : 19-31541
Luc 17 : 21135
Luc 18 : 9-14156
Luc 18 : 2755
Luc 18 : 35-43142
Luc 19 : 9690
Luc 19 : 10114
Luc 21 : 25-28119
Luc 21 : 36718
Luc 22 : 14 sqq.159
Luc 22 : 18502
Luc 22 : 19499
Luc 22 : 31-32437
Luc 22 : 32459
Luc 22 : 41-46719
Luc 22 : 42164
Luc 22 : 43164
Luc 23 : 34174
Luc 23 : 43174
Luc 23 : 46174, 719
Luc 24 : 13-35187
Luc 24 : 3430
Luc 24 : 39-40189
Luc 24 : 44277
Luc 24 : 49202, 210
Jean
Jean 1 : 1-3145
Jean 1 : 1-3.14101
Jean 1 : 1-14431
Jean 1 : 12242
Jean 1 : 14102
Jean 1 : 6-896
Jean 1 : 29565, 646
Jean 1 : 29.36-3797
Jean 1 : 32521
Jean 1 : 3496
Jean 2 : 1-11147
Jean3 : 1-2176
Jean 3 : 5528
Jean 3 : 13114
Jean 3 : 1657, 241, 547
Jean 4 : 7376
Jean 6 : 27521
Jean 6 : 35158
Jean 6 : 66-69159
Jean 8 : 2-11347
Jean 8 : 12158
Jean 8 : 24241, 649
Jean 10 : 9158
Jean 10 : 11158
Jean 10 : 18184
Jean 10 : 30105
Jean 11 : 1-44144
Jean 11 : 25158
Jean 11 : 41-42719
Jean 11 : 43-47376
Jean 12 : 26418
Jean 13 : 4 sqq.159
Jean 13 : 15453
Jean 13-16159
Jean 13 : 30163
Jean 13 : 34-35290
Jean 14 : 1241
Jean 14 : 37, 159, 194, 551, 555
Jean 14 : 6158
Jean 14 : 9105 ; 307
Jean 14 : 16200
Jean 14 : 2628, 203
Jean 15 : 5158
Jean 15 : 13177
Jean 15 : 26201, 519
Jean 16 : 9233
Jean 16 : 135, 211
Jean 16 : 28190
Jean 17720
Jean 17 : 18-19454
Jean 17 : 20-21459, 720
Jean 17 : 24192
Jean 17 : 26311
Jean 18 : 10166
Jean 18 : 37117
Jean 19 : 12170
Jean 19 : 26-27174
Jean 19 : 27325
Jean 19 : 28174
Jean 19 : 30174, 709
Jean 20 : 11-16187
Jean 20 : 19189
Jean 20 : 19-23187
Jean 20 : 21423
Jean 20 : 21-23421
Jean 20 : 22203
Jean 20 : 23648
Jean 21 : 15-17187, 437, 459
Actes (des Apôtres)
Actes (des Apôtres) 1 : 2-3159
Actes 1 : 3187
Actes 1 : 3-11711
Actes 1 : 8447
Actes 1 : 11190, 551
Actes 1 : 14721
Actes 1 : 15-26436, 438
Actes 1 : 21-22436
Actes 2 : 1 sqq.372
Actes 2 : 1-4210, 520
Actes 2 : 14438
Actes 2 : 15 sqq.518
Actes 2 : 37 sqq.582
Actes 2 : 38523
Actes 2 : 42389, 618
Actes 4 : 12109, 247
Actes 5 : 29326
Actes 5 : 30184
Actes 6 : 4431, 721
Actes 6 : 6443
Actes 7394
Actes 8 : 1393, 582
Actes 8 : 9.11 sqq.524
Actes 8 : 14 sqq.486, 524
Actes 8 : 14-17